BOURAIL LA HONTE

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C’est passé comme une lettre à la poste, entre 3 crimes à Nouméa, 200 camions à la Moselle et 20 avions en moins à Magenta, ils ont fait le coup de force et ils ont monté le drapeau Kanaky sur la mairie de Bourail.

Ils sont arrivés à 500, les autres attendaient comme des brèles à 15 ou 20 devant la mairie avec des lunettes noires et un air du genre « Bah c’st un mauvais moment à passer… ».

La maire de Bourail par accident Brigitte El Arbi regardait un peu dans le lointain, l’air de rien, pas vraiment à la hauteur du drapeau du FLN qui montait et de la fierté de Bourail qui descendait. Car c’est vraiment un dictat, un putsch, un assaut que les indépendantistes ont mené là, alors qu’une consultation populaire était programmée. Et tout ça avec la bénédiction de ce député de la circonscription qui a fait tout son beurre électoral et toute sa gloire avec son opposition au drapeau pas commun…

Bourail la honte oui, mais c’est toute la Calédonie qui a honte ce soir de cette reddition de la démocratie en rase campagne, avec la complicité de tous les élus prétendument loyalistes, à l’image de ce qui se passera à coup sûr lors des prochaines échéances, avec la complicité de tous les élus prétendument loyalistes, encore…

ZÉRO CINCINNATUS : ARBRE POURRI, FRUITS POURRIS

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Même si Cincinnatus fut un gros facho anti plébéiens, il est resté dans, l’Histoire comme ce type intègre et austère que Rome est venue chercher deux fois dans son champ pour lui donner les pleins pouvoirs et ramener de l’ordre dans le bordel bleu de la république, avant que celui-ci ne retourne modestement à sa charrue. Pas comme les dirigeants africains ni comme les huitres politiques calédoniennes bien soudées au rocher du pouvoir…

Avons-nous des Cincinnatus sous la main dans notre cheptel politique calédonien, de ces types honnêtes, mais pas marrants, plutôt constipés mais déterminés ? Non aucun, pas l’ombre d’un ou d’une, pas moins d’ailleurs qu’en Métropole où le temps des Mendès-France, des De Gaulle, des Barre, des Delors et des Rocard est loin derrière nous.

Pas plus d’hommes providentiels que de politiques normaux d’ailleurs, ordinaires, pas top menteurs, pas trop truands, même pas ça ! Alors comment s’étonner qu’au vu et au su des turpitudes des élus la jeunesse ne veuille pas davantage qu’eux s’imposer des règles et une morale ?!