SI LE PARADIS C’EST IMPECCABLE ET CLEAN COMME UNE CUISNE MOBALPA…

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Si le paradis c’est impeccable et clean comme une cuisine Mobalpa, j’en veux pas.

S’il y’a pas d’odeurs de friture, de livres entassés et de taches de vin, très peu pour moi.

Si vraiment on veut me filer un au-delà, je veux y retrouver les choses que j’aime, avec leur usure et leurs brèches, et ceux que j’aimais, avec leur chair, avec leurs défauts et leurs rides.

Là-bas je veux aussi des gens que j’aime pas et qui m’aiment pas, avoir mal, et puis guérir, faire des bêtises et puis regretter, avoir peur et puis rire, sinon je prends pas.

Là-haut, je veux encore des matins et des soirs, des étés et des automnes, de la jeunesse et de la vieillesse, des débuts et des fins, de la vie et de la mort, sinon j’en veux pas de l’éternité.

Si tout est parfait pour toujours au ciel, sans espoir et sans déceptions, sans pleurs et sans consolations, sans mystère et sans quête, sans échec et sans conquête, j’en veux pas du ciel.

Si le paradis c’est impeccable et clean comme une cuisine Mobalpa, le paradis c’est pire que l’enfer.

Si le paradis c’est impeccable et clean comme une cuisine Mobalpa, j’aime autant rien, et vivre une seule fois c’est bien.