QUE VONT-ILS DONC FAIRE DANS LES MEETINGS ET LES PARTIS ?!

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Puisqu’il est entendu qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu de politique, d’idées et de convictions politiques en Nouvelle-Calédonie, on peut légitimement se demander ce que cherchent les adhérents, sympathisants et militants quand ils vont mettre leur nez dans des partis et quand ils vont poser leur cul dans des meetings, cet activisme constituant un sport et une addiction très largement partagés en Calédonie et touchant proportionnellement bien plus de monde ici qu’en métropole.

Nous avons posé la question à un panel représentatif de Calédoniens et nous avons obtenu ces réponses :

37,7 % des fans politiques interrogés s’emmerdent ferme et ont l’impression ainsi d’exister un peu plus et de pouvoir faire un peu les malins en ne se lavant pas la main que le leader a serrée et en la montrant aux copains.

63,03 % militent par habitude et par réflexe conditionné, le conditionnement ayant été effectué par un parent ainé, lui-même redevable d’un politique.

75,03 % recherchent ou cherchent à conserver, pour eux ou pour un proche, un mandat quelconque, avec d’autant plus d’énergie que ce mandat est bien rémunéré et accompagné d’avantages divers.

82,69 % recherchent ou cherchent à conserver, pour eux ou pour un proche, par la grâce d’un politique, un emploi rémunéré : collaborateur ou chargé de mission, employé dans une institution ou dans un établissement public, siège payé dans un conseil d’administration, promotion de chef ou directeur de service etc…

73,89 % recherchent ou cherchent à conserver, pour eux ou pour un proche, quelques faveurs concernant des contrats pour une société, l’obtention de marchés publics, des dérogations, des arrangements fiscaux, des autorisations.

93,8 % recherchent ou cherchent à conserver, pour eux ou pour un proche, des subventions et des attributions pour une association, fonds, voyages, terrains, bâtiments.

100 % recherchent un emploi pour eux ou leurs enfants dans une boite privée dont le patron est du parti.

100 % fréquentent les politiques par appréhension et angoisse de se sentir seuls et sans le soutien d’une « famille », d’un réseau, par terreur de déplaire aux détenteurs de pouvoirs, par un mélange de peur et de reconnaissance envers des parrains.

Si le total des pourcentages correspondant aux différentes motivations des fans de politique, de partis et de meetings dépassent les 100 % c’est que les accros à ces foires et foutaises partisanes sont très souvent mus par à peu près toutes les peurs et tous les appétits à la fois.

TRANCHES DE RIRE CALÉDONIENNES

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LNC 1, 1ère tranche, 4/12/14

LNCalédoniennes sont une source de rire puissante ce matin et une joyeuse invitation à la fête pour tous nos zygomatiques (1).

D’abord le projet de Houdan d’un mémorial Yad Vashem bouraillais où ce dernier souhaite apparemment inscrire « J’ai compris qu’on ne pouvait pas commémorer Yves Tual sans Eloi Machoro, ni Eloi Machoro sans Yves Tual » et qui me semble particulièrement surréaliste, même si l’on hésite entre le rire et les larmes quand on se souvient d’une part de la rage et du terrorisme sanguinaire d’un Machoro, l’initiateur unilatéral de toutes les souffrances des événements, et d’autre part de l’innocence de ce jeune homme d’à peine 16 ans, tué comme un lapin dans la cour de sa maison familiale. Après « l’île la plus proche du paradis » la légendaire modestie caladonienne se veut « le monde le plus proche de la Shoah » ?

Frogier avait déjà utilisé la famille Tual en assurant au soir du 10 février 2010 à la mairie de Nouméa qu’il était allé leur demander la permission de hisser le drapeau du FLNKS sur la NC. Décidément…

Mais bon… à Bourail on n’est pas à ça près quand on veut faire une tambouille trouble et une bouillabaisse suspecte kanako-caléonienne ou caldo-kanakyste correspondant aux vœux d’indépendance calédonienne de certains et à un « arrangement entre nous » excluant les corps étrangers et les pièces rapportées, de métropole par exemple.

On se souvient d’ailleurs à ce sujet d’une littérature peu tendre à l’égard des métropolitains et donc de la France en général, parue dans « Les Infos » n° 331 en date du 13 mars 2009 et encore visible sur caledosphere…

http://caledosphere.com/2009/04/07/le-zoreille-selon-olivier-houdan/

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LNC 2, 2ème tranche, 4/12/14

LNCalédoniennes sont une source de rire puissante ce matin et une joyeuse invitation à la fête pour tous nos zygomatiques (2).

« QUINZE ANS POUR 92 PLOMBS »

Je trouve ce titre manque de points d’exclamation !!! Toujours est-il que ça fait 59 jours de prison par plomb tiré dans la peau du cousin, ou bien 6 plombs pardonnés à chaque année de Camp Est effectuée.
C’est bien le crime, ça fait faire des maths et ça améliore le calcul mental.

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LNC 3, 3ème tranche, 4/12/14

LNCalédoniennes sont une source de rire puissante ce matin et une joyeuse invitation à la fête pour tous nos zygomatiques (3).

« LA SANCTION SERA FRACTIONNÉE »

Sonia Lagarde tient parole comme d’habitude… la Bédé sera bien sanctionnée et transformée en mouroir pour ceux qui n’ont que Pignol comme maître des fêtes et la pignole solitaire en apparts de luxe comme distraction propre et silencieuse. Mais Sonia ayant eu quelques hésitations et états d’âme, comme d’habitude aussi… , les boites, restos et bars pourront fractionner leur fermeture administrative. pour ne pas mourir dans le mouroir. Ainsi un ordre de fermeture de 30 jours se transformera en une fermeture d’une heure par jour et cette fermeture pourra ainsi être étalée sur 2 ans…

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LNC 4, 4ème tranche, 4/12/14

LNCalédoniennes sont une source de rire puissante ce matin et une joyeuse invitation à la fête pour tous nos zygomatiques (4).

« VERS UNE QUATRIÈME TRANCHE »

Alors là on s’en paye une tranche !
Plus personne ne veut venir à Mont-Dore Sud, derrière le mur de Saint-Louis, donc… le Maire ouvre une quatrième zone artisanale.
Les précédentes zones artisanales n’ont fourni quasiment aucun emploi aux Mont-Doriens, donc… le Maire ouvre une quatrième zone artisanale.
Les terrains vendus à prix modeste et financés par l’argent public ont surtout donné lieu à de la spéculation à la revente, donc… le Maire ouvre une quatrième zone artisanale.
La zone artisanale du MDore, à la différénce de celle propre et bien organisée de Nouméa à Normandie, est une juxtaposition de dépôts de ferrailles et de déchets, quasiment de dépotoirs hideux, donc… le Maire ouvre une quatrième zone artisanale.
Impayable l’humour du maire ! Surtout quand il ajoute qu’il ne faut pas faire 2 Mont-Dore… Après tant d’années d’incurie et de déni de réalité du problème de la part de notre gai luron, c’est un peu tard…

LA POIGNÉE DE MAIN TJIBAOU-LAFLEUR

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Il n’y a jamais eu de politique et de choix politiques en Nouvelle-Calédonie.

La culture de la démocratie et de la politique n’existe pas davantage ici que dans dans ces pays sortis très très récemment de la dictature et/ou de l’exploitation coloniale : ex bloc communiste, Afrique, Asie, Proche Orient et Moyen Orient, pays du printemps arabes…

il n’y a jamais eu ici que, d’une part, la dictature d’une aristocratie patriarcale et coutumière, qui cherche encore à se maintenir et à se perpétuer aujourd’hui à travers le sénat coutumier, sa charte et le mélange des genres entre « mandats » coutumiers et politiques.

Il n’y a jamais eu ici que, d’autre part, cette puissance occidentale de l’argent issu de la mine, de l’import et de la banque qui s’imposait à tous à travers les institutions et l’économie coloniales mêlées, à travers l’empire politique, économique et financier d’un Lafleur lui-même sous l’empire de la radicalité intransigeante et de l’amer et revanchard cynisme d’une petite cour de pieds-noirs, et qui cherche encore à se maintenir et à se perpétuer aujourd’hui à travers le MEDEF, la CGPME, la CCI, possédant aussi et encore la mine, l’import, la banque et… les élus « politiques ».

La poignée de main Tjibaou-Lafleur a permis d’une part de geler toute germination politique tierce et tout printemps démocratique calédonien et d’autre part de consacrer, de couronner et de sacraliser la dictature d’une coutume machiste non démocratique associée à la tyrannie d’une économie et d’une finance pas plus démocratiques dans un étrange gagnant-gagnant fermé, dans une chasse gardée très localisée et dans une bizarre courte-échelle Kanaky-Caldienne.

La poignée de main Tjibaou-Lafleur, c’est en fait la poignée de main de la charia et du pognon genre « Si y’a pas ma coutume y’a pas ton flouze ».