SAVOIR DIRE OUI, SAVOIR DIRE NON

ouinon

Dans l’espace politique, dans lequel évolue et respire chaque citoyen, qu’il le veuille ou non, il y a les gens qui disent toujours non, ceux qui disent oui à  tout, et ceux qui alternent entre le oui et le non.

Le OUI

L’acquiescement perpétuel, massif et inconditionnel des faits et gestes et des discours et slogans des partis et leaders politiques concerne deux catégories de citoyens : d’abord ceux qui sont payés pour dire oui et trouvent avantage à soutenir et approuver inconditionnellement les décideurs, craignant que le flux de ces cadeaux ne cesse en même temps que celui de leur oui infini (salaires de communicants, emplois fournis, marchés publics accordés, arrangements administratifs, carottes et prébendes diverses…) ; ensuite ceux qui offrent leur foi et leur soumission complètes à leurs chefs et papes politiques non par intérêt mais par une sorte de prolongation laïque de la crainte religieuse et de la vénération de Dieu et de ses représentants terrestres (la peur primaire du tout-puissant et de sa vengeance, jusque dans le secret de l’isoloir, l’horreur sacrée et la dévotion totale à l’égard des figures tutélaires du Commandeur que furent ou sont encore Lafleur, Chirac, Sarkozy, Frogier et Gomès sont de cet ordre, à la différence de la relation beaucoup plus profane existant entre les citoyens et les acteurs du MPC-UCF de Yanno-Backès).

Le NON

Le refus systématique et total est l’attitude de ceux qui sont absolument dégouté de la chose politique, des partis et acteurs politiques et optent pour le classique rejet intégral du « Tous pourris ! ». On peut les comprendre mais cette démission complète des réflexions et activités politiques, pouvant aller jusqu’au refus de voter et même de s’inscrire comme électeur, laisse le champ libre aux exploiteurs de la politique, débarrassés des critiques et des objections de ces idéalistes un peu trop délicats, en quelque sorte libérés des meilleurs et des opposants les plus gênants. La politique salit et sent mauvais comme le cambouis des moteurs certes,  mais elle fait néanmoins tourner et avancer les sociétés.

Le OUI puis le NON

Beaucoup plus mûre, libre et responsable est la démarche des citoyens qui accordent un temps leur oui à des mouvements, élus et candidats politiques, parce qu’ils correspondent alors à leur idéal et à leurs valeurs, mais qui ne craignent pas de leur retirer leur confiance et à les gratifier d’un signal négatif quand ils dérivent, se trompent ou se révèlent autres, différents, derrière un masque qui est tombé. Les groupes et les meneurs politiques n’aiment pas cette lucidité et ce potentiel de réflexion individuelle, cette capacité de recul et d’analyse, cette liberté et cette indépendance d’esprit, induisant le regard, l’observation, la critique, le jugement et la sanction. Ils préfèrent payer et acheter l’adhésion, susciter l’adoration par la séduction et la menace. L’alternance d’approbation et de rejet à leur égard est stigmatisée et qualifiée de « trahison » ou de « girouettisme ». Les choix politiques de sincérité, de simplicité et de  proximité citoyenne sont stigmatisées et qualifiés de « déperdition du vote utile », d’amateurisme, de « voix perdues », de « campagnes inutiles ».

Si les observations de nos espaces Internet peuvent fournir à nos lecteurs et au peuple en général les raisons la force, la dignité et la fierté de vouloir et pouvoir dire oui et non selon notre conscience et notre libre arbitre, nous en serions infiniment satisfaits.

COMME UNE VIEILLE CHAUSSETTE

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Pas mal d’erreur dans cet article au titre vulgaire et insultant. Patrick Robelin a effectivement démissionné de CE, et cette nouvelle a été soigneusement passée sous silence, mais contrairement à ce qui est allégué, il n’a pas « démissionné parce qu’il n’a pas gagné », même si ça arrange les communiquants au service de CE de le faire passer pour un « Yanno de Bourail ».

Patrick Robelin avait choisi de ne pas reprendre ses activités d’enseignant et de repartir pour le combat provincial en accord avec son chef de parti. Cependant quand il a appris qu’on offrait une dixième place à celle qui l’avait battu de peu et qu’on ne lui proposait qu’une position totalement non éligible, il a eu l’honneur et la dignité de la refuser et de tirer les conclusions de cet usage de vieille chaussette qu’on jette qu’on faisait de lui alors qu’il avait perdu mais qu’il n’avait pas démérité.

Il n’est pas sûr que traiter ainsi un élu provincial fidèle et une personnalité connue à Bourail et en brousse pour ses valeurs, son travail, sa droiture, ses convictions, son courage et sa probité, et accorder ce qu’on lui a ôté à une inconnue ralliée de la 25ème heure, soit un bon calcul et une bonne opération électorale au regard des broussards, sans même évoquer la dimension morale de la chose.

Manipuler et exploiter les gens comme des choses et des pions sur l’échiquier politique a des limites qui commencent à se voir un peu trop, comme les coutures d’un vêtement usé…

PROVINCIALES SUD, 3 LISTES NON INDÉPENDANTISTES : PATRONAT 1 – PATRONAT 2 – PATRONAT 3

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Dis-moi qui te paye, je te dirai ce qu’est ton parti. On peut vraiment hésiter pour ces élections provinciales qu’on dit capitales, et peut-être finales. On a le choix cornélien entre voter pour trois partis : le patronat Lafleur historique et familial (Groupe Lafleur), ou bien le patronat Medef mode H.Martin (MEDEF), ou encore pour le patronat « comptoir », (CGPME-FINC). Ces trois partis s’appellent aussi, accessoirement, et respectivement : Union, Rassemblement, et Ensemble, même si ces sympathiques réunions excluent un peu de leurs rangs et des décisions le peuple, les ouvriers, les employés, les fonctionnaires, en un mots les prolos, une paille, 80 % des gens.

C’est bien ! On a le choix, on peut hésiter entre voter pour le patronat, ou bien pour le patronat ou encore pour le patronat. Choc !

NDLR : Après tout pourquoi pas ? Mais que l’on n’appelle pas ça des partis politiques ou des listes poltiques. Ce sont juste des conseils d’administration et des administrateurs de sociétés.