BATAILLON DU PACIFIQUE

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Un beau reportage ce soir sur NC1 sur le bataillon du pacifique des Calédoniens et Tahitiens. Un documents déjà ancien, paru en 2004. Émouvant surtout par les témoignages des anciens combattants, Tranape, Ludeau, Chevalier… souvent disparus aujourd’hui, parlant à la caméra, puis, leurs yeux partant dans le lointain, glissant dans le passé, parlant seul, pour eux, au jeune homme qu’ils étaient, qu’ils revoient, avec les camarades qu’ils avaient, qui sont parfois tombés.

Toujours très forts ces paroles d’anciens qui vous parlent, vous regardent, puis qui dérivent doucement, du regard et de la voix, vers l’intérieur d’eux-mêmes, vers l’éternité de la mémoire, vers la permanence profonde des instants vécus, vers l’infinie et déchirante distance du temps qui s’allonge fatalement. Ils sont là devant la caméra, devant le spectateur, et ils sont là-bas, de l’autre côté, il y a 60 ans, et on ne sait pas trop ce qu’ils voient en regardant ainsi en dedans, avec un sourire triste et modeste, une voix un peu rauque et gouailleuse pour conjurer un attendrissement qu’ils s’interdisent, seuls avec leur temps, leurs moments intimes. Joli, touchant !

La discussion entre Isabelle Amiot et Christiane Poédi, après, fut bien plus sèche et froide, même réfrigérante, l’historienne calculant ses mots, bloquant le moindre sourire, la journaliste essayant lourdement de politiser la question avec le nombre de volontaires indigènes ou l’ingratitude de l’administration envers des soldats un peu oubliés.

AUTREFOIS ÇA BRÛLAIT À SAINT-LOUIS, MAIS ÇA C’ÉTAIT… MAINTENANT !

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Autrefois, pendant des dizaines d’années, ça brûlait à Saint-Louis, et ça faisait chier tous les Montdoriens. Le maire du Mont-Dore ne faisait rien et disait que c’était rien, juste un sentiment. On se disait que ça allait pas durer, qu’avec les changements politiques ça allait changer. On patientait, on attendait. Les changements c’est deux députés CE, deux sénateurs Rump, un député euro on sait pas trop, un prèse de Province Sud CE, un prèse de Congrès UCF, une prèse de Gouve Rump, jolie collection, sauf qu’avec eux c’est encore pire qu’avec le Maire du Mont-Dore.

Trois semaines de bordel bleu, feux, barrages, pierres et bois sur la route, caillassages, banderoles menaçantes, agressivité, partout ! comme une métastase ! à la Thy, à la Réserve, à l’embranchement de Yaté, à la hauteur des Belep, en bas du col de Plum.

Sauf qu’avec eux y’a plus rien à attendre, y’a plus à patienter, ils sont maintenant tous maqués, tous d’accord, pour ne s’occuper que de « leurs affaires », tous, tous d’accord pour se foutre du Mont-Dore et des Montdoriens, tous, pour des années, tous, tous les nouveaux copains, les deux députés CE, les deux sénateurs Rump, le député euro, le prèse de Province Sud CE, le prèse de Congrès UCF, la prèse de Gouve Rump, tous devant, tous devant, et nous… derrière !

Se tourner vers Wamytan et le FLN ? Ah bah nân, pas vraiment, pas un bon plan. Autrefois ça brûlait à Saint-Louis mais ça c’était… maintenant, maintenant pour toujours, for ever ! Donc ? Et bah donc c’est foutu !

ELU « SANS SURPRISE »…

Sans mérite et sans convictions ?
Sans mérite et sans convictions ?
Sans surprise et sans pantalon ?
Sans surprise et sans pantalon ?

Tous les médias le tambourinent  » Gaël Yanno a été élu sans surprise ». Mais a-t-il été élu Sans surprise et sans pantalon ou bien Sans chemise et sans convictions ? Sans mérite on dirait aussi… Quel mérite en effet ? Celui d’avoir été repoussé par les électeurs aux législatives ? pas vraiment… Celui d’avoir été aussi refoulé par les électeurs aux municipales ? pas d’avantage… Celui de n’avoir pas assumé la tête de liste pour ne pas être encore rejeté par les électeurs ? pas plus !… Alors au nom de quoi cette représentation des électeurs au Congrès ?

Ceci dit, très touchant son petit mot de ce matin : Gaël Yanno, vendredi matin, 23/05/14, Congrès de la NC : « Quels que soient nos parcours et nos sensibilités, il (Dick Ekeiwé) nous a laissé à tous un héritage de dialogue, de respect et de convictions ». 

À défaut de convictions, les électeurs (et non Dick Ukeiwé !) lui ont au moins imposé le dialogue et le respect depuis un certain soir de mai, le 11 ou quelque chose comme ça…