EXPÉRIENCE DE MILGRAM ou L’OBÉISSANCE AU PARTI

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EXPÉRIENCE DE MILGRAM

ou
JUSQU’OÙ 65% DES MEMBRES D’UN PARTI PEUVENT SE RENIER PAR SIMPLE OBÉISSANCE À L’AUTORITÉ DU CHEF

Un ami du Net pose très pertinemment la question de l’obéissance étonnement aveugle des élus et des fidèles de Calédonie Ensemble à la stratégie indépendantiste du président de leur parti complètement opposée à son programme électoral et aux options politiques de son électorat : collaboration avec les séparatistes les plus radicaux, démolition des concurrents politiques loyalistes, agression de la députée-maire du même parti insuffisamment soumise etc…

« Ce qui me sidère, c’est le silence (résigné?) des élus CE. Cette alliance avec les crypto-staliniens du Palika leur convient? Après avoir été élus par le refus du drapeau kanak, ils digèrent ce soutien inconditionnel à ce système de « bolcheviquisation » du domaine minier au profit de sociétés asiatiques? Mais réveillez-vous! On ne vous a pas élu pour cela! » dit cet ami.

On s’est aussi souvent interrogé sur les phénomènes psychologiques qui ont pu transformer des citoyens normalement et banalement intelligents, équilibrés, démocrates et républicains en fascistes, en collaborateurs, en délateurs, en tortionnaires, en zélateurs hystériques des dictateurs que le XXème nous a apportés.

L’expérience américaine dite « de Milgram » a donné des réponses surprenantes sur le pourcentage de gens, dans une population « normale » donnée, qui sont prêts à commettre le pire uniquement par obéissance à l’autorité.

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 » Pour cette expérience, 600 Sujets étaient recrutés par annonce de presse parue dans la publication locale de la ville de New Haven.
L’expérimentation se déroulait dans un luxueux laboratoire de l’université de Yales.

La procédure est simple :

On fait croire aux participants que l’on réalise une expérience sur la mémoire et que l’on cherche à tester les effets de la punition sur le processus d’apprentissage. Le sujet tire « au hasard » un papier sur lequel est inscrit le Rôle qu’il tiendra durant l’expérience (le tirage au sort est truqué, il sera forcément le professeur). On demande donc au Sujet naïf qui sera obligatoirement dans le rôle du professeur, de faire apprendre des paires de mots (comme « chapeau – ballon ») à son élève qui est en fait un Compère (complice de l’expérimentateur).

La consigne est simple :

Si l’élève donne une mauvaise réponse, le professeur (sujet naïf) doit lui administrer un choc électrique croissant de 15 volts à chaque erreur et cela de 15 jusqu’à 450 Volts où il est d’ailleurs indiqué « danger ».
Bien sûr, les chocs électriques ne sont pas réels mais ce qui est important c’est qu’ils le sont pour le sujet naïf.

L’expérimentateur habillé de sa blouse blanche n’a le droit de dire que quelques phrases telles que :
« vous devez continuer » ou « il faut continuer » ou « continuez » ou « l’expérience veut que vous poursuiviez » ; pour mettre quelques variantes.

Milgram avait fait une petite enquête au préalable auprès de « professionnels du comportement humain » comme les psychiatres, les étudiants diplômés ou encore les professeurs de sociologie.
Tous semblaient unanimes pour dire que la plupart des sujets allaient se montrer désobéissant et ne pas administrer les chocs ; à l’exception de quelques cas pathologiques, ne représentant que 1 à 2 % de la population, qui assouvirait leurs pulsions agressives.

Or ce sont 65% des 600 sujets recrutés qui iront jusqu’à administrer le choc maximal et mortel de 450 Volts pour contraindre leurs « élèves » à donner les bonnes réponses.

taux-soumission-milgram

Ces résultats sont assez effrayants et mettent en évidence le poids très important de l’autorité ; ici symbolisée par la blouse blanche du médecin, les locaux de Yales…
On peut d’ailleurs voir avec les résultats suivants que, sans l’Autorité, il n’y a pas de soumission possible.

La hiérarchie apparaît indispensable à tous processus d’obéissance.
L’individu qui entre dans un système d’autorité ne se voit plus comme l’acteur de ses actes ; contraires à la morale, mais plutôt comme l’agent exécutif des volontés d’autrui. Il va attribuer la responsabilité à l’autorité. »

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Cette soumission, cette obéissance à l’autorité accréditée par différents signes et symboles, au pouvoir légitimé par divers marqueurs et garanties, le prestige, l’argent, la force, l’éloquence… peuvent amener les « obéissants » très très loin, que ce soit dans une société dans des contextes historiques graves, dans des groupes sociaux divers, dans des groupes armés, dans des groupes religieux, dans des entreprises, dans des partis politiques surtout.

Il n’est plus aussi sidérant que ça maintenant de considérer que plus de 65% des membres d’un parti politique, normaux au départ, sont prêts à abdiquer leur intelligence et leur lucidité et à renier convictions, leurs valeurs et leur humanisme juste par obéissance à l’autorité de leur gourou politique qui se sera imposée à eux par des signaux et des techniques savamment calculées.

ÉLEVAGE ET NICKEL : CHRONIQUE D’UNE DOUBLE MORT ANNONCÉE

ruine

Il y avait deux choses qui marchaient en Nouvelle-Calédonie : l’élevage et le nickel.

L’élevage a été ruiné par la réquisition stalinienne et la collectivisation kolkhozienne des terres imposées par la terreur insurrectionnelle kanak pendant les événements de 84-88, les éleveurs étant contraints de quitter leurs propriétés cédées à vil prix, leurs maisons, leurs animaux, leurs outils, leurs attaches, les surfaces retournant immédiatement à la friche, l’autosuffisance en viande devenant un lointain souvenir à la vitesse de la lumière du soleil couchant au fond d’une vallée clanique autrefois florissante.

La réquisition, l’expropriation et la collectivisation bolchévique des mines et de la sidérurgie est explicitement annoncée par les commissaires politiques de la doctrine nickel de la Province Nord et s’est mise en route avec le blocage des mines cette semaine et avec les exigences agressives de nationalisation de la SLN posée par l’étrange attelage Palika-UPM-UCPaici-CE. La fin des propriétaires et des entrepreneurs privés est programmée, le communisme minier et métallurgique est promis au peuple. Chronique d’une mort économique à nouveau annoncée.

On avait un peu oublié que le « S » de FLNKS voulait davantage dire soviétique que socialiste et on avait peu imaginé qu’un parti loyaliste et de droite, qui s’était ému un temps de la reconnaissance du drapeau indépendantiste, Calédonie Ensemble, donnerait aussi puissamment la main à cette stratégie communisme et totalitaire exclusivement kanaky.