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DES POIGNÉES DE MAINS QUI NOUS COÛTENT DES MILLIARDS…

ENTOUR
 
Bon alors résumons :
 
Air France qui s’est débarrassée de la Calédonie comme une malpropre et qui a laissé faire le sale boulot NC – Japon à des bricoleurs à condition qu’ils lui amènent les pigeons calédoniens à Tokyo et Osaka ;
 
des bricoleurs qui pouvaient aussi se faire des rentrées pas sales avec ce sale boulot ;
 
une compagnie et des lignes de bricolage mais la plus chère du monde et que les Calédoniens entretiennent comme une danseuse avec leurs billets prohibitifs et qu’ils renflouent avec leurs impôts ;
 
une première saison de 30 ans de bide mais des ringards qui veulent re-signer pour une saison 2 et 4 avions à 40 milliards, mais pour une durée tellement incertaine que les banques demandent une caution totale du gouvernement en plus de l’hypothèque sur les avions ;
 
un montage de Gribouille et de pieds nickelés tellement merdique que les banques renâclent, que Bercy lâche pas la défisc, que la CTC fait la gueule, que le Gouv au porte-monnaie vide s’angoisse ;
 
un président Macron et un nouveau gouvernement que la Calédonie et ses élus ont tellement vomis qu’ils serait étonnant qu’il leur fasse des cadeaux ;
 
alors qu’on pourrait louer des avions ;
 
alors qu’on pourrait juste faire une navette avec 2 avions jusqu’à Sydney et laisser les Calédoniens prendre là-bas les compagnies à bons prix qu’ils veulent vers n’importe où, genre 1000 € AR pour Paris ;
 
alors qu’on pourrait forcer la compagnie nationale française à revenir jusqu’en NC ;
 
alors qu’on pourrait confier la desserte à des vrais compagnies genre Quantas ou ANZ ;
 
alors qu’on pourrait avoir des voyages à des prix raisonnables sans se faire voler.
 
Mais nan, les rigolos et les mauvais joueurs veulent jouer à l’avion , à la compagnie la plus belle du mânde et la plus prétentieuse de la Terre, à l’entourloupe la plus proche du paradis du monopole, des commissions et des rentes de situation.
 
Perso, moi le clown du milieu là, avec un nez rouge et une cravate rouge, je voterai sûrement pas pour lui. Maintenant je voudrais surtout pas dégoûter les électeurs qui aiment les entourloupes et qui adorent se faire entuber !…

LE BEAU ET LA BÊTE ou LE DERNIER MATCH

beau

 
Il faut quand même regarder les choses en face. Gomes a bien manœuvré et il capté, comme Macron, tout et son contraire : du faux et de vrai, du riche et du pauvre, du kanaky et du loyaliste, du cal et du zor, du citadin et du broussard, du patronat et de l’ouvrier, des intellectuels et des manuels. Il a embobiné Néaoutyine et Goa, Hollande et Frogier, et même les Républicains et l’UDI. Bien joué.
 
Autant dire que son projet, qui n’est pas plus clair que celui de Macron, mais qui semble bien se résumer aussi à libéralisme sauvage et social-kanaky, a un tapis rouge tout déroulé devant lui. Car ce n’est pas les petites marionnettes de l’UCF qui font font font peur à Gomes et à son puissant amalgame, car elles feront trois petits tours et puis s’en iront.
 
Le seul élément qui se pose réellement en contraste à Philippe Gomes et qui pourrait s’opposer à lui et fédérer, coaliser, cristalliser quelque chose contre lui c’est Harold Matin. Les affaires ? Pas plus important ni grave que celles de Fillon et Marine Le Pen, surtout quand on se souvient du niveau de virginité de Philippe Gomes dans ce domaine. La sincérité d’un Harold ? À mettre également en comparaison avec celle des trois précédents leaders et avec celle de tous les politiques en général.
 
L’important c’est ce qu’est et ce que représente Harold Martin pour les Calédoniens, depuis longtemps et encore aujourd’hui, sa volonté de démolir Gomes en le déclarant indépendantiste et en s’affirmant patriote et sa capacité à faire adhérer la population à ce programme simplissime et fort.
 
Je trouve à cet égard ces deux photos édifiantes et révélatrices des atouts et handicaps de ces deux candidats qui vont s’affronter en brousse et dans le Grand Nouméa.
 
Sur la première photo Gomes est décontracté, distant, sûr de lui, satisfait, presque avachi, alangui, ramolli, supérieur, maîtrisé, froid, visage inexpressif, démonstratif. Il expose les choses comme d’habitude, il fait l’intellectuel, le professeur, il déroule les « Petit un, petit deux, petit trois ». Il compte les arguments avec ses doigts. Il fait un exposé. Il est fort, il fait le beau, le beau parleur. Il fait la leçon, il calcule, il réfléchit. Les Calédoniens ne sont pas dans ces plans, dans ces habitudes, dans ces démarches, dans ces relations, dans ces démonstrations. Il préféraient déjà l’animal brutal Lafleur aux instituteurs et aux prêcheurs venus d’ailleurs. Pas sûr qu’ils aient changé là-dessus.
 
Sur l’autre image, Martin est dressé, redressé, penché en avant, épaules haussées et bras et mains agités, projetés, prêts à l’affrontement. Traits crispés, corps et visage mobilisés, dynamisés. Trapu, ramassé, robuste. Il crie le refus et lance l’appel au combat. Il ne fait pas de dissertations, pas de discours savants, pas d’interventions interminables qui noient le poisson. il fait claquer des phrases simples et des formules chocs. C’est l’énergie et l’instinct. C’est l’affectif et l’émotion. C’est la bête politique. C’est le chef de meute. C’est le taureau. C’est la force de l’essentiel, l’essentiel de la force. Il dit « La France ou la mort » et « Nous les Calédoniens », et pas sûr que cette clarté carrée soient désormais indifférente à la population.
 
Entre les beaux bobos beaux parleurs Gomes et Macron et les puissantes bêtes politiques Martin et Le Pen, de quel côté le cœur calédonien penchera-t-il ?

« VA VIVRE ENSEMBLE AILLEURS, SINON ON BRÛLE TA PELLE ! »

aaaa

Admettons que la Nouvelle-Calédonie ait fait quelques progrès en termes d’économie, d’équipements, d’infrastructures et de justice sociale depuis les événements et les deux accords.

Mais en terme de mixité culturelle et de vivre ensemble, on cherche encore la trace d’une évolution, à fortiori celle d’un destin commun. Au contraire, il n’y a pas de population plus cloisonnée dans l’ensemble français et peut-être même au monde.

Et ça c’est même aggravé. Les épurations ethniques de la Côte Est et les exclusions anti-wallisiennes de Saint-Louis, c’est du vivre ensemble ? Les quartiers, loisirs, spectacles, plages et établissements scolaires et hospitaliers communautarisés, c’est du vivre ensemble ? Ces valeurs, approches sociétales et traitements du genre divergents et même opposés, c’est du vivre ensemble ? Ces brutales expropriations coutumières de terrains privés, c’est du vivre ensemble ? Brûler la pelle d’un propriétaire légitime s’il continue à vouloir vivre ensemble sur son terrain près d’une tribu à Monéo, c’est du vivre ensemble ?

Plus on invoque une chose, plus on lui décerne des louanges incantatoires, plus c’est la preuve que cette chose est absente et n’existe pas, et plus c’est la preuve que certains ont intérêt à faire croire que cette chose existe.

C’est le cas du vivre ensemble dans tous les discours locaux actuels, en complet déni de réalité, ceux des politiques, des intellectuels, des artistes, des médias…