THÉRAPIE DE (PAS) CHOC CALÉDONIENNE

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Excellent Aldous Huxley, on dirait vraiment qu’il a écrit ça pour le traitement actuel qu’on impose au psychisme collectif calédonien. « On » c’est les politiques, les médias, une certaine nomenclatura de la culture et des associations et autres organisateurs de « prêt-à-penser ».

Oui il faut « étouffer par avance toute révolte ». Oui il faut « créer un conditionnement collectif ». Oui il faut « réduire l’éducation et la ramener à une forme d’insertion professionnelle » (relire les directives en matière d’éducation de la très CE Martine Lagneau, reine de la FINC-CGPME-CCI). Oui il faut que l’information « soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif (essayez voir de critiquer la coutume ou l’élevage calédonien). Oui il faut « des divertissements flattant l’émotionnel ou l’instinctif (des concours de marquage au fer rouge par exemple, des rodéos ou des « coups de gueules » aussi violents que crétins sur les ondes). Oui il faut « occuper les esprits avec ce qui futile et ludique » (voir les innombrables « fêtes » calédoniennes où les même commerçants vendent toujours la même daube et les mêmes verroteries et la même sous-culture de bazar). Oui il faut mettre « la sexualité au premier rang des intérêts humains » et cette culture macho du cul et du rire gras, vulgaire et salace, « tournant en dérision tout ce qui a une valeur élevée ».

Oui il faut tuer dans l’œuf tout ce qui est porteur de libération et de liberté. Un texte pour l’Europe de 1939, mais parfaitement encore sur mesure pour la Calédonie de 2014.

CULTURE BÉTAIL ?

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(à propos d’une prise de position d’EPLP, Ensemble Pour La Planète, contre un concours et une démonstration festive de brûlures au fer rouge pour marquage de bovins à la Foire de Bourail et d’une journée insensée de propos incroyables de rage, de haine, d’injures et de menaces à l’égard de la responsable d’EPLP, genre « Elle a qu’à retourner d’où elle vient » ou « Si elle continue, ça va mal finir » etc… complaisamment diffusés sur les ondes au fil des heures.)

Ben ouais c’est évident, si y’a d’autres techniques et si y’a des moyens pour atténuer la douleur des animaux, il faut les adopter ! pour marquer, castrer, tuer et orienter les bêtes et pour amputer leurs cornes. Le marquage à froid à l’azote ça existe, les étiquettes ça existe, les puces ça existe. Ouais… ça fait peut-être un peu moins viril et macho mais bon…

Et comble d’un sadisme stupide, ces pratiques étant déjà inutilement cruelles en privé et pour le travail, les transformer en spectacles publics, en loisirs familiaux, en jeux gratuits, en coup de fête, en amusement, en plaisir, sous les yeux des enfants et des ados, c’est indigne et c’est un encouragement à la violence et un message positif pour la maltraitance des animaux, voire des humains…

L’ostracisme communautaire et les sommets de haine déclenchés par ces remarques de bon sens d’EPLP sont extrêmement révélateurs sur le plan sociologique et culturel.

Justifier ces choses par le seul argument de l’ancienneté et du « On a toujours fait comme ça » est faible. Situer ses traditions et sa culture à ce niveau bovin manque de hauteur…

http://www.eplp.asso.nc/?p=4826