L’INSURRECTION DE 1917 SELON KASARHEROU et RFO

emmanuel_0_0

Plutôt partagé sur le film de ce soir.
Un vrai document quand même, quelque chose, par rapport au néant, à l’escroquerie des films précédents de « Itinéraire », sur l’école en NC, puis sur les femmes en NC.

Même si ce film n’est qu’un digest et une compilation de nombreux matériaux déjà existant,

même si l’ensemble est davantage un film de propagande, de ressentiment et de revanche qu’une analyse historique,

même si nous n’avons ici à la manœuvre que toute la nomenklatura médiatico-kanaky derrière cette réalisation,

même si on ne nous sert du début à la fin qu’un réquisitoire hyper violent contre la France et la présence française en NC,

même si on effleure seulement les profondes et violentes divisions de la population indigène, bien antérieures à la colonisation, et qui ont continué à trouver des exécutoires dans les guerres de religions internes au monde mélanésien et dans ses positionnements diamétralement opposés quant à la France, une moitié des autochtones ayant une appétence réelle et spontanée pour l’occident, l’autre moitié manifestant un dégoût et un rejet non moins sincères pour l’arrivée inéluctable de ce nouveau monde et de ses valeurs chez lui,

même si le film passe rapidement et même occulte les noirceurs, les combats chroniques, les inégalités, les injustices et la férocité de ce monde paléolithique qui perdura jusqu’à ces années-là contemporaines de la fin de la Grande Guerre,

même si on se demande si un tel discours d’un parti pris total et brutalement à charge, sans contradiction, sans contradicteurs, tel quel, est bien utile et prudent en ces périodes de phénomènes violents dans la jeunesse et de recherche de convergences et de communion entre les communautés,

malgré tout ça, il y a quand même là un assemblage de bonne qualité technique, cohérent et assez riche, même dans son optique partisane et dans sa condamnation dure et sans concession, qui lance la réflexion, qui appelle d’autres témoignages, d’autres voix, plus distantes, plus objectives et qui ouvrirait très bien un bon débat si NC1ère se donnait la peine de composer un bon plateau télé et une suite à ces films du mardi qu’elle ne crée même pas elle-même.

SOLIDARITÉ NICKEL ou IL FAUT SAUVER LE SOLDAT DANG !

220px-Филипп_Андреевич_Малявин_-_Проведение_воды

Je pense que Calédonie Ensemble, le Palika et Dang devraient lancer un grand appel citoyen à la solidarité des Calédoniens en leur demandant d’apporter chacun chaque semaine un seau de terre rouge un peu latéritique ramassée dans son terrain ou sur le bord de la route et en les priant de bien vouloir venir le déposer devant la Province Nord à Koné.

Le syndrome du sauveur a très bien marché pour le Vanuatu, pour lequel des cartons de vieilles nippes, de jouets cassés et d’aspirateurs usagés ont été généreusement rassemblés, avec spectacle de catamarans en folie en bonus pour les victimes, genre Armada de Rouen descendant la Seine vers Tanna, plus démonstration époustouflante de selfies pour les enfants démunis par les dames sauveuses patronnesses, faut continuer !!!

Enfants, femmes, hommes, vieillards, si tout le monde s’y met, même ceux qui n’ont pas le droit de vote, on leur donnera peut-être si ils sont sages et citoyens aussi, ça fera environ 250 000 seaux de 10 kg par semaine, 2 millions cinq cents mille kilos ! 2500 tonnes hebdomadaires, 10 000 tonnes par mois, 120 000 par an, 240 000 si chacun amène 2 seaux ! Et 700 000 si on fait ça 3 fois par semaine ! Et hop le contrat avec Posco est sauvé !

C’est beau la solidarité, c’est beau de sauver le mânde !

TERRE DE BASTON, TERRE DE MARRONS

Le Net calédonien grouille en ce moment d’images de bandes de racailles écumant Nouméa et le Grand Nouméa pour y mener des raids sauvages dans la plus grande indifférence de la bande du « premier parti loyaliste » de Nouvelle-Calédonie, censé s’occuper de Nouméa et de la Psud NC . C’est vrai qu’ils sont très occupés à ériger des mausolées à la gloire des bandes de racailles qui ont écumé la Nouvelle-Calédonie pour y mener des raids sauvages il n’y a pas si longtemps…

Oui Léonard Sam, puisque l’expression t’a marqué apparemment, faut pas pousser Mémé dans les orties !