ROULEURS : COMME UN PARFUM DE DESTIN COMMUN

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On peut aimer ou ne pas aimer les rouleurs, les camionneurs et chauffeurs d’engins en général, et le système des petits mineurs en Nouvelle-Calédonie, leurs manières etc… Mais ils existent, ils sont une réalité, une réalité calédonienne, peut-être LA réalité calédonienne, qu’on peut aimer ou non aussi, mais qu’on ne peut pas effacer comme ça, à moins de vouloir effacer la Calédonie. Ils sont la b
rousse, les blancs, les noirs, le métissage, les histoires, un parfum de destin commun, oui le destin commun en fait, pour le meilleur et pour le pire peut-être encore, mais un vrai destin commun, massif et rugueux, une réalité pas un mot, pas cette formule bidon habituelle. Ils ont représenté la première épreuve, le baptême du feu, pour les dirigeants des institutions, et ce ne fut pas brillant, ils ont tous botté en touche. Et c’est encore l’État qui va devoir faire face. C’est utile un gouvernement qui n’aime plus son peuple ? C’est utile une classe politique qui n’aime pas le peuple ? C’est vraiment utile une classe politique calédonienne ?

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Depuis le début du conflit avec les rouleurs, Germain montrait des signes qu’il n’était pas en capacité de parlementer et encore moins de négocier avec les rouleurs, puisqu’au lieu de calmer les esprits il avait mis de l’huile sur le feu avec sa victimisation au JT de dimanche dernier, affirmant avoir été pris en otage dans son bureau.

Aujourd’hui il rompt les négociations pour une balle présumée tirée par les rouleurs. En jetant l’éponge à la veille du WE, il démontre qu’il n’a ni la capacité, ni l’envie d’assumer ce rôle.

A défaut d’une reprise du dialogue par un ou des représentants du gouvernement, le Congrès devra-t-il se substituer à cette instance avant le WE?
Le HC, devra-il se poser de fait comme médiateur, comme c’est souvent le cas lorsque nos élus si vindicatif lorsqu’il faut accéder au perchoir, prenne aussi vite la route d’évasion lorsqu’ils sont dans l’impasse lorsqu’il y a des troubles sociaux. Lors de la grève pour la vie chére, HM avait été empêché de prendre l’avion pour Tahiti pour ne pas avoir à négocier avec l’intersyndicale.

La NC ne peut se permettre de laisser en l’état ce conflit au risque que la moindre étincelle peut vite tourner au drame : la politique de la chaise vide est un luxe interdit à tout dirigeant de gouvernement.

CITOYENNETÉ CALÉDONIENNE, LA GROSSE FAUSSE COUPURE

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La petite nation dans la grande, la citoyenneté calédonienne, c’est ça…

Cette « citoyenneté » (1) et tous ses avatars, démarche citoyenne, citoyenneté pays, avenir citoyen etc… chantée sur tous les tons, parfumée, enrobée de tous les papiers cadeaux, vendue à tous les étals, est un FAUX, le pire des faux qu’on nous balance depuis 30 ans et Dieu sait si on nous a inondés de contrefaçons en tous genres. Évidemment que cette citoyenneté calédonienne est déjà un passeport étranger, une nationalité étrangère, qu’elle soit kanaky ou calédonienne peu importe, car cette « citoyenneté pays » est déjà une « démarche citoyenne » de sortie définitive de la nationalité française.

On vous la vend, on vous la fourgue comme une « petite nation dans une grande nation », comme un bon petit plan malin pour garder les droits français tout en devenant étranger aux devoirs français, mais c’est de la fausse monnaie, refusez-la, il est encore temps, on vous la tendra encore le jour du référendum, d’une manière ou d’une autre, chantée, enrobée, parfumée, REFUSEZ-LA ! c’est une contrefaçon, c’est un piège, là ce sera la dernière limite, après ce sera vraiment trop tard.

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Le danger est qu’à l’insu de leur plein gré, les citoyens calédoniens vont jouer leur nationalité française et leur citoyenneté européenne lors du referendum sans qu’aucun groupe politique ne les éclaire sur les contours d’une NC dans la France qui sera négociée ensuite.

Malheureusement, nos faux-républicains veulent maintenir une citoyenneté calédonienne tout en espérant rester dans la France alors que les experts dans leur rapport ont bien précisé que cela était anticonstitutionnel, renforcé par l’arrêt de la CEDH (cour européenne des droits de l Homme) qui tolère la discrimination faite envers les nationaux seulement durant la période des ADN.

Nos faux républicains en vouant maintenir une étoile discriminatoire envers les nationaux non citoyens montrent leur vrai visage, celui de nationalistes intéressés par les transferts financiers de l’Etat et non pour les valeurs républicaines et gaullistes de la V République.

La finalité institutionnelle devient claire : exit de la France et de l’Europe.