PROFESSION PORTE PAROLE & DONNEUR DE LEÇON

Sonia-Lagarde
Sauf que des politicards ça change jamais…

Je ne suis pas un adorateur de Sonia Lagarde​, surtout depuis son ralliement démago et assez désarmant au lobby des armes, des armés et des armeurs en Calédonie, mais je trouve la énième diatribe de Calédosphère contre elle assez obscène d’indécence, surtout quand c’est un Dunoyer​qui vient cette fois lui faire la morale et lui rappeler en bon tonton moraliste qu’un « engagement ça se tient » !

De la part de celui qui n’a jamais affronté seul une élection et que Gomes n’a estimé bon qu’à faire le porte-parole d’un grand chef et d’un parti qui ont tout renié, ça ne manque pas de sel !

En effet, Lagarde a œuvré seule et en conscience depuis des décennies contre des forces qu’elle estimait néfaste au pays : Lafleur, Lèques, Yanno.
Elle a affronté seule les électeurs pour briguer le mandat de député et celui de maire, ses prises de risques individuelles ayant été couronnées de succès.
Dunoyer n’a jamais été fichu d’en faire autant, noyé dans une liste CE aux Provinciales de 2014, et ayant causé de très nombreux doutes et hésitations à Gomes qui, à l’époque où il devait choisir un candidat dans le première circonscription, demandait constamment à tous ceux qu’il rencontrait, même à son boulanger et à son buraliste, ce qu’ils pensaient de Dunoyer, s’ils le voyaient député, ou maire etc… le grand chef estimant finalement que son petit cheval obéissant n’était pourtant pas un gagneur, juste à peu près suffisant pour porter son ondoyante parole et justifier avec un certain bagout ses multiples revirements.

Donc le Poulidor de CE, casé à la PS par CE, casé à la mairie par Lagarde, n’a pas de leçons à donner à cette dernière qui a tracé seule son chemin et qui n’a jamais été « la voix de son maître », elle.

Donc il n’a pas non plus de leçons de fidélité aux engagements à donner notre Dunoyer avocat des deux grands revirements politiques de Calédonie Ensemble : l’abandon d’un progressisme social pour embrasser le patronat de la FINC et la CGPME et l’abandon de la fidélité républicaine opposée au drapeau FLN pour embrasser « la souveraineté économique calédonienne », le FLNKS, Dang et la Province Nord, en échange de bons services, au Gouvernement entre autres…

http://caledosphere.com/2015/07/20/philippe-dunoyer-un-engagement-ca-se-tient/

TOI AUSSI MA FILLE ! :-(

lagardearmes

Décidément y’en n’a pas une pour racheter l’autre ! Tu quoque filia mea ! 🙁 À l’heure où tout le monde se tire dans la gueule en Nouvelle-Calédonie, à l’heure où Harold Martin et Philippe Gomes se tirent une bourre indécente dans cette défense des dizaines d’armes dans chaque piaule, dans une course au plus grand démagogue du mânde, Sonia Lagarde​ vient minauder à l’Assemblée pour défendre aussi cette prétendue « culture » des arsenaux privés et de la mort en affirmant que « les chasseurs calédoniens sont des gens responsables et respectables ».

Comme tous les habitants de Calédonie, donc calédoniens, sont plus ou moins chasseurs, les assassins, les Gribouilles du fusil et les excités de la gâchette qui sévissent en Nouvelle-Calédonie doivent être des extra-terrestres infiltrés parmi nous, Martiens ou Envahisseurs masqués, genre The Invaders, mais pas des Calédoniens, qui sont tous responsables et respectables bien sûr, à moins que Sonia Lagarde ne donne à l’adjectif « calédonien » un sens très restrictif…

Elle était atypique, elle était le grain de sable têtu et courageux dans la machine totalitaire Calédonie Ensemble et dans le nouveau système politique de la bande des quatre du Congrès avec entente illicite en terme démocratique, et j’ai beaucoup défendu Sonia Lagarde contre les chiens de Gomes qui l’attaquent et la mordent à la mairie de Nouméa. Mais finalement je crois que je vais les laisser jouer avec elle et la bouffer…

AUTANT REGARDER LES CYGNES !

Je pense qu’il y a plus d’intérêt et de dignité à regarder les évolutions des cygnes et des cygneaux sur le lac de Bagnoles-de-l’Orne qu’à mater et commenter les mouvements, les mêlées, les contorsions, les retournements, les copulations, les simulations et les séparations des politiciens et des politiciennes dans le marigot calédonien.

Observer, mater et interpréter les mots crus ou recuits, les gestes hard ou soft, les multiples positions et postures des professionnels du X politique calédonien a encore moins de sens que de chercher à faire un dossier d’analyse des acteurs et des scénarios de Marc Dorcel ou de John B. Root dans les Cahiers du Cinéma.

Suivre des parties d’échecs ou de poker en glosant sur les coups, les tactiques, les stratégies et les feintes des joueurs, même à la manière du pourtant très niais Patrick Bruel, est moins vain et déshonorant que de zyeuter les coups d’un Santa, d’un Yanno, d’un Wamytan, d’un Dunoyer, d’un Néaoutyine, d’un Goa, d’un Gomes, d’un Frogier et de toute la distribution sans exception de notre superproduction politico-porno-télenovela inter-minable.