MAÏ CHINA MINES

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Ah il est beau le patriotisme économique de Maï ! On savait déjà sa proximité avec le Camp Est et Saint-Louis au niveau de sa main d’œuvre et de ses options pour notre destin commun… Il dessine maintenant notre avenir partagé sous les couleurs du tyran politique et économique chinois et de la délocalisation sauvage si chère aux patrons voyous du monde entier. Faire une usine au paradis fiscal du Vanuatu pour ne pas payer d’impôts en Nouvelle-Calédonie, faire travailler les Ni-Vanuatu pour les payer 30 000 balles par mois et pour laisser au chômage les Calédoniens aux salaires et aux droits sociaux et syndicaux gênant pour un patron gourmand.

Un programme nickel ! Une Kanaky éclairée… Vous avez un vomit-Bag ?

LE SOUS-PRÉFET AUX CHAMPS

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Tel le sous-préfet aux champs de Daudet se rendant à la Combe-aux-Fées pour y présenter un discours grave et finissant par faire des vers dans l’herbe « tout en mâchonnant des violettes », notre sous-commissaire aux champs se rendant à Saint-Louis, que l’on voit dans la nature en page 16 des Nouvelles, a troqué son grave « Nous sommes dans une configuration où l’instrumentalisation agite une partie de cette jeunesse » de la semaine dernière contre un doux « Il s’agit uniquement d’une jeunesse délinquante » ce matin.

Si notre petit train de Païta existait encore, notre sous-préfet poète aurait pu ensuite inaugurer la renversante technologie de la marche arrière par inversion de la vapeur, sur la machine et sur lui-même !…

QUELQUEFOIS LA NUIT, QUAND DORT LA CALÉDONIE

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Quelquefois la nuit, quand dort la Calédonie, je clique sur ça, sur L’ÉVEIL, sur http://leveilcaledonien.com/, sur le blog de Thierry Squillario. Rien n’a bougé, je sais à chaque fois que rien n’aura bougé. Image arrêtée sur le dernier article, le dernier commentaire. Une tentation bizarre, une impression étrange, sans doute morbide, peut-être malsaine. Comme une grande maison qu’on a brutalement fermée, rien ne bougera plus jamais. L’impression que la poussière a déjà commencé à se déposer, l’humidité à s’installer, les araignées et les toiles à se poser. C’est rare, inédit, troublant, un espace comme ça, moderne, virtuel, tellement habité par son propriétaire, et puis tellement vide, déserté. Une ambiance de tombeau, un tombeau électronique. Avec encore quelque chose de ses derniers instants de présence, les derniers mots, les dernières images, les derniers échos. Un peu comme le dernier repas, le dernier verre, la dernière cigarette dans le cendrier, retrouvés entamés après une catastrophe, une disparition.

Je n’aimais pas l’homme. Il était plein de haine. Il était plein d’intelligence. Il était dur. Il était froid. Il écrivait bien. Mais son site abandonné, figé, silencieux, n’est pas sans grandeur. L’impression folle parfois que je vais trouver un nouveau billet de lui, une nouvelle réponse, un mot de l’au-delà, amer, grinçant. Mais seul le mot « pourquoi ? » résonne à jamais dans cette dernière demeure, que l’hébergeur fermera et détruira sans doute bientôt, quand l’abonnement dû n’aura pas été payé.

L’impression aussi qu’il est parti parce qu’il n’avait plus rien à dire. Oui sans doute, car quand il n’y a plus rien à dire, c’est bien pire que quand il n’y a plus rien à faire…