LA POLITIQUE

roulette-en-ligne

La « politique » au vrai sens du terme, c’est une réflexion citoyenne sur l’organisation de la cité et des choix citoyens de réorganisation en profondeur de cette cité .

Mais « on » fait mondialement circuler depuis plusieurs décennies l’idée qu’il n’y plus de « choix », que ce sont les lois du libéralisme et de l’économie financière qui dictent seules les choix. L’État n’a plus de marge de choix, ni la politique, ni le peuple, ni l’individu, nous garantit-on. La gauche et la droite se valent dans cette impuissance face à la fatalité globale, l’Orient et l’Occident également, les indépendantistes et les loyalistes aussi, nous serine-t-on. Et l’on dit aux gens de laisser aux élus, aux experts et aux professionnels le soin de gérer les quelques petits ajustements sans conséquences, disent-ils, qui restent en marge du grand ordre mondial, car « de toute façon on ne pourra rien y changer ».

Et « on » a donc réduit la politique et les choix de société à un casino où on a réduit le peuple à simplement miser sans chercher à comprendre sur le tapis vert des partis ou chacun espère juste que cette fois la boule de la roulette électorale tombera sur la bonne couleur de son maillot et de sa carte et lui permettra de participer à la distribution de l’argent et des biens publics. Cette politique-là assigne aux partisans, aux militants et même à tous les électeurs ce triste rôle de joueur compulsif et dépendant accroché à la rotation de la roulette politicienne et attendant son tour pour pouvoir manger dans la gamelle du nickel, des emplois, des subventions, de attributions, des promotions, des gratifications…

Qui ça « on » ?! Et bien ceux qui n’ont aucun intérêt à ce que la société change et à ce que le peuple sorte du casino pour se mette à avoir des idées, à réclamer du choix, à revendiquer sa liberté et à faire des propositions.