DÉBAT, COMBAT, DIALECTIQUE ET TIÈDASSE SOUPE CROUPIE « COLLÉGIALE » EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Même en face de Claude Askolovitch, un des pires sales types du PAF, Michel Onfray est excellent. Il ne provoque pas, il dit simplement ce qu’on ne dit pas, ce qu’il ne faut pas dire, il démolit les légendes, Sartre et Freud, il dénonce les impostures, il renverse les vaches sacrées. Il est dans l’engagement, le débat, le combat.

À propos de légendes, d’impostures et de vaches sacrées, on a notre compte en Nouvelle-Calédonie en ce moment, rien que ce matin sur NC radio avec l’invitation de Nunë Luepack, la nouvelle coqueluche du PAF de NC, le « PANC » ?, sorte de nouvelle SPANC pour bœufs, veaux et vaches médiatiques sacrés, qui nous a resservi pendant une heure la légende de Jimmy Naisseline, et de ses prophètes Caillard,Trolu, Gorodé et autres Poigoune, notre Costa-Gavras local poussant le mythe et le ridicule jusqu’à dire qu’il avait mis des bruits de marmite pendant que les hommes empilaient les ignames pour montrer qu’il avait pensé aux femmes et que « chez nous les femmes avaient leur place aussi » (sous, sur à coté ou dans la martmite ?). Poussant le mythe et le ridicule jusqu’à dire qu’avant que Nidoïsh n’arrive au monde les gens de Guahma avaient jeuné un mois pour obtenir des cieux que le nouveau né soit un garçon, et que ce vœu exaucé expliquait pourquoi ce grand chef était sacré. On savait que Naisseline était Che Guevara mais on avait pas complètement réalisé que c’était aussi Jésus. On l’a vu marcher sur l’eau à Nécé ?

À retrouver ici, au vendredi 24/07/15 :

http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/emissions-radio/c-est-bon-savoir-0

La journaliste n’a pas pipé mot pendant cette heure complète de salades, coupant même rapidement la seule auditrice qui commit le sacrilège d’évoquer la guerre civile de Maré et sa coupure en deux de fait contre laquelle le messie au foulard rouge n’a jamais rien fait. Notre cinéaste hagiographe bien emmerdé a bafouillé quelques nullités sur son origine de Lifou, sur le caractère « privé » de cette guerre (il doit confondre « privé » et « civile ») et sur les seuls points positifs qu’il voulait garder du « grand homme » pour botter en touche et évacuer la question et le débat.

C’est de débat, ou plutôt de manque de débat, que la Calédonie crève et mourra. Comme en Corée du Nord ou dans les Émirats, une seule voix, une seule légende, une seule pensée, une police intellectuelle. Alors que c’est du combat d’idées et de la dialectique que sortent les avancées et les progrès, tout est passé au mixeur de la collégialité, du consensus, du destin commun, du vivre ensemble, de la coutume pour tous, dans les médias, au Gouvernement, au Congrès. Tous les mensonges, toutes les légendes, toutes les impostures, toutes les escroqueries, intellectuelles et donc financières aussi, passent très bien à cette moulinette et sont possibles et faciles quand le débat et le combat sont interdits et même diabolisés sont couvert hypocrite d’entente et de respect.