RÉPARTITION NORMALE DANS LES INSTITUTIONS CALÉDONIENNES

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Les loyalistes sont majoritaire au Congrès (29 > 25) : il est normal que son président soit un loyaliste. CE est le groupe le plus important des loyalistes et même supérieur aux deux autres groupes loyalistes réunis (15 > 8+6) : il est normal que le président vienne de CE et que la tête de liste Philippe Gomès assume cette responsabilité.

À la Province Sud, les indépendantistes sont minoritaires (7) et la somme des élus FPU et UCF est supérieure aux élus CE (16 < 9+8) et le FPU est devant l’UCF : il est normal que la tête de liste Cynthia Ligeard préside la Province.

Au Gouvernement, la minorité des indépendantistes et la présence et la reconnaissance du troisième partenaire de la nouvelle entente loyaliste doit être visible dans cette troisième grande institution du pays : il est normal que la tête de liste Sonia Backes préside le Gouvernement.

Le peuple et les électeurs en ont décidé souverainement ainsi. Tout autre configuration serait encore un tripatouillage d’arrière-cuisine de politicards autistes et une insulte de fort mauvaise augure à la population.

DES VOTES MAUDITS EN NOUVELLE-CALÉDONIE

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Il est très tendance et même de bon ton ces jours-ci, sur les réseaux et dans les médias officiels, de pointer, de dénoncer, de culpabiliser, de fustiger et même d’insulter les partis qui ont eu l’audace de se présenter aux élections et la malchance de ne pas obtenir d’élus.

Avant et après le scrutin, une étrange et nouvelle police de la pensée et de la démocratie s’est arrogé le droit, en république française, de décréter les listes et les candidats légitimes et « utiles » en Nouvelle-Calédonie, de décerner des certificats d’honorabilité à certains votes et à certains électeurs et de qualifier de « minables » et de « gaspillage » d’autres suffrages, allant jusqu’à diaboliser et caricaturer leur bulletin en « cadeau aux indépendantistes ».

Ces procureurs sévères ont-ils donc des boules de cristal ou lisent-ils dans le marc de café pour trancher à l’avance du succès ou de l’échec de telle ou telle liste ?

La France et les Français ont mis des siècles pour conquérir un droit de vote démocratique et libre, sans pression et sans menace. Et c’est en Nouvelle-Calédonie, terre de France du Pacifique, entièrement façonnée et modelée à l’image de la mère des Droits de l’Homme, que ce droit vacille le plus gravement sous les coups d’adversaires farouches.

On connait les assauts des indépendantistes pour priver des milliers de Calédoniens de leur droit de vote. Mais on ne connaissait pas encore le vote forcé, prisonnier, inventé par d’étranges loyalistes traitant de minables 5000 électeurs pour le crime de n’avoir pas opté pour des partis officiels et des candidats conformes. La stigmatisation des listes concurrentes au parti unique, algérien, ou russe, est là. La haine du régime Lafleur à l’égard des listes concurrentes FNSC et Leroux est de retour. La manipe du chantage à la peur et du « Sans nous c’est le chaos » ressort du placard facho.

LE PEUPLE A VOTÉ POUR UN TRIUMVIRAT ET NON POUR UN EMPEREUR

Tetrarchie

Le boulet Frogier semblant appelé à rouler au loin, l’entente entre les équipes Santa-Ligeard, Michel-Gomès et Yanno-Backès est indispensable, exigée par les Calédoniens non indépendantistes et facilitée par le retrait de l’homme au drapeau FLN.

Ces trois formations doivent être et se savoir constamment sous l’œil attentif et vigilant du peuple. Cette union imposée plus que désirée des trois partis est le fruit de l’heureuse mathématique des résultats de dimanche qui impose à chacun la modestie et le compromis et leur interdit la grosse tête, les délires et les excès de pouvoir et la tentation des coups tordus. Les élections à la Province, au Congrès et au Gouvernement vont être le premier test grandeur nature de la sincérité de leur intention de coopérer.

Le peuple ne veut plus de ces guerres intestines, les citoyens, que rien n’oppose et qui ne se haïssent pas, ne veulent plus être entraînés dans les oppositions et les haines qui ne concernent que ces leaders avides de pouvoir exclusif. Le moindre faux-pas, le moindre poison dans le verre du partenaire devra être dénoncé et sanctionné par le verdict populaire qui a mis en place souverainement ce triumvirat loyaliste.