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INDEPENDENCE DAYS DIARY NOVEMBRE 2017

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MERCREDI 1er NOVEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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BALLOTAGE

Ça date un peu mais je me disais deux choses en revoyant ces chiffres des dernières élections législatives dans la 1ère circonscription de Nouvelle-Calédonie.
D’abord, je pense que si certains boulets, si forts en gueule et prompts à dénoncer aujourd’hui à Paris les trahisons et les renoncements, avaient dénoncé l’évidente duplicité de Yanno, l’avaient lâché à l’heure avant le premier tour et avaient soutenu ouvertement Backes aux législatives, une dynamique telle aurait été crée que Backes aurait pu passer devant Dunoyer au premier puis au deuxième tour.
Ensuite, cogito (ergo sum) que 41% des électeurs pour Backes, contre 59% pour Dunoyer, ça ne permet pas à la plateforme de Gomes de traiter les Républicains Calédoniens de minuscule et infréquentable petite merde politique comme elle le fait actuellement, sauf à considérer que les milliers d’électeurs représentés par ces 41% ne sont aussi tous et chacun que de minuscules et infréquentables petites merdes d’électeurs.

UNITÉ

Avec 28 langues kanak, autant de dialectes non kanak, 57 districts coutumiers, 341 tribus et autant de groupes et groupuscules issus du RPCR, de leaders et leaderuscules bébés Lafleur, de divorces et de remariages politiciens, la Calédonie n’est pas vraiment le modèle de l’unité, du consensus et de l’harmonie Non ?

PATRIACAT

Franchement entre le patriarcat kanak, la misogynie musulmane et la phallocratie marchande hollywoodienne et occidentale je ne vois pas grande différence. Il serait peut-être temps de rejeter ces restes de bestialité. À moins que le charme de la puissance, de l’argent, du muscle, de la force, de la brutalité, du mutisme, du secret, des menaces, des chiens, des voyous et des salauds, ne reste plus fort que l’humanité, la dignité et le respect de soi…

ŒCUMÉNISME

C’est l’histoire pas très œcuménique d’une chapelle œcuménique dans le sud d’une île du Pacifique où les catholiques et les protestants s’étaient entendus pour construire et arranger leur église partagée et pour y prier en alternance. C’est l’histoire d’une fille à Pôpô qui a dit aux cathos ouvéens de faire leurs bagages et d’aller se construire un truc ailleurs parce que cette chapelle-là c’était à elle vu que c’était le beau-pôpô à son Pôpô qui avait payé le ciment et les agglos au départ. C’est l’histoire pas très œcuménique d’une fille à Pôpô qui se verrait bien aussi maire d’une ville du sud d’une île du Pacifique. C’est l’histoire pas très œcuménique de protestants qui, en guise de spiritualité et au lieu de fêter leurs cinq cents ans d’existence nous pètent surtout des magouilles politiciens sales, une Église protestante de Kanaky au nord, un racolage électoral des polynésiens réformés au sud.

SAINT-LOUIS

Certains se sont étonnés, émus et énervés des résurgences de violence à Saint-Louis (Mont-Dore) ce week-end. La seule chose qui m’étonne c’est qu’on n’ait pas vu à nouveau la création de quelques machins genre Association pour la paix au Mont-Dore ou Groupe de défense des Montdoriens ou Comité des citoyens du Mont-Dore. Bizarre !

BUSH FEELINGS

Bush feelings, impressions de brousse. Une petite boucle. C’est récent. Ça monte au Nord, ça tourne vers l’Est, ça revient par les nouveaux quartiers, ça entre et sort du Médipôle, ça passe par un labyrinthe de nouvelles rues déjà sales et ni faites ni à faire puisque des « surdoués », pas très érudits quand même, ont fait un Pont des Érudits qui empêche d’entrer directement et simplement à l’hôpital quand on vient du nord.
Une brousse calcinée, des ferrailles et des dépotoirs sauvages qui sortent partout des broussailles cramées. Des lieux touristiques et points de vue aménagés ravagés, tables brûlées, toits des abris arrachés, détritus. Des épaves de voitures plus ou moins fraichement incendiées. Des gendarmes autour de la dernière victime en date encore fumante à Nassirah. Des tags sur tous les objets possibles atteignables, arbres, poteaux, tôles, ponts, murs, rideaux de magasins, épaves, routes… même au cœur de la Chaîne, comme sur les lampadaires à 60 millions offerts tous les vingts mètres par la Province Sud à Saint Louis déjà tous, absolument tous, tagués de slogans d’appropriation comparables à l’urine des chats et des chiens sur les limites de leurs secteurs, comme sur tous ces mêmes objets déjà listés dans les nouveaux quartiers anonymes sans âme et sans air de cette terrifiante zone périphérique de Païta, Dumbéa, Nouméa, où les constructions à bon marché se dégraderont aussi vite qu’elles se sont édifiées, où les zones n’ont pas plus de sens et d’harmonie que les noms qu’on leur a attribués. Un hôpital impeccable, lui, et conforme au devoir de paix, d’espace et de confort qu’on doit aux malades mais déjà menacé par des traces intempestives, les négligences des visiteurs vautrés sur les salons du hall, les nombreux vols dans les chambres et les couloirs, une surveillance insuffisante, une caste médicale réclamant un pouvoir autiste libéré des contingences budgétaires…
Dommage…
Dommage, la Calédonie était belle, si belle. Voir et reconnaître cette beauté, l’aimer et s’en soucier, la protéger et la regretter, au vu de l’état actuel et général du pays ne doit pas faire partie des valeurs et des convergences de notre « petite nation », pour reprendre la terminologie de Philippe Gomes.

PARADIS, L’IDÉE LA PLUS PROCHE DE FUTUNA

Vu hier soir sur NC1ère le documentaire sur Futuna intitulés « Les larmes du Pacifique ». De très jolies images, de très belles personnes, un très joli pays. Futuna… quel isolement ! L’île la plus perdue et lointaine de l’ensemble français. Et pourtant rien à voir avec les espaces dégradés de Calédonie évoqués plus haut. Tout est tondu, taillé, respecté, entretenu, riant, paisible, que ce soit à Futuna, à Alofi, à Wallis et sur tous ses îlots. Douceur, paix, humanité. Pourquoi là-bas seulement ?…

NOVEMBRE

Novembre de cette année-là, 2017, le dernier totalement complet, français, tranquille, sous contrat des accords, pré-référendaire. Le prochain le sera-t-il aussi ?

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VENDREDI 3 NOVEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

COMITÉ MISSA EST…

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PATHOSPHÈRE

Philippe Gomès, avec son pathos et sa grandiloquence habituels, assure à Edouard Philippe que « l’arithmétique électorale en Nouvelle-Calédonie ne peut constituer à elle seule une solution politique ». Ouais… sauf que l’arithmétique électorale ça l’a bien arrangé et ça ne l’a pas du tout gêné pour écrabouiller et humilier son concurrent Louis Mapou aux dernières législatives dans la seconde circonscription de Nouvelle-Calédonie, en s’achetant une majorité contre un siège de sénateur, en bricolant vite fait mal fait une alliance artificielle de sauvetage et en traitant Mapou de « mauvais signe envoyé à Paris ». Il s’en est grave foutu alors que Mapou sorte la tête basse de cette histoire pour que lui en sorte « la tête haute », hyper haute, comme toujours, comme un paon. Et bien prononcer « tête hotte », c’est encore plus haut, pour être fidèle à la prononciation approximative des phonème français par le député. Et en cognant très fort et très théâtralement sur le « HOTTE » évidemment, puisqu’il est un peu notre Père Noël à tous, ou à peu près…

BON CLUB

Un bon Club de la Presse ce midi sur NC Radio par contre ! Quand on a un truc bien dans nos médias faut le dire, c’est si rare ! Poisson, des Nouvelles, Dutailly du Chien Bleu et Nathalie Daly de NC1ère ont débattu librement, intelligemment et sincèrement, la liberté, l’intelligence et la sincérité étant des denrées aussi rares que la pluie et le bon chocolat en Nouvelle-Calédonie… Nathalie a parfaitement raison de ne pas croire plus que ça au Saint-Esprit descendu sur le dernier comité des signataires. « Bac à sable », dit-elle, pour des gosses politiciens capricieux pendant des mois et des mois en Calédonie mais cravate neuve et posture de hauteur et de dignité façon Lafleur et Tjibaou à Paris pendant… deux ou trois jours ! Et à Nouméa toute « la volaille qui fait l’opinion », comme dit si bien Souchon dans Poulailler’s Song, de s’exclamer en chœur « comité historique ! », « grande réussite », « satisfaction ». Dommage que sous les tropiques tous ces dignitaires pleurent et rage « I can’t get know… satisfaction » !
Dommage, et aussi la honte, que tous ces grands autonomistes et indépendantistes, souverains pour leur destin, leur économie, leur culture, leur identité et bla et bla, ne trouvent leur satisfaction et quelques instants d’entente que quand Papa État et Maman République leur tiennent la main et leur disent d’être sage…

FIRE !

Donc en Nouvelle-Calédonie en novembre toujours pas de pluie, toujours des incendiaires, criminels ou crétins, ou les deux, mais faut pas dire, toujours des feux et toujours des bénéficiaires, chaud devant, coup de feu dans les affaires, chauffeurs d’hélicos qui se font plein de liquide en charriant du liquide, casernes de pompiers dont on se demande pourquoi il faut les payer en plus de leurs salaires habituels ! C’est comme chez AirCoquin, les prix flamboient en haute-saison chaude…

EUX MAIS PAS NOUS…

French Blue, la compagnie low cost arrive à Tahiti. Le conseil des ministres vient d’entériner la demande d’exploitation de la compagnie française French Blue. Elle prévoit des vols à destination de Paris via San Francisco. Un nouveau concurrent qui à l’habitude de casser les prix. Les Tahitiens ont de la chance de ne pas avoir un AirRascalin qui les rackette et les emprisonne 365 jours par an. Au fait, combien et pour qui les juteuses commissions des nouveaux Airbus achetés et défiscalisés ?

ANCIEN MÂNDE

Le Haussaire de Calédonie, socialiste bon teint et ex directeur de cabinet de Hollande, il fait pas un peu partie de cet ancien monde dont Macron voulait nous débarrasser ?…

COUPEZ !

7 minutes chrono et shampoing compris et 3100 F pour une coupe homme. Ça fait exactement 26 567 F de l’heure. J’hésite entre devenir coiffeur ou défiscaliseur…

J’AIME

On avance, on avance, Souchon ce soir, à écouter ou réécouter, la gaieté triste, la tristesse gaie, les mots justes, l’élégance, la romance, tout ce que j’aime.

TWEETS

L’OSSERVATORE CALEDO‏ @LOSSERVATORECAL

Les Espagnols, #Rajoy et Madrid ils y vont peut-être un peu fort en garrottant tous les indépendantistes catalans quand même…
#represión

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L’OSSERVATORE CALEDO‏ @LOSSERVATORECAL

Présidentielles : 52,6 % pour Macron et 47,4 % pour Le Pen en NC – 66,10 % pour Macron et 33,90 % pour Le Pen dans l’ensemble français.
Mais élus et électeurs de la droite calédonienne, grands fans de Chirac et Sarko puis de Fillon et Le Pen, commencent à s’intéresser à #Macron

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L’OSSERVATORE CALEDO‏ @LOSSERVATORECAL

Les présidents fainéants ne l’ont jamais fait, #Macron le fait : tous les étudiants à la Sécu et fin du vol par les #mutuelles et l’UNEF.

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L’OSSERVATORE CALEDO‏ @LOSSERVATORECAL

Le massacreur des 8 cyclistes de #Manhattan s’est écrié « Allah Akbar ». Il n’a évidemment aucun rapport avec l’islam et les musulmans !

L’OSSERVATORE CALEDO‏ @LOSSERVATORECAL

Pas de #balancetonporc à la baille en #NouvelleCaledonie ! Peur de polluer le lagon, de boucher les baies ou de manquer de cochons ?

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SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017
(Independence Days Diary)
 
ROUSSETTE ET MATCH
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Je ne sais pas si le match est fini pour cette petite bête. J’ai pas envie, c’est très perso. Je donne rarement dans le personnel. Les gens se foutent largement des personnes autres que la leur…
 
Pourtant y’en a plein qui se selfient la tronche, la poitrine, les fesses, leur assiette, leur bouteille, leur hôtel, leur bagnole, leur bateau, leurs fesses sur leur bateau, leur bébé dans l’eau, ou pas dans l’eau, et qui publient et mettent tout ça sur « leur mur », comme d’autres mettent leurs tags sur tous les murs, comme les animaux mettent leur pipi au bas des murs, sans commentaires, sans appel ni attente de commentaires autres que « Trop belle » ou « Trop mignon » ou « Trop d’la chance » ou rien, ce qui revient au même.
 
Moi je selfie aujourd’hui ce petit de roussette tombé du ciel et accroché sur une épine de citronnier et j’aimerais bien savoir si on peut sauver un petit comme ça. Avec du lait ? Du pain mouillé ? Des fruits ? Du sucre ? De la banane ? Je l’ai mis au creux du grand banian. Je ne me fais pas trop d’illusion, comme toujours. Le sauver serait pourtant une provocation contre tous les massacreurs de roussettes, les tueurs de cerfs, les tortionnaires de chiens et de chats, les viandards découpeurs de bovins vivants, les bourreaux de la tauromachie et des rodéos, acteurs et spectateurs, autant de chasseurs et de tourmenteurs que je ne porte pas davantage dans mon cœur que les rois et reines du selfie…
 
JUSTICE ET ÉGALITÉ DE TRAITEMENT, VRAIMENT ???!!!
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Parfaite égalité entre les citoyens et accord miraculeux entre les indépendantistes et les loyalistes au comité des signataires ? Ouais… Vraiment ? Sauf que pour les mélanésiens de statut coutumier, beaucoup plus nombreux à ne pas être inscrits, l’inscription d’office sera parfaitement et totalement automatique, et que pour les autres, de droit commun, non, pas d’automaticité, il faudra vérifier 3 ans de CAFAT, avec « commissions administratives spéciales sur la base des éléments fournis par l’État. Bonjour l’égalité…
Quant à l’accord miraculeux il faudra repasser puisque les indépendantistes refusent que tout ça soit mis par écrit dans les textes et refusent de toucher à la loi organique, prêts à remettre tout ça en cause comme ils avaient déjà remis en cause « Le litige électoral est politiquement clos » du comité des signataires de 2016.
#IlsNousPrennentPourDesCons
 
LA FOUTAISE GOMÉSIENNE DU JOUR D’APRÈS
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Le « jour d’après », il se prépare… le jour d’après ! Pas avant ! Pas avant de connaître le résultat du référendum !
Les jours d’après un référendum où les loyalistes l’emportent à 75%, ou à 70%, ou à 65%, ou à 60%, ou à 55%, ou à 51%, ce ne peut pas être les mêmes jours d’après !!! Faut vraiment être crétin ou tordu ou les deux pour dire le contraire. Pourquoi donc Gomes et sa bande veulent-il préparer un truc préfabriqué pour le lendemain du référendum en se foutant de son résultat et donc en se foutant de nous ?! Même pas la peine d’aller voter alors !
Des indépendantistes perdants à 25%, à 35% ou à 49% ne peuvent pas et ne doivent pas être écoutés, entendus et suivis de la même manière. Tant qu’on est en démocratie en tout cas, tant qu’on ne parle pas de « logique arithmétique » injuste, comme Gomes et Michel, comme Mitterrand parlait de « force injuste de la loi » en Nouvelle-Calédonie, déjà…
 
LATASTE-VIN JUSQU’À LA LIE ?
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Lataste vint et ne repartit jamais. Faut-il le boire jusqu’à la lie ? Lataste c’est Christnacht, Christnacht c’est Lataste, depuis toujours, et ces deux-là c’est Mitterrand, Jospin et Hollande à la fois. Ils connaissent le dossier calédonien certes, par cœur même, et les acteurs calédoniens, tous, par cœur aussi, depuis si longtemps, peut-être un peu trop. Tant de proximité, tant de connivence, est-ce si bon pour aborder et traiter un problème comme cette consultation sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie ?
Le premier ministre Édouard Philippe, qui ne connaissait rien au dossier, a démontré qu’on pouvait avoir de la distance et un regard neuf sur les choses et les gens du Caillou et les traiter avec lucidité, équité, efficacité et honnêteté.
Macron et Philippe n’ont-ils pas un préfet solide, neutre et impartial en réserve ? Est-il indispensable de garder Galatée Lataste et son Pygmalion Christnacht jusqu’au bout en cette période très délicate ? Ce Chrisnacht qui avait déroulé son plan calédonien tellement crûment au préfet patriote Jean-Jacques Brot que ce dernier avait préféré démissionner pour ne pas en être complice, une attitude digne du préfet Jean Moulin…
 
INDEPEN-DANCES, QUAND LA POLITIQUE N’EST PLUS QU’UN BALLET
ou
LES PETITS SHOWS KANAKY EN TOURNÉE
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Quand on veut l’indépendance on la veut, et on fait tout pour. Les Catalans, une majorité hétéroclite au parlement de Barcelone, n’avaient qu’une vague émotion de colonisés, qu’un désir flou de séparatisme. Ils n’ont rien fait pour , rien fait pour défendre leurs élus et leurs institutions contre le gros bétail franquiste corrompu de Madrid Rajoy. Et leur chef foireux s’est barré à Bruxelles. Du mou, du très mou. Trois petits tours et puis s’en vont.
 
Comme les Écossais, qui se sont laissé imposer le Brexit par les Anglais sans moufter, comme les Québecquois et les Tahitiens, qui ne savent pas trop ce qu’ils veulent, un indépendantisme en forme de folklore.
 
En novembre 2017 en Nouvelle-Calédonie c’est pareil, ce n’est plus qu’une chorégraphie, une sorte de ballet complexe, un spectacle, l’Independence Dance, « Independance » en tournée mondiale, un coup en show à Paris, un coup à New-York, un coup à Nouméa.
Les vraies démarches, sang et violences, qui ont fait avancer les choses c’est Machoro et Ouvéa. Il y avait encore des colons alors, des vrais des durs, il y avait encore un idéal kanak, une cohésion kanak, une homogénéité kanak. Trente ans plus tard c’est fini, la communauté kanak a évolué puissamment et diversement. Hétérogénéité géographique, sociale, culturelle et politique. Éclatement et cloisonnement du groupe. Un mot d’ordre unique, fort et dense, ne sortira plus et ne viendra plus de ce patchwork composite et disparate qu’est devenue le peuple autochtone.
La scène de gens d’Ouvéa éméchés emmerdant des touristes japonais un midi de cette semaine place des cocotiers et traités de « bons à rien d’Iaai » avec un profond dégoût par un spectateur Lifou de cette scène révèle bien cette disparité et cette indépendance en interne des différents éléments du groupe kanak où la solidarité n’est plus une règle aveugle et une tyrannie absolue.
 
Maintenant un attentat très ciblé ne demandant que quelques acteurs, avec victimes collatérales, pourrait-il déstabiliser, enclencher des réactions en chaîne et réveiller les passions anciennes ? Même pas sûr. Les événements de Saint-Louis de 2016-2017 ont fait long feu eux aussi. Le bois de l’indépendance radicale est mouillé, ça ne prend plus.
Dance, dance, dance, indepen-dance only !
 
VALEURS DU SPORT, VALEURS OCÉANIENNES… #JaiUnDoute
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Le coup de pied du footballeur Patrice Evra dans la tronche d’un supporter et la constance de ces supporters à payer très cher des abonnements dans les stades pour se faire taper dessus ou pour se taper entre eux démontrent que le sport promeut et développe autant les valeurs humanistes que l’autonomisme-indépendantisme promeut et développe les belles valeurs océaniennes et chrétiennes en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, dans des domaines aussi variés que la délinquance, la protection de la nature, le respect des femmes, la sécurité routière, la tolérance, la sobriété et la tempérance etc…

INDEPENDENCE DAYS DIARY OCTOBRE 2017

oct

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DIMANCHE 1er OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

1

Le dimanche soir c’est déjà pas drôle, donc le dimanche soir faut vraiment éviter de regarder les Caledonia conférences sur Caledonia TV, ça peut être fatal, surtout si on n’a pas le moral, si on est un peu dépressif, que ça parle des coutumes de bonjour à Hienghène ou à Canala ou de l’économie de demain en Kanaky, attention, ça peut être le spleen de trop. Même les enterrements sont plus gais. Au mieux c’est l’arrêt de maladie et la visite chez le médecin lundi matin, en grossissant encore les queues des abonnés au toubib du lundi devant tous les cabinets de généralistes, au pire ça peut être mortel.

L’amer Michel s’amuse quand même beaucoup quand on lui pose des questions : hilarité devant les interrogations de Martine Cornaille sur la dette de la Province Sud envers VALE, sourire sarcastique face à la demande de discussion sur l’indépendance de l’ex candidat Jean Creugnet de l’UNI-PALIKA ex ami de CE, rictus moqueur en entendant Gael Yanno demander que l’ONU retire la Calédonie des pays à décoloniser.
Langue de bois constante face à Valérie Jauneau ce soir à la télé, qui a bien tenté quelques questions petinentes, quand même, juste une fois, pas deux, quand la réponse est à côté, évasive ou fantaisiste. Tout le monde ne peut pas être Élise Lucet ou Jean-Jacques Bourdin et NC1ère est loin de ressembler à Cash Investigation…
Le feu ? Il faut que les Calédoniens « prennent conscience », comme pour les accident, ©Ligeard. L’inscription automatique des natifs ? « On discute ». Quand, où ? « Entre nous ». Le gouv ? « Les Républicains Calédoniens veulent des avantages. » Lesquels ? « Euh… des postes ». Deladrière à la présidence ? « On discute pas avec un groupe de six. » Vous discutez avec les indépendantistes ? « Nous en parlons. » La dette de VALE ? « La Province Sud doit rien, PROMOSUD doit tout. » La délinquance . « On a fait… on a fait… on a fait… On va faire un réseau. » Les pilotes ? « Ils nous prennent en otage ». Les six de Backes ? « Ils font du chantage ».
Otage et chantage seraient les deux mamelles de l’amer Michel ?

Plus jolie à voir, Marlène Schiappa, la ministre de l’égalité homme-femme de Macron propose un truc utile et courageux contre le harcèlement de rue et d’espaces publics contre le femmes, loi et pénalisation, à faire utilement et courageusement aussi en Calédonie d’ailleurs. La gauche lui tombe dessus parce que ça pénaliserait surtout certains lieux, certaines cultures et certaines communautés. Ça « raciserait », c’est nouveau, ça vuent de sortir, quoique… Et si on décolonisait aussi la France ? Et si Wamytan et Yanno allaient défendre la décolonisation de notre doulce France devant le comité des 24 à New-York ?

La télé NC1ère nous sert presque trois quart d’heure au journal d’hier soir sur le SILO de Poindimié dont je sais, certes, qu’il intéresse des millions de gens très divers, qu’il est ouvert sur le monde et les autres et contraste avec l’entre-soi et l’auto-congratulation, qu’il promeut des œuvres fantastiques, qu’il est évidemment le contraire d’une bonne occasion de voyage, de bouffe et d’hôtel, mais elle n’accorde que trois quart de seconde aux élèves ayant monté une très belle et très populaire fête de la science au collège de Boulari ce samedi, où des classes de quartiers pas toujours faciles ont fait des réalisations étonnantes et ont remporté de nombreux prix : 1er prix du public pour une 4ème de Rivière Salée, 1er prix scientifique pour Yaté, 2ème pour le collège des Portes de fer, 3ème pour Kaméré.
Pourtant c’est pas faute d’avoir envoyé micros et caméras sur place ! RFO n’aime pas la science, les élèves, les quartiers difficiles ?

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LUNDI 2 OCTOBRE 2017
(Independence days Diary)

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L’AMI NANARD
ou l’étrange goût des Rép-Cal pour le sucré-sucré

Backes, Blaise et la bande nous font une crise pour avoir Deladrière à la tête du gouvernement. Tout sauf Germain, qu’ils disent. Un Nanard sinon rien. I <3 Bernard. Moi j’veux bien mais franchement y’a quoi de mieux dans le Nanard en gelée rumpiste par rapport au Germain au chocolat ensemble ?!
À la limite je préfère encore le Germain au cacao noir que le Bernard au miel.
Moi, une petite cuillère, une minute sur RRB et je renvoie !
Vraiment faudrait que les Républicains Calédoniens expliquent un peu à la population, plus germaniste et nanariste, ce goût pour le sucré-sucré qui les enivrait déjà au temps de leurs suaves dégustations de Yanno.
La ligne économique Deladrière versus la ligne économique Germain ?!!! Si Nanard avait une autre ligne que celle du disque de la voix de son maître dont il suit le sillon en 78 tours depuis des lustres, ça se saurait, ça se verrait !
Je demanderais bien à l’amie Sonia Caouette mais elle me fait la tête / Qu’a Caouette ?

L’AMI NAKY

L’ami Naky
M’dit des vacheries
Qu’a Naky ?

La p’tite Nabis
M’fait des caprices
Qu’a Nabis ?

Mam’zelle Nala
M’cause du tracas
Qu’a Nala ?

Le p’tit Rjacking
Me porte la guigne
Qu’a Rjacking ?

Monsieur Yassage
Me pète la rage
Qu’a Yassage ?

LA MIMI CHEL

« Philippe Michel certainement l’orateur le plus clair de la classe politique actuelle. Un don de synthèse et de clarté. »
Pas mal, non ?
Comme j’aimerais encore pouvoir dire et publier sur tweeter des trucs comme ça ! 🙁 Comme j’aimerais pouvoir encore voir autre chose dans tout ça que de la drogue de synthèse et de la langue de bois synthétique !…

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MARDI 3 OCTOBRE 2017
(Independence days Diary)

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tweet : Retour chez Whirlpool. Belle réussite, bel accueil. Deuxième moment fort de la geste Macron. Ils veulent quoi d’autre les vieux dégagés ?

(La première fois il y avait démoli la vieille Le Pen, la seconde il y a damé la truffe insoumise Ruffin.)

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CALEDONIA SORIES (5 octobre)

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Une très belle photo de Laurent Penvern, qui me touche et que j’aime pour des raisons assez claires et explicites, mais qui charme et retient aussi par des voies plus mystérieuses. Un peu comme toujours en art et en amour…

5

Impossible de ne pas la rapprocher de celle-ci. Ces images transcendent les écarts et les distances et se rejoignent dans l’humain universel.

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JEUDI 5 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Sixième mois sans eau en Calédonie. On a du mal à se souvenir comment c’était la pluie, la boue, à quoi ça ressemblait un nuage, une averse…

Nos chers rois du RUMP, Frogier et Santa, s’extasient et se pâment devant la réélection sans surprise de Larcher à la tête du sénat. Après Sarkozy touché coulé dans les flots présidentiels, ils ont un nouveau « phare », pas très différent en hauteur, mais beaucoup plus imposant en largeur. Ceci dit moi j’aime bien Larcher, il est normand, il vient de l’Orne, il est né à Flers, son père était maire de Saint-Michel-des-Andaines. Ça m’suffit, pas besoin d’en faire un phare !

Entre Germain et Deladrière franchement je ne vois pas la différence. C’est vraiment pas une raison pour bloquer indéfiniment le gouvernement, surtout quand on a déjà validé cette plateforme à la tête du congrès. Une opposition cohérente exigeait de ne pas voter là-bas pour Santa et ses amis. Là ça donne trop l’impression de chercher le buzz pour encore un peu exister.
La sortie de l’impasse va être hard pour ceux qui vont en sortir à reculons. Honte au Palika si il vote pour Germain après s’être fait tant maltraité par Gomes à travers Louis Mapou. Honte aux Rép-Cal s’ils votent pour leur bête noire Germain. Honte à CE si ils intervertissent Germain et Deladrière. Seul l’UC et Le RUMP ne risquent ni la honte ni le déshonneur dans cette histoire. Ben ouais… évidemment…

Les Espagnols, qui sont toujours en retard d’une guerre civile, songent à inviter Tjibaou, Lafleur et Rocard à Madrid et Barcelone pour arranger leurs problèmes et trouver un accord. Il faudrait leur dire que leur carnet d’adresses n’est pas à jour non plus. Christnacht leur aurait envoyé un certificat de vie et leur aurait proposé ses services… Il a déjà un préambule tout prêt !

Entre le pouvoir quasi franquiste de Madrid, avec son grand couillon de roi, et les gauchistes surexcités et minoritaires catalans, je serais bien con de choisir. De toute façon je déteste la corrida, les castagnettes, le flamenco, les gitanes, les machos ténébreux, l’accent latino, la Revolución et j’en passe… donc je passe.

Qu’on ne me demande pas non plus de classer dans la poubelle la chasse, le foot, la corrida, le tatouage, les concours de miss et missette, Aircalin, le FN, Mélenchon, les armes… Pas de tri sélectif, tout ça se vaut dans le rien, ou plutôt ne vaut rien.

Le tireur de Las Vegas, avec ses 47 fusils, essayait peut-être d’égaler le nombre moyen d’armes détenues par habitants en Nouvelle-Calédonie, défendus au demeurant par un député au nom de l’identité culturelle (!). Il en était encore loin…

La coutume et le pouvoir coutumier ont vraiment une grande importance et une grande utilité en Nouvelle-Calédonie. Ils permettent de trouver rapidement un consensus océanien et un président pour tous au sénat. Ils permettent d’instaurer un ordre clair et authentique dans l’état civil coutumier. Ils permettent de résoudre tous les conflits fonciers et claniques et d’éviter les violences. Ils permettent d’amener les jeunes à la raison et à renoncer à la drogue, à la violence et à la délinquance. Ils permettent d’amener les adultes à la sagesse et de les écarter de l’usage du feu, des écobuages, des armes et de l’alcool. Ils permettent de conduire les hommes à plus de justice, de respect, d’égalité et de douceur envers les femmes. Comment pourrait-on se passer d’une telle institution ?!

La France Insoumise de Mélenchon et le Front National de Le Pen ont de nouveau fait leur jonction, à l’Assemblée Nationale, contre l’Europe et son drapeau. Marine et Garrido la même rage, Méluche et Jean-Marie la même haine.

Entre la grève des pilotes d’Aircalin, des chauffeurs de Karuïa, des docteurs du Médipole, comme un air de famille, comme une ressemblance, mais laquelle ?! Ah oui !!! Nos milliards !

Ceux qui traitent les politiques de « Tous pourris » sont vraiment bêtes et ignares ! C’est injuste et simpliste ! Il existe au moins 50 nuances de décomposition dans ce monde et les Fifty Shades of Crade vont progressivement du gâté jusqu’au putride : blet, moisi, tourné, piqué, abîmé, altéré, décomposé, corrompu, faisandé, véreux, fétide, putréfié. On a le choix pourtant, donc affinons l’analyse des fruits jetés dans le même panier…

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VENDREDI 6 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Aircalin nous bombarde de pub pour ses merveilleux « vols » à la télé, à la radio, dans le journal et même sur Internet et sur Youtube.
Je comprends pas bien. À quoi bon faire de la pub quand on est seul en situation de monopole dictatorial ?! Soit c’est con soit c’est tordu, soit les deux.
C’est un peu comme si Kim Jong-un lançait une campagne de publicité sur sa télé d’état coréenne pour la seule compagnie autorisée en Corée du Nord : Air Koryo. « Voyagez Air Koryo, goûtez Air Koryo, comparez nous sommes uniques, un service unique, des prix uniques, une expérience unique ! »
La fille de la pub a l’air câline et semble nous inviter et nous entraîner vers des câlins internationaux, mais au final on se fait juste dépouiller et on se retrouve à poil et sans…câlin !

À Hienghène c’est un peu Lévy contre Goaliath en ce moment, André contre Daniel, Palikadavid contre UCgoliath. L’indépendance Kanaky nous promet des combats bibliques, des luttes titanesques ! Appelez Hollywood !

À Santo cette semaine, pour aider les 12 000 réfugiés de l’île d’Ambaé en éruption, les Papous et leur armée sont-ils revenus donner la main aux Vanuatuans comme ils l’avaient fait en 1980 quand ils avaient prêté main forte, et même très forte, à la répression du jeune état Vanuatu de Walter Lini contre la population de Santo qui voulait majoritairement rester prospère, libre et française, à la manière de Mayotte ? Eux et leurs copains si forts en gueule du Fer de Lance vont-ils revenir aider leurs frères comme les Français et les Anglo-saxons le font en ce moment ? Ceci dit si c’est pour revenir avec un comportement violent exacerbé à l’égard des gens de Santo, avec une consommation d’alcool excessive et redoutable, avec des pillages et des agressions, avec des passages à tabac des francophones, avec des tirs au hasard dans les tribus au cours des patrouilles pour montrer qu’ils étaient les plus forts, les soldats papous peuvent rester chez eux.

Grèves des pilotes quand c’est pas celle des contrôleurs ou des autres, « bordel » (comme dit Macron) dans tous les systèmes de bus de ville et de brousse, nouveau réseau de transport en commun pharaonique qui va finir de paralyser la ville, compagnie aérienne internationale en monopole abusif, compagnie aérienne locale et aérodrome en doublon et en gaspillage, en grève, en rade ou en panne une fois sur deux, bateau inadapté fuyant Ouvéa, marchant sur un moteur un voyage sur deux, cargos qui s’écrasent connement sur les récifs, effectifs pléthoriques, tarifs en or, rentes de situation, taxis qui vont juste là où ils veulent, quand ils veulent, car Joe le taxi, Y va pas partout… : quelle est donc cette malédiction qui pèse sur les transports en Nouvelle-Calédonie ???!!!

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SAMEDI 7 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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IDENTITÉ CALÉDONIENNE
ou VIVRE TOUS ENSEMBLE À LA CALÉDONIENNE

La question que Edouard Léoni pose sur la table, sur le Net, sur les plateaux, sur les ondes, depuis plusieurs mois à propos de l’identité calédonienne mérite d’être examinée et débattue.

Les difficultés et les équilibres au sein des groupes humains relèvent davantage du culturel et du psychologique que de l’économique et du juridique. Pour un pays, les maux de l’âme sont plus graves que ceux du ventre et du corps, y compris et même surtout en Nouvelle-Calédonie.

J’ai déjà dit à Edouard Léoni que j’avais beaucoup de mal avec la notion d’identité collective. Identité d’une personne, d’un individu, d’accord. Mais parler d’identité à propos de dix, cent, mille, cent mille membres d’un groupe revient à considérer que ces individus sont identiques et clonés, ce qui est toujours réducteurs et faux.

Par contre on peut souvent distinguer des habitudes partagées et des constantes plus ou moins fortes au niveau des éléments psychologiques et culturels d’une famille, d’une société, d’un peuple. Si ces éléments sont assez nombreux, particuliers, marqués et constants on pourra parler d’une culture distincte, à part entière, pour le groupe observé.

En nouvelle-Calédonie, deux communautés seulement répondent encore à ce critère d’une masse d’éléments culturels nombreux, particuliers, marqués et constants partagés par leurs membres, et maintiennent donc jusqu’à présent une culture : les mélanésiens et les wallisiens, qui vivent encore davantage leur culture qu’ils ne la disent et la folklorisent, le discours et le folklore étant les indices de l’agonie et de la mort d’une culture.

Parmi les autres habitants de Nouvelle-Calédonie et au sein de ce qu’on appelle encore les « ethnies » dans sa population, ces éléments culturels communs sont trop rares, trop clairsemés, trop affaiblis, trop variables, trop inconstants pour qu’ils puissent encore constituer des cultures. Les manifestations obstinées d’affirmations culturelles dans toutes les foires et fêtes, dans tous les spectacles scolaires, dans toutes les productions artistiques, à grands coups, de chemises à carreaux et de lasso, de robes à fleurs et d’ukulélé, de gamelan et de dragons, de séga et de biguine, ne sont que folklore et certificats de décès des cultures concernées et ne font que diviser stérilement sans rassembler sur un culturellement vivant et réel en devenir.

En effet, au-delà de ces démonstrations artificielles et stériles, au-delà des cultures kanak et wallisienne, authentiques mais en sursis et isolées voire autistes dans le monde calédonien, au-delà des incantations politico-culturelles de ces dernières années qui nous ont décrété et imposé des « valeurs » dans une charte-catéchisme que l’actualité dément tous les jours, ils serait intéressant et utile de reconnaître et définir les véritables habitudes de vie et les véritables penchants culturels et psychologiques calédoniens qui nous animent tous, vraiment tous, indistinctement, au-delà des absurdes cloisons ethniques et identitaires.

La chasse, la pêche, le sport, la coutume, le drapeau kanaky, le rodéo, l’autorité des anciens, l’accueil, le lien à la terre, la foi chrétienne etc… ne sont pas et ne peuvent pas être ni des données réelles, ni des traits distinctifs, ni des éléments largement partagés ni même des valeurs d’une culture calédonienne.

Les Calédoniens à l’extérieur, les étudiants en exil, les citadins locaux et les broussards ou îliens qui se croisent, savent ce qui les rapprochent, se reconnaissent immédiatement et instinctivement en se reconnaissant des traits communs simples et réels : un rythme apaisé, un contact familier, confiant et rapide, du rire immédiat et explosif, une spontanéité simple, de la générosité sans calcul ni mesquinerie, le goût de la nature, le sens de la famille élargie, des repas abondants sans compter les invités et les dépenses, une fierté d’être et d’être ici…

Cette approche, cette honnête et sincère reconnaissance mutuelle de nos rythmes et de nos affections, propres au pays, débarrassée des shows et mensonges folkloriques, ouvrirait, je le crois, la porte à cette culture calédonienne globale et à ce sentiment d’appartenance générale que Léoni appelle de ses vœux.

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LUNDI 9 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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CHINOIS

Assez paradoxal que notre « chère » Aircalin et notre « cher » gouvernement fassent des ronds de jambes aux Chinois et les invitent ardemment à nous visiter par milliers depuis Shanghai et Hong-Kong et q’en même temps on chasse et pourchasse avec hystérie et maladresse le moindre bateau chinois attiré par nos côtes. Les responsables calédoniens essaieraient-ils de s’initier au fameux « en même temps » macronien ?

CHOISIR

Quand on nous dit « Merci d’avoir choisi Aircalin » à la fin d’un voyage, c’est du cynisme ou du cynisme ? Merci d’avoir choisi l’OPT, merci d’avoir choisi l’OCEF, merci d’avoir choisi Biscochoc, merci d’avoir choisi notre papier Q, merci d’avoir choisi notre plateforme, merci d’avoir choisi notre sénateur, merci d’avoir choisi votre destin. « Choisir est-il accepter la fatalité ? » prochain sujet de philo au bac local calédonien en novembre, vous avez quatre heures.

LR

Laurent Wauquiez a clairement annoncé que son parti Les Républicains ne s’allierait jamais avec le Front National et Marine Le Pen a tout aussi clairement déclaré que la page d’un dialogue avec LR était définitivement tournée. Wauquiez a raison, sa logique n’est pas l’alliance avec le FN, elle est de le tuer, de le manger et de le digérer. Même si la ligne des Wauqiez, Baroin, Sarko, Fillon a peu de différences avec celle de Macron, il faut qu’ils se droitisent et se FNisent pour ne pas être dissous dans LREM et pour continuer d’exister en siphonnant le FN. L’objectif de Wauquiez est de décrocher un par un tous les électeurs du FN et de se les récupérer. Après la démonstration d’incompétence économique crasse, de fragilité psychologique et de mauvaise gestion de ses troupes que Marine Le Pen a administrée aux Français pendant la campagne et l’après-campagne, cette récupération de l’extrême droite est jouable si Wauquiez s’y prend bien.
Ce qui est étonnant c’est que les caciques des Républicains en Nouvelle-Calédonie, Frogier, Santa… ont fait et font encore tout le contraire. Au lieu de se droitiser, voire de se radicaliser, comme en métropole ils se sont alliés avec un centre gauche, « Calédonie Ensemble », plus macroniste et valsiste que « à droite toute ». Ils ont même brutalement rejeté les nombreux lepénistes et la tendance frontiste largement partagée en NC. Et ils ont diabolisé et excommunié les très droitiers Républicains Calédoniens, auto proclamés patriotes, ainsi que leur électorat. Un Wauquiez n’aurait pas fait ça. Une démarche inverse aurait sauvé et revigoré le vieux RPCR, aussi usé et cacochyme que son leader. La disparition du RUMP des radars, sa transformation en phénomène illisible et mineur et sa dissolution dans CE avec cette plate-forme contraire aux options de sa formation-mère sont le prix d’une réélection au Sénat. Saborder un parti historique contre 6 ans de plus au palais du Luxembourg, la facture est quand même salée…

DANSE DU VENTRE RÉPUBLICAIN CALÉDONIEN

Une autre incohérence politique c’est l’humiliante mendicité politique que manifeste le groupe des six élus Républicains Calédoniens en face des élus de la plateforme CE-RUMP qui les hait et les insulte toutes les heures depuis des semaines et des semaines. Faire la danse du ventre devant des Frogier, Gomes, Germain, Michel, Yanno, Deladrière, Ligeard, Ruffenach qui font entre eux des concours de crachats et de vomis sur les six danseurs du ventre de la troupe de Sonia Backes a quelque chose de dégradant et de pathétique. Si j’étais un sympathisant ou militant de Blaise, Backes ou Lafleur j’aurais honte de ce qu’ils font et honte de mon appartenance à l’une ou l’autre de leur formation, c’est déshonorant. S’ils considèrent que la reconduction de Germain est vraiment grave et néfaste, inutile d’aller supplier leurs adversaires et d’aller mendier des rendez-vous et des discussions. Qu’ils restent chez eux et se taisent, en attendant que les coincés de la plateforme, seuls responsables par leurs manœuvres, leur morgue et leur mépris de la colère conjointe du FLNKS et des loyalistes exclus, viennent vers eux avec des excuses et des propositions.

PARADIS

« Le paradis c’est le vent qui souffle entre les oreilles d’un cheval » nous cite un jeune ministre qui semble confondre son métier avec celui de jockey. Dans la série les tartes à la crème soulantes, on connaissait l’île la plus proche du paradis, le paradis qui n’est pas loin et même qu’il faut pas passer à côté, mais Adam et Ève et l’Eden entre les oreilles d’un canasson c’est nouveau, ça vient de sortir. En tout cas, « L’air du paradis », pour reprendre exactement le proverbe arabe, ce n’est certainement celui qui circule dans le grand espace vide entre les oreilles des politiciens…

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MARDI 10 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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LA KANAKY N’EST PAS LOIN, NE SHOOTEZ PAS À CÔTÉ :
SPORT, INCOHÉRENCE ET INDÉPENDANCE

« Soyez fiers d’être Calédoniens, chantez l’hymne avec la main sur le cœur et qualifiez-vous pour les huitièmes de finale. Comme ça je pourrai vous rejoindre ! » a déclaré comme dans les contes de fées le président de la fédération calédonienne de foot à ses poussins minikeums minifooteux en partance pour la Coupe du monde des moins de 17 ans en Inde.

Raté : foutus, balayés, nettoyés, astiqués.

« Ce match, c’est un pas sportif vers l’indépendance » a affirmé pour sa part Christian Karembeu, l’idole des musclés, le modèle idéal de notre belle jeunesse, grand investisseur de ses bénéfices en Calédonie pour son progrès et le bonheur de tous, grand contribuable sur sa fortune pour la solidarité nationale… surtout suisse, sans trop chanter d’hymne, c’est pas son truc, même en service chez les Bleus, sans trop se mettre la main sur le cœur, ou alors juste un doigt, vers la France…

C’est pas très cohérent tout ça quand même, non ? Je me suis toujours méfié du sport, et de ses effets désastreux, sur le corps, le mental et la morale. J’avais raison.

Pas très cohérent non plus d’envoyer une équipe locale contre la France, avec 30 millions de subventions d’argent public, pour aller se faire ridiculiser à l’étranger, comme des étrangers, au lieu d’envoyer les meilleurs de ces jeunes footballeurs calédoniens, s’ils sont si bons, dans les rangs de cette équipe de France, pour participer vraiment, pour jouer vraiment, pour espérer vraiment une place honorable voire un succès, pas pour faire seulement de la figuration et une lamentable démonstration politique, triplement pitoyable puisqu’elle implique et dégrade la Calédonie, le sport et les jeunes.

Quoique… Karembeu a sans doute raison en même temps. Le référendum contre la France sera « la suite logique » de ce match contre la France de ce « pas sportif » pas sportif du tout, c’est logique, c’est cohérent, d’un certain point de vue, d’un point de vue pas sportif mais pourtant très partagé en Nouvelle-Calédonie par les sous-musclés du cerveau puisqu’on n’a entendu personne trouver tout cela incohérent et révoltant. « Un petit pas en arrière pour le sport, un grand pas en avant pour l’indépendance », nous dit en substance notre Chrichri Neil Armstrong Karembeu « national » de la planète foot, ou en d’autres termes, « La Kanaky n’est pas loin, ne shootez pas à côté ! ».

Ceci dit, si la France gagne encore à 7 contre 1 l’an prochain en novembre au référendum, faudra que Christian trouve une autre « suite logique » et un autre « sens de l’Histoire » et faudra aussi éviter de renouveler ce genre de bêtise peu sportive…

« Foot – Mondial U17 : la France écrase la Nouvelle-Calédonie » ont titré tous les journaux, toutes les radios, toutes les télés. D’ici à ce que Wamytan aille pleurer à l’ONU que même en sport la France coloniale s’obstine à écraser et humilier la Kanaky, y’a pas loin !

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JEUDI 12 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

12

LES MÉDECINS AU POUVOIR !

« L’administration devrait être au service des médecins et pas le contraire. »
« L’administration n’est pas là pour nous donner des ordres. »
« Il va falloir que les médecins reprennent le pouvoir qu’ils avaient (…) et que ce ne soit pas les administrateurs qui prennent le pouvoir comme ils font. »
Pascale ROUAU-BRUZY, NC1ère, 11/10/17.

Ah bon !!!

Moi je croyais que l’administration hospitalière émanait des pouvoirs publics et des institutions qui eux-mêmes suivent les choix et directives des élus, qui émanent pour leur part de la volonté populaire et du vote démocratique des citoyens.
Et bah non. L’administration, les pouvoirs publics, les élus, les institutions, les citoyens, le peuple doivent être au service des médecins et obéir à leurs ordres.
— Et Les malades ?
— Les malades pareils ! Ils sont au service des médecins ! Et ils ont intérêt à ne pas la ramener, sinon grève des soins ! Ils sont prévenus.
— Et la CAFAT en faillite ? Et la Calédonie en crise ? Et tous les boulons qu’ils faut resserrer, que les administrateurs resserrent à la demande des élus, y compris dans la santé ? Et Les ceintures que chacun doit se serrer ?
— On s’en fout ! La faillite doit être au service des médecins !

En écoutant les aimables propos de cette douce et gente dame à la télé hier soir, je me disais que la Calédonie en manque de chef de gouvernement avait trouvé là la personne idéale pour dompter les petits et petites ministres et pour prendre le pouvoir dans le pays après l’avoir restauré dans l’empire de la santé…

REVENDICATIONS OBSCÈNES
ou LE PORNO ÉCONOMIQUE CALÉDONIEN

Il n’y a pas que les rois de la médecine qui veulent imposer leur État dans l’État. Les pilotes et les contrôleurs, la bande d’AIRCALIN, les chauffeurs et leurs licence en or qui se rêvent tous en « Homme qui valait trois milliards », trente millions pour la balade d’une équipe de foot qui a déjà fait sécession avec la France, trente millions pour une étude sur les métaux dans l’environnement dont la responsable annonce « qu’on ne peut pas dire grand chose finalement », le cinéma de Backès pour imposer le Deladrière défenseur des cent gros patrons et des cent gros abus contre le Germain défenseur des mille moyens patrons et des mille moyens abus, autant de petites principautés déjà indépendantes et autant d’exigences obscènes et choquantes qui permettent aux Calédoniens de faire l’économie du porno. S’ils veulent vraiment avoir du hard, du grossier et de l’indécent, inutile d’aller sur sur Youporn, NC1ère et ses invités sans complexes font très bien l’affaire.

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VENDREDI 13 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

troie

CHEVAL DE TROIS

La coutume, les langues et l’ONU sont les trois pattes du cheval de Troie poussé dans la Nouvelle-Calédonie par les indépendantistes… sous les applaudissements et les remerdes assiégés !

REDUCTIO AD « RENTRE CHEZ TOI »

En Calédonie-Kanaky la Loi de Godwin s’exerce aussi mais la reductio ad Hitlerum a été tropicalisée en « Rentre chez toi ». Le fait de réduire son interlocuteur à Hitler ou aux nazis dès que tout autre argument fait défaut dans un débat se traduit localement par un « Rentre chez toi !!! » en guise de répartie quand le débatteur est en manque de répliques autres. La loi de Godwin calcule la rapidité de cette réponse radicale en fonction de la durée de la conversation.

VENDREDI MÉDIAS

Entendu Pascal Vittori ce midi au micro d’Élisabeth Nouar sur RRB. Avec un débit d’eau tiède aussi puissant je me demande pourquoi Pascal n’a pas proposé de mettre son talent au service de sa commune. Il pourrait alimenter en eau javellisée à 20 degrés constant une piscine municipale à Boulouparis rien qu’en faisant un petit discours chaque jour là-bas. Ou bien chauffer les maisons du village en remplissant de la douce chaleur liquide de ses propos les tuyaux d’un système de chauffage central communal pendant la saison fraiche.
Une telle richesse inexploitée c’est gaspillé !
à NC1ère-la radio pendant les vacances scolaires en tout cas. On supprime tout. Le club de la presse du vendredi midi, avec Poisson, Dutailly, Souche et quelques autres, qui est le seul truc intéressant sur RFO, est supprimé. Vacances on oublie tout au Mont Coffyn et surtout les auditeurs. RFO doit dépendre du ministère de l’éducation nationale…

MACRON

Macron poursuit son chemin au pas de charge. Le code du travail c’est fait. Des prix normaux pour les paysans c’est fait. Mettre au pas l’armée c’est fait. Remettre l’éducation nationale à l’endroit c’est fait. L’assurance chômage et la formation continue exploitée par des syndicats squelettiques ça va bientôt être fait… Ben voilà ! La vieille droite et la vieille Calédonie voient bien tout ça mais ça leur ferait mal au… Fillon de reconnaître que c’est bien.

KOMMUNES

Hienghène, Ouegoa, Poum… presque toutes les communes indépendantistes sont en guerre intestine. Ça promet…

PORN’ HOLLYWOOD

Le monde du cinéma, des médias et de la télé m’impressionne et m’intéresse aussi peu que celui du sport et celui de la politique. C’est dire ! Une émission ou un film intéressant sur mile, ou dix mille. Des productions de merde et surtout des producteurs de merde. Et pas seulement le désormais célèbre Harvey Weinstein, inconnu par nous tous jusque là mais connu comme un porc notoire par le milieu et la société du spectacle. Le cinéma, la télé et les médias sont un monde de chiens et de porcs pourris au départ et sur-pourris par l’argent, c’est pas nouveau, un monde où la femme est posée en objet maquillé, en potiche exposée, en mannequin creux, en article en vitrine, en appât. C’est su, c’est vu, c’est dit, c’est connu. Mais alors pourquoi les filles et les femmes se précipitent-elles toujours vers ce bordel immonde, vers cette bauge infecte ???!!! Pourquoi tous les sachants et tous les puissants des sociétés entretiennent-ils et protègent-ils ce cloaque puant ???!!! Les démocrates américains par exemple, les journaux dits progressistes, les Clinton, les Obama, toujours prompts à donner des leçons. Hein pourquoi ? Le harcèlement et les violences à l’égard des femmes, les grandes muettes que sont l’armée, le sport, l’entreprise et la politique, aussi complaisantes et complices que le showbiz font partie du même problème : dénis de réalité, affaires étouffées, victimes achetées, bâillonnées ou écartées.
Et les beaufs du café du commerce de continuer à faire des blagues bien grasses sur les gonzesses et les meufs…

KATALOGNE ?

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La Catalogne s’y prend à peu près comme la Kanaky pour imposer sa sécession, et dans les mêmes conditions :

1) situation dans un état riche, civilisé, démocratique (l’Espagne, la France).
2) position de région dynamique et prospère (économies de la NC et de la Catalogne).
3) respect, liberté et égalité des citoyens de ces régions comme pour tous les citoyens des autres régions (droits des Calédoniens et des Catalans).
4) exploitation d’un communautarisme culturel flou et passéiste comme levier politique.
5) situation minoritaire de cette culture revendiquée dans des régions brassées et multiculturelles.
6) imposition de ces cultures minoritaires au détriment des éléments majoritaires (coutume et langues contre le droit civil et le français, catalan contre le castillan).
7) élaboration de majorités politiques artificielles, opportunistes et hétéroclites (au gouvernement catalan, au gouvernement calédonien).
8) invocation du droit du peuple contre le droit constitutionnel pour forcer les choses (référendum sauvage en Catalogne, charcutage des listes électorales en Calédonie).
9) repliements sur elles-mêmes et auto protections égoïstes et autistes de ces régions (fermeture à la France et aux Français en Calédonie, refus du partage fiscal avec l’Espagne en catalogne).

Je n’ai guère de sympathie pour Madrid, ni pour le très buté Mariano Rajoy aussi borné que Chirac en son temps face aux événements, ni pour la droite espagnole et son usage franquiste de la police, ni pour les caricatures royales que sont le fiston Felipe et son grand couillon de père Juan Carlos grand amateur de safaris et de massacres d’éléphants, mais je n’en ai pas davantage pour les délires communautaires nombrilistes ni pour les séparatistes Catalans pour les raisons précitées, tellement proches du bluff indépendantiste en Nouvelle-Calédonie qu’on pourrait imaginer LKU et le RIN partir à Barcelone, les leaders radicaux de notre Kanaky soutenir les Katalans et le FLNKS envoyer des brigades internationales en Katalogne comme en 1936. Georges Orwell réincarné en Louis Kotra républicain ? André Malraux ressuscité en Madeleine Ounou anti fasciste ?

UNE ÉTUDE À TRENTE MILLIONS PAS TELLEMENT NICKEL CHROME…

conne

J’ai rarement vu et entendu un dispositif à faire du vide aussi puissant que France BAILLY, la directrice du CNRT, avec son étude et son blabla récent sur le nickel et l’environnement. Ce qui est encore plus étonnant c’est tous les plateaux et les micros qu’on lui a offert sans jamais lui demander pourquoi sa mission était aussi vide et inutile.

Francine Baumann m’indique que cette plaisanterie à trente millions, qui souhaite se pérenniser en valse à cent temps ou à cent ans, est financée par différents partenaires: 1/3 état français, 1/3 gouvernement NC et Provinces, 1/3 industriels (Vale, SLN, KNS). Je comprends un peu mieux. Je comprends qu’en tant que contribuable calédo et métro, j’ai financé les deux tiers de cette foutaise et que ce CNRT payé aussi par les boites à nickel ne peut pas davantage les critiquer que les agences du médicament ne critiquent l’industrie pharmaceutique qui les finance. Je comprends mieux aussi pourquoi ces surdoués ont pris l’Île des Pins comme témoins pour « blanchir » la zone VKP. Ben oui quoi, Kunié qui n’a pas d’usine ni de mine est davantage polluée que VKP, donc les usines et les mines sont innocentes, pures, des anges, des colombes ! Sauf que tout le monde sait que l’Île des Pins est latéritique aussi et que les captages et tuyaux d’eau y sont pourris et donc que les analyses y dédouaneraient à coup sûr les industriels.

Sinon elle est quand même rigolote France Bailly. J’ai même eu l’impression que ce qu’elle racontait la faisait rire elle-même !

« En Calédonie on est un peu plus exposé aux métaux. »
Ah oui !…

« On ne peut pas dire grand chose finalement. »
Faut pas dire !!!

« Notre zone témoin a tout brouillé, tout ce qu’on aurait pu montrer. »
C’est ballot !

« C’est le fond géologique qui influe sur la libération des métaux dans l’environnement. »
Ah bon !!! Et ça serait l’eau qui mouillerait et le feu qui brûlerait ?

« Ça on ne peut pas le dire parce qu’on n’a pas de recul. »
Ben ouais, faut une autre étude à 30 millions.

« Ça ne correspond pas à un risque sanitaire avéré. »
Ouf ! C’est les usines de nickel qui ont payé cette étude qui vont être contentes !…

« On n’a pas encore ce niveau d’information. »
On n’a pas le niveau ?

« C’est une première étape. »
Une autre étude, une autre étude, une autre étude !!!

« Maintenant on va savoir peut-être où aller chercher des informations plus précises sur la santé des gens en fonction des niveaux d’imprégnation. »
Ça c’est une phrase valable ! T’as oublié le début quand t’arrives à la fin. Spécial langage expert, idéal pour rapport d’analyse creux…

« Alors pour l’instant c’est pas tellement des recommandations en termes de santé publique qu’on a commencé à émettre mais plutôt des pistes de recherche pour continuer le travail en fait. »
Pas de recommandations puisque tout va bien dans le meilleur des mondes nickelé.

« On peut également faire des études pour voir pourquoi il y a plus de métaux à certains endroits qu’à d’autres. »
Peut-être parce qu’il y a plus de nickel ici que là… Non ? Moi j’dis ça j’dis rien. Vaudrait mieux faire une étude pour dégoter d’autres études à faire et surtout à faire financer…

C’EST IMPOSSIBLE

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SAMEDI 14 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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LA LETTRE AU PÈRE NOËL DE SONIA BACKES

Sonia Backes veut un président de gouvernement consensuel, sans conflit, doux, mou, sucré, fondant, pour Noël. Et plus d’impôts, plus d’alcool, plus de violence, plus de dettes. Et puis juste un dernier truc : un pique-nique avec Philippe Michel et une bise sur la joue.

Ben voilà ! On sait maintenant. C’est pas difficile de lui faire plaisir ! Y’a des lettres au Père Noël bien plus compliquées !
Elle veut juste un président Marshmallow dans un monde Marshmallow, c’est tout ! Faut pas la faire attendre. On a déjà c’qu’il lui faut !

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JEUDI 19 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Vendredi 20 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

OCTOBRE NOIR

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Octobre qui fait flamboyer d’ocres et de carmins les forêts boréales consume les savanes tropicales. Octobre n’est pas plus tendre avec les humains qu’avec les arbres. Saisons des concerts de couleurs, saisons de cancers et de douleurs, saisons des renoncements et des départs.

Octobre noir où un vieil homme s’en est allé après quatre vingt dix années de certitudes simples et de volonté tenace vers un Fenua céleste incertain en laissant un monde où l’essentiel n’est plus de bâtir sa maison, de nourrir ses enfants et de leur donner sa foi. Regrets, tristesse et sentiment qu’il laisse un vide plus vaste et plus lourd que la foule et les dons qui l’ont accompagné avant hier.

Octobre noir où un jeune homme de vingt ans s’en est allé à toute allure sur une route où on l’avait lancé, projeté, et où on ne l’a pas protégé. Révolte, colère contre la bêtise qui n’a rien vu, rien prévu, rien reconnu pour empêcher la mort d’arriver et de venir le faucher et lui faucher les soixante-dix ans que la vie lui devait. Révolte, colère contre la lâche irresponsabilité qui cachera sous du « dysfonctionnement » et de la « fatalité » les manquements aussi stupides que criminels qui ont transformé ce matin un sport en une course à la mort.

Octobre noir où un vieux pays n’en finit pas de s’embraser, où de vieilles passions n’en finissent pas de brûler, torchères inextinguibles dans le désert et la nuit de l’inconscience, des champs de cendres et des cadavres noircis de bêtes calcinées.

L’image contient peut-être : personnes assises, arbre, plein air et nature
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SAMEDI 21 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

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BALANCE TA PORCHERIE

Dans un monde où le cinéma, la photo, la télé, la presse, les médias, Internet, les réseaux, les sites, les clubs, les boites, la mode, le luxe, la politique, le pouvoir ne forment plus qu’une grande surface aussi close que les maisons où la femme est mise et se met parfois elle-même en rayon, en vitrine, se posant et s’exposant comme objet à décorer, à exhiber, à examiner, à reluquer, à compulser, à prendre, à essayer, à reposer, à reprendre, à emporter, à rapporter, à acheter, à utiliser, à user, à prêter, à vendre, à revendre, à échanger, à troquer, l’affaire Harvey Weinstein, le gentil démocrate, le brillant producteur, est aussi incongrue qu’hypocrite, tout autant que le sursaut puritain dénonçant quelques porcs sans dénoncer et sans avoir jamais dénoncé la porcherie occidentale et son odieux système de marchandisation des femmes, sans dénoncer et sans avoir jamais dénoncé la porcherie musulmane et son violent système de déshumanisation des femmes.

Sursaut puritain tardif plutôt issu d’une dénonciation vengeresse d’un Weinstein qui n’a pas produit tel film ou choisi telle actrice que d’une sincère révolte vertueuse, au demeurant…

Il est bien plus commode d’amalgamer tous les hommes en porcins et tous leurs désirs en cochonneries et de tout balancer sur Saint-Ternet que de trier et dénoncer les vrais salauds et les saloperies réelles : celle d’un capitalisme de plus en plus porno et putassier (1) et celle d’un islam de plus en plus radical et misogyne (2), aussi insupportables et intouchables l’une que l’autre. La saloperie aussi de la complicité de ceux qui savent et se taisent. La saloperie encore de la servitude volontaire de celles qui savaient et se sont tues en montant librement dans la chambre d’un porc producteur en peignoir alors que les hôtels ont tous des salons privés dédiés aux réunions professionnelles et au travail. Ces dernières, hélas trop nombreuses dans de trop nombreux secteurs, arguent souvent qu’elles n’avaient pas le choix pour réussir dans le cinéma, la mode, les médias, le spectacle… On a toujours le choix de résister au mal et aux mauvais. « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux », a dit La Boétie. « Weinstein est une ordure mais il y a beaucoup d’ordures qui ont rendu possible ces ordures ou qui rendent possible ce genre d’ordures », a ajouté Onfray cinq cents ans plus tard. On peut réussir autrement qu’en se soumettant, autrement qu’en devenant une image, une apparence, une tête d’affiche, autrement qu’en validant et pérennisant un système creux, pourri jusqu’au cœur sous les apparences, les fards et les paillettes.

Ici et maintenant aussi, dans cette Île aux esclaves tropicale évoquant celle de Marivaux, c’est le peuple qui délaisse aussi sa liberté, et non pas le tyran qui la lui prend. Ici et maintenant aussi, les hommes non seulement se résignent à la soumission mais aussi servent avec leur plein consentement. Ici et maintenant aussi,trop souvent aussi, trop nombreuses aussi, les femmes montent librement dans le système et les étages de grossiers porcs au pouvoir jamais balancés, de canailles et de connards jamais dévalués, d’une tradition toujours violente et misogyne jamais évoluée.
#BalanceTonÎle

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(1) « Qui peut honnêtement découvrir aujourd’hui qu’Hollywood est l’empire du vice et que le refus systématique de toute limite finit par produire des monstres ? Hollywood savait et le monde entier s’en doutait : comment s’étonner de l’absence de vertu dans un monde qui met un point d’honneur à la moquer, à repousser sans cesse les limites de la décence, à tourner tout sacré en ridicule, toute normalité en modèle dépassé, toute célébration de la fidélité en retour de l’ordre moral et qui qualifie de progressiste tout abandon des règles qui organisent l’humanité depuis la nuit des temps ? L’opulence, le refus de la contrainte et l’obsession d’une libération sexuelle toujours plus totale finissent par créer des “porcs”, quelle surprise… L’intégralité de la gent masculine doit-elle pour autant voir peser sur ses épaules la suspicion ? »
Valeurs Actuelles, Charlotte d’Ornellas, Lundi 16 octobre 2017

(2) « Alors venons-en aux faits dont nous sommes sûrs : où étaient ceux qui s’extasient lorsque des centaines de femmes étaient agressées sexuellement à Cologne ? Silence gêné. Où étaient-ils lorsque Libération publiait récemment une tribune appelant à ne pas dénoncer le harcèlement de rue au risque de faire des constats racistes ? Silence gêné. Où étaient-ils lorsque Marlène Schiappa niait tout simplement l’existence d’un harcèlement de rue à La Chapelle après la publication de témoignages très précis ? Où étaient-ils ensuite lorsque Caroline de Haas accusait finalement les trottoirs trop étroits plutôt que les hommes qui les occupent ? Silence gêné, encore et toujours. »
Valeurs Actuelles, Charlotte d’Ornellas, Lundi 16 octobre 2017

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DIMANCHE 22 OCTOBRE
(Independence Days Diary)

SACRÉ GÉGÉ

Avec Gérard Régnier, on a commencé par le dessert ce soir : tout sirupeux et mielleux comme une religieuse et un baba au rhum, tout onctueux et doucereux comme un cardinal ou comme la mère supérieure Ligeard et l’abbé Deladrière, deuxième et troisième sur le podium du sucré-sucré politique calédonien.

Mais bon, ça et ses cheveux de garçon fou des années 70 et ses chemises à fleurs des folles soirées du Tahiti cabaret des années Boum on s’en fout un peu.

Gégé il a trouvé le pays pas vraiment raciste mais hyper paternaliste quand il est arrivé en petit soldat en 1979, les blancs devant, comme le petit cheval blanc de Brassens, et les noirs tous derrière, tous derrière.
Ben oui, il a raison, évidemment, c’était comme ça, qu’on arrive ici en kaki ou en free style en février de cette année-là, en bidasse ou en homme libre qui toujours chérira la mer comme le dit si bien Baudelaire.

Gégé, lui, le paternalisme, bien puant de ces temps-là faut le reconnaître, ça lui a plutôt fait chérir l’amer. Et il en resté depuis tout sucré-salé, aigre-doux, un restau viet à lui tout seul, les yeux tristes, le sourire suave, sans qu’il retire jamais ni le haut ni le bas.
Et puis aussi il en est devenu tout indépendantiste, brasseur de noir et de blanc, et puis de vent, des fois. C’est comme ça, c’était son droit, c’est toujours son droit.
Mais si Gérard et ses copains ils avaient proposé une ligne politique populaire, sociale et progressiste, genre centre gauche réformiste, ça aurait été bien aussi, ça aurait marché, ça aurait été mieux que cet indépendantisme très réactionnaire et rétrograde, qui ne fera du bien à personne. Ça nous aurait changé du capitalisme lafleuriste qui a formaté toute la population loyaliste à droite et à l’extrême droite, t’étais pour ou t’étais contre. Ça nous aurait évité ce clivage artificiel et fou de guerre civile jamais fini calmée, aussi fou que le clivage gauche-droite en France avant Macron. Mais c’est une autre histoire…

Donc jusque-là ça allait, Gégé il était cool, le mec sympa, logique, raisonnable : oui oui il acceptera le non à l’indépendance et on revotera tranquilou deux fois, trois fois, non non il ne débloquera pas les bloqueurs de la plateforme qui se sont bloqués tout seuls quand il ont bloqué et braqué bêtement et méchamment Louis Mapou.
Souche était tout sourire, à s’en coincer la mâchoire et à s’en friper définitivement les yeux. Sauf quand Gégé a voulu placer un truc ballot à la fin, alors qu’on ne lui demandait plus rien, en insistant pour qu’on lui prépare quand même le oui à l’indépendance, le jour d’après le oui à l’indépendance, et pour qu’on explique bien tout ça aux électeurs indépendantistes. « On », sous-entendu les autres, les loyalistes les élus pas kanaky, l’État etc…

Et là, la Souche qui lui balance une gifle magistrale à lui défaire pour toute la semaine sa coiffure de Bee Gees :
« — Mais Gérard Régnier, ça serait pas un peu à vous de préparer ça et de proposer votre projet d’indépendance, vos idées, vous voudriez que ce soit les loyalistes qui le fassent ?!
— Oui euh bon… On y travaille… On va présenter quelque chose… On affine le programme… »

Aouh Gérard ! Aouh pitié pour vous ! Fallait pas dire ! Pleure pas, reprends un coup de sirop d’érable, souris, ça va passer, c’est pas grave de pas savoir ce qu’on veut, j’vais t’le faire moi ton programme ! 😀

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MARDI 24 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

19

HABEMUS PAS PAPAM
ou
YAN’ PRÉSIDENT !

Fumata nera ce matin au conclave du gouvernement calédonien, flou sombre et fumée noire négative sur le toit du bâtiment de la rue des Arifices. Habemus pas papam. Pas de pape ! Papa Germain reste président par intérim, comme à la CAFAT, comme à la DITTT, comme au Médipôle, comme dans les autres hôpitaux… Comme au Haussariat ?

Psychodrame tragicomique au gouvernement. Le club des cinq de la plateforme ne comprend pas que Backes leur refuse une petite voix et que le FLN leur refuse un petit d’Anglebermes. Ils ne comprennent pas que les Républicains Calédoniens ne tendent pas la joue gauche après qu’ils aient craché, cogné, dégueulé sur leur joue droite. Ils ne comprennent pas que que les indépendantistes ne leur tendent pas la main droite après qu’ils aient cassé, écrasé, coupé la main gauche de Louis Mapou aux dernières législatives, qualifié de « mauvais signe » par son ex grand ami de presque 30 ans Gomès.
Ils ne comprennent pas grand chose finalement ces gens-là…

Autre psychodrame bien calédfonien à la CAFAT : « Ouain ouain ! Commônt ça se fé que eux ils zont été augmôntés et pas nous ?! Ils sont copains avec le patron, avec le bon syndicat ? Sûremônt ! Cé pas juste. Ouain ouain ! C’est toul mânde ou personne ! Ouain ouain on pète la grève jusqu’à qu’on gagne ! Na ! Tahi ! »
Euh, juste leur dire que deux services en doublon ont fusionné à la CAFAT et que 15 personnes d’un des deux services ont reçu la charge de travail du premier service supprimé. Double travail donc 20 points de bonification. Les autres « Ouain ouain » ont-ils été aussi chargés d’un supplément de travail ? Non. Alors laissez notre CAFAT se refaire une santé et s’aligner sur le gel général des salaires en NC.

Presque tous les soirs quand on passe à Saint-Louis on voit un petit tas de feuilles et de branches qui brûle sur le bord de la route dans le caniveau. Soucis louable de propreté sans doute, mais y’aurait pas un arrêté qui interdit tous les feux ? Y’aurait pas une mairie et des policiers municipaux censés faire respecter les choses ? Y’a pas une sécheresse et des feux partout ? Y’a pas eu un début de grand incendie avec intervention des pompiers hier à saint-Louis annoncé sur les radios hier comme « feu d’écobuage mal maîtrisé » ?
Une enquête, une interpellation, une amende ? Là même pas la peine de poser la question, même pas le bout rose d’un procureur !!!

L’UC et le FLN nous disent que pour l’automaticité de l’inscription des non-statut coutumier sur la liste référendaire on touche à rien parce-que l’accord est comme ça et qu’il faut toucher à rien, faut respecter les équilibres etc… Sauf que pour chambouler la loi française et calédonienne pour inscrire tous les natifs sur la liste générale là ils sont d’accord pour tout changer, renverser, bouleverser les principes élémentaires du code électoral, quand ça les arrange…

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VENDREDI 27 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)
Gomessmer…

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 CALEDONIA STORIES (28 octobre)

 

SABLE

Si seulement c’était juste un monde vide et sec, juste du sable et des pierres, des fleurs en plastique et des décors en carton, des avions qui vont et qui viennent, des téléphones qui sonnent et s’éteignent, un grand magasin bondé de paquets vides et de porteurs de paquets, un grand hall désert le jour, éclairé pour rien la nuit, un espace infini où des étoiles vont et viennent, s’allument et s’éteignent, une fête monotone où des guirlandes et des feux clignotent sans fin, comme s’allument et s’éteignent sans fin les femmes et les hommes, si c’était juste ça, ce serait bien, ce ne serait pas mal, ça ne serait rien, ça ne ferait rien.
Alors pourquoi cette étrange idée parfois d’une rose dans le désert, ce soupçon d’une trace de rivière dans les sables secs, ce rêve d’une autre vie dans l’univers, ce souvenir d’une étincelle morte à des années lumière ? Pourquoi ces têtes en l’air vers un ciel toujours vide ? Pourquoi se tordre encore le cou quand on a déjà souffert ? Pourquoi ces volets et ces yeux encore ouverts quand ils ne s’ouvrent plus que sur de l’ombre et de la poussière, sur un monde vide et sec, juste du sable et des pierres, des fleurs en plastique et des décors en carton ?

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 CALEDONIA STORIES (29 octobre)

 

 ROBERT
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Je me souviens d’un petit gars gentil et bon élève. Pourquoi revient-il ce matin, je ne sais pas. Je me souviens de son père sympa et très fier de son gars, qui venait chez moi chercher des infos et des prix sur les vélos Cannondale avec mon Internet, avant de prendre une bière et de bavarder de la vie et de l’avenir.
Je me souviens d’un sport maudit, des sommets et des gouffres du dopage. Je me souviens des lampistes et des boucs émissaires qui ont payé à la place des dealers, des magnats, des maquignons et des maquereaux du sport. Je me souviens d’un procès, d’une descente aux enfers, d’une solitude, d’un abandon, d’un cancer en forme de note à payer contre les succès chimiques du passé. Je me souviens du suicide d’un petit gars gentil et bon élève…
#JeHaisLaCompétion

« L’équipe cycliste Cofidis a fêté, vendredi soir à Roubaix (Nord), ses 20 ans. A l’heure des célébrations, elle a aussi compté ses morts, témoins de sa grandeur sportive et de sa décadence. Frank Vandenbroucke, terrassé par une attaque cardiaque en octobre 2009, à 34 ans, dans une chambre d’hôtel de Saly Portudal (Sénégal). Philippe Gaumont, même destin en mai 2013, à 40 ans.

Robert Sassone, le dernier en date, a mis fin à ses jours mercredi dernier, à 37 ans, en Nouvelle-Calédonie où il était né. Selon le président du cyclisme calédonien, il était atteint d’un cancer depuis plusieurs années. Champion du monde en 2001 sur l’épreuve de l’américaine, une des nombreuses disciplines du cyclisme sur piste, il était le moins connu de la bande, le plus ingénu aussi. Vandenbroucke, Gaumont, Sassone ont été convaincus de dopage durant leur carrière respective. Les deux derniers ont été cités dans l’affaire Cofidis qui a éclaté en 2004. Une réplique de l’affaire Festina de 1998, sans aucune morale à la fin.

A l’audience, en 2006, le procureur a contemplé des vies cassées, puis il a dit : «La montagne accouche d’une souris.» Au procès, les dirigeants de l’équipe ne sont pas inquiétés, mais sept coureurs écopent. Dont Sassone : six mois avec sursis. Viré de Cofidis fin 2003 pour «manque de résultat», il s’était retrouvé en garde à vue un mois plus tard. Il est un des premiers à avoir parlé. Il a surtout balancé l’ambiance d’une époque, à mi-chemin entre les Chariots de feu et Las Vegas Parano. L’EPO pour la course, le pot belge (cocaïne, amphétamines, antalgiques) pour les réjouissances d’après-course. Les coureurs alcoolisés qui se shootent au «Nonox», le Stilnox, un puissant somnifère, avant d’aller courir les filles. Ces gars-là ignorent la peur, ils jonglent avec les seringues, ils enjambent les balcons la nuit et toisent l’apesanteur. Et Cofidis gagne, gagne, gagne… Elle n’a plus jamais retrouvé ce niveau.

Certains thuriféraires, et même quelques rescapés, évoquent parfois un «âge d’or» révolu, loin du cyclisme aseptisé d’aujourd’hui : on se marrait bien dans les villages départ et au bistrot le soir, et le Nordiste Gaumont pouvait même rêver de remporter Paris-Roubaix le lendemain. Pour les rescapés (citons Médéric Clain, David Millar, Massimiliano Lelli, Marek Rutkiewicz ou l’homme lige de Vandenbroucke, Nico Mattan), chaque mort constitue une tragédie, mais cette série de copains fauchés n’est qu’une coïncidence, le revers banal de leurs temps heureux. Sassone avait surtout la carrure d’une victime. Influencé par d’autres, couvert dans ses pratiques par d’autres encore. En Nouvelle-Calédonie, les gens racontent que la métropole l’a perverti. Ses camarades de la piste affirment qu’il a succombé au dopage à cause de la route. Carrière brisée, il s’est fendu d’une lettre ouverte en 2004: «Je suis jeune et […] je me suis retrouvé dans un milieu dur et sans pitié. On ne m’a fait aucun cadeau et on m’a utilisé. Dans le peloton, je n’étais rien et on me l’a bien fait sentir.» » LIBÉRATION

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DIMANCHE 29 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

À LA CAFAT ON A TOUT GAGNÉ…

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Les gens de la CAFAT qui ont fait grève et bloqué leur maison et les assurés de cette maison pendant 10 jours ont tout gagné ! Une prime de 15 000 f ce mois-ci et un petit cadeau de 10 000 F à Noël… Même si ils ont perdu entre 50 000 et 100 000 F de jours de grève non payés sur la prochaine feuille de salaire, c’est bien non ?… Enfin ça doit être bien selon une certaine logique syndicale bien locale…
Ah mais oui j’oubliais, ils ont gagné 0,57% d’augmentation sur l’année à partir de janvier 2018, qu’ils avaient refusé en janvier 2017, parce qu’ils voulaient 1%. Un an de perdu pour eux, un an de gagné pour la CAFAT. Logique aussi, non ?…
Les soins de bêtise et les prothèses d’intelligence c’est remboursable aussi ?

IL FAUT ARRÊTER LE TOUR DE CALÉDONIE

Le cyclisme et le Tour de Calédonie n’intéressent plus grand monde et ne mobilisent plus les foules. Obligé d’aller faire du cinéma à grand frais dans les îles. Plus personne sur le bords des routes. La circulation et l’urgence des voitures et des automobilistes l’emportent sur le respect et la sécurité des vélos et des cyclistes. L’organisation est dangereusement laissée à des amateurs et à des bricoleurs. Les concurrents et commentateurs extérieurs ne sont plus que de petits inconnus. Le temps des vedettes qui croyaient au vélo calédonien est révolu. On ne reverra plus des Ercole Baldini, Lucien Aimar, Bernard Thévenet, Luis Oscana, Jacques Anquetil, Bernard Hinault, Gilbert Duclos-Lasalle, Laurent Fignon sur le Tour et sur le Caillou. Ce qui fut un puissant élément culturel et identitaire des Calédoniens est mort, une certaine Calédonie est morte avec lui, comme est mort tragiquement un jeune coureur victime un matin d’octobre de la fin de règne de la petite reine, d’une désaffection, d’un désintérêt, d’un amateurisme, d’une incompétence grandissante. Aucune responsabilité n’a été pointée. C’est la faute à pas de chance, voire au coureur lui-même. Tous les médias nationaux ont annoncé et commenté abondamment ce drame. Un petit paragraphe là-dessus en Calédonie et un point barre en forme de tour d’honneur final pour solde de tous comptes. Les institutions pourvoyeuses de subventions et d’argent public ont-elles demandé des comptes, versent-elles un salaire de la peur en finançant cette roulette russe sportive ?
Aucune raison donc qu’une telle tragédie ne se reproduise pas à l’avenir. Il faut arrêter les tours de la mort, il fait arrêter un tour déjà mort, il faut arrêter le Tour de Calédonie.

DES EXCÈS ET DES MANQUES

Les records mondiaux de consommation d’alcool, de stupéfiants, de jeux de hasard et de magie, de nourriture et de sucre enregistrés en Nouvelle-Calédonie ne sont examinés et traités qu’en aval, jamais en amont.
On interdit les ventes d’alcool (tout en permettant la prolifération des caves à vin), on brûle des tas de cannabis (tout en s’interdisant de pénétrer dans les champs), on juge, on fait des sleeves à tour de bras (tout en refusant de taxer ou d’interdire les sodas hyper sucrés), on juge, on condamne, on exhorte, on colloque…
Mais on ne se demande jamais pourquoi l’alcoolisme, pourquoi les addictions à la drogue et au jeu, pourquoi la boulimie ? Pourquoi dans une île si proche du Paradis se saoule-t-on tant, se défonce-t-on tellement, se goinfre-t-on autant, s’embarque-t-on si naïvement dans les bateaux pourris des casinos, des bingos, des voyants, des guérisseurs, des vendeurs de bien-être, de fitness et de gonflette ? Pourquoi s’enivre-t-on avec de la violence, de la compétition, de la surenchère, de la haine et des passions tristes ?
Se demande-t-on ce qui manque aux gens, aux jeunes, au point de combler ces manques avec de tels poisons, de tels délires, de telles passions tristes ? Quels sont leurs plaies et leurs poids, pour qu’ils tentent ainsi absurdement de les cautériser et de les soulager avec de tels acides, de telles surcharges ?

DES MILLIARDS POUR L’ÉTRANGER

Je reçois plein de mails d’agences pour m’inviter à des conférences et m’apprendre comment investir dans l’immobilier à l’étranger, en Thaïlande, à Bali, en Nouvelle-Zélande, en Australie etc… Pareil à la radio. Près de dix milliards partent ainsi chaque année pour enrichir les étrangers, appauvrir l’investissement dans l’immobilier local et fuir les impôts du pays. C’est pas très citoyen non ? Pour reprendre une formule saoulante mais qui s’appliquerait bien ici si on voulait l’appliquer. Ce serait même plutôt perfide et déloyal à mon sens, limite traître.

LA GUERRE DU FEU

Et ça continue encore et encore
C’est que le début d’accord, d’accord…

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LUNDI 30 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

21

PASCAL OU LA DILUTION HOMÉOPATHIQUE

Invité sur NC1ère dimanche soir, Pascal Vittori est sans doute sympathique mais il est d’abord homéopathique. Je m’explique.

L’inconsistance et la transparence du personnage donne à penser qu’il a été obtenu par les mêmes procédés de dilution que ceux mis en œuvre pour produire les médicaments homéopathiques.
On a dû prendre une goutte d’agent Vittori initial que l’on a versé dans une cuve de 10 000 litres d’eau tiède. On a touillé. On a pris une goutte de ce mélange et on l’a ajouté à nouveau à une autre cuve de dix mille litres d’eau tiède. On a touillé encore. On a repris une goutte etc… Et ceci cent fois de suite. Quelques litres du dernier mélange semblent avoir remplacé le sang et les humeurs de notre looser perpétuel.

D’où cette impression de densité zéro puissance moins un milliard devant notre politique boulouparisien. Une goutte d’eau (environ 0,05 ml) dans le lac Léman (88 900 millions de m3) représente à peu près la dilution d’une idée politique et du sens politique au sein de l’organisme pascalien.

Comme s’étonner ensuite que ce garçon soit à la fois centriste et frontiste, qu’il haïsse Macron et vénère Marine, qu’il salue les vertus de rassemblement de sa plateforme en rejetant des milliers de loyalistes, qu’il se fasse petit chef de parti pour aussitôt se coucher devant trois grands chefs, qu’il réclame la sécurité en s’alliant aux plus permissifs, qu’il rate et perde tout ce qu’il touche tout en gardant un sourire éternellement béat.

On se souvient du penseur Pascal et de ses deux infinis, l’infiniment grand et l’infiniment petit. Il avait oublié l’infiniment vide de notre Pascal…
Ceci dit, Tous calédoniens c’est comme l’oscillococcinum, c’est une arnaque, c’est bidon, mais ça ne peut pas faire de mal.

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MARDI 31 OCTOBRE 2017
(Independence Days Diary)

22

LES HALLOWEENS SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT TOUS

Mêmes masques indéboulonnables, mêmes blablas indémodables, mêmes doubles discours selon les antipodes interchangeables, mêmes satisfecits inoxydables, même autisme politicien inguérissable, même ignorance des électeurs indécrottable, même enflure et même suffisance supérieure increvables.
Cette photo date de 2016, vous aurez la même en 2017, strictement la même. Ah non ! Pas tout fait, les élus et responsables nationaux changent et évoluent eux. Il y a de la démocratie et du progrès en métropole au niveau de l’État et de la République. Pas en Calédonie, les mêmes, exactement les mêmes, à chaque Halloween, depuis des décennies, des siècles ! Sacrée sorcellerie !

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INDEPENDENCE DAYS DIARY SEPTEMBRE 2017

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JE CONNAISSAIS, MOI, UNE ÎLE UNIQUE AU MONDE

(Caledonia Stories)

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Ce qui était bien en Calédonie c’était d’abord la Calédonie, ce pays à part, pas comme les autres, avec une histoire pas possible, inclassable, indéfinissable, ni grand ni petit, ni beau ni laid, ni chaud ni froid, ni montagneux ni marin, ni moderne ni sauvage, ni grave ni léger, ni gentil ni méchant, ni bête ni malin, ni riche ni pauvre, une chose unique, compliquée, prenante, attachante, touchante, pas une île comme ces autres îles qui ressemblent à toutes les autres îles, pas une île ordinaire où les gens sont forcément tout aussi ordinaires que leur île, une île unique au monde qui vous rendait unique au monde, un peu comme dans l’histoire compliquée de la rose et du Petit Prince.

Ce qui était bien en Calédonie c’était les gens de Calédonie, tous les gens, parce qu’ils avaient tous une histoire, une histoire à eux, rien qu’à eux, tous, une histoire compliquée de voyage, de mariage, de métissage, une histoire unique de départ, d’exil, d’espoir, ou multipliée par deux par les histoires de voyage, de mariage, de métissage des parents ou par quatre par les histoires de voyage, de mariage, de métissage des grands parents, parce qu’ils se connaissaient tous entre eux ces gens, ou bien parce qu’ils connaissaient toujours des gens que les gens qu’ils rencontraient connaissaient aussi, ou avaient connus autrefois, qu’ils se rencontrassent à la plage, au lavage ou en voyage, parce qu’ils étaient tous braves et souriants, sans sourire pour rien ces gens, quand ils se croisaient sur le bord des pistes ou aux carrefours, où ils se laissaient le passage avec un geste de braves gens souriants.

Ce qui était bien en Calédonie ce n’était pas la mer ni les plages de Calédonie, tant de mer et tant de plages, qui toujours ne ressemblent qu’à la mer et qu’aux plages, comme dit Brel, et ne chantent pas d’autres chants que ceux que la mer chante dans les livres d’enfants, sauf parfois une petite baie perdue et cachée au bout d’un monde où l’on pouvait croire qu’on était les seuls au monde et les premiers sur Terre, choisis par le chant de cette petite crique unique. Ce qui était bien en Calédonie ce n’était pas la ville, raide et brûlante, sèche et violente, sauf parfois tôt le matin dans le souffle frais d’une terrasse devant un café auprès de l’eau et des robes à fleurs de la belle saison naissante, sauf parfois en fin de journée sous les rayons alanguis et obliques du couchant, dorant les rues apaisées où l’on causait et fumait tranquillement pendant que se fermaient les boutiques, privilégiés par ces doux instants uniques. Ce qui était bien en Calédonie ce n’était pas les montagnes rouges et brûlées, arides et rouillées, sauf parfois ces nids de verdure, au creux d’une vallée douce, humide et profonde, et ce cours d’une rivière cristalline encore juvénile, entre herbes tendres, gravier fin et rochers gris, buvant sa source au cœur d’un chaîne pénétrée, gagnée et méritée par des heures d’approche et de marche éprouvantes, enfin élus par cette tendre gorge unique.

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VENDREDI 1er SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Je me demande si les sœurs Native, célèbres interprètes de « Si la vie demande ça », vont être inscrites d’office sur la liste générale en #Calédonie puis sur la liste référendaire.

Je me demande qui s’est posé la question de savoir si, les viols incestueux évoqués au sujet de la meurtrière de Daniel Monteiro ont fait l’objet ou vont faire l’objet d’une enquête et de recherches du coupable, le père. Si Bianca Tein-Poawi a subi les violences familiales gravissimes qui ont été présentées durant son procès cette semaine pourquoi ne s’en occupe-t-on pas comme on s’est occupé du violeur de Flavie Flament 30 ans plus tard même si le présumé coupable, Hamilton, n’était pas le père, circonstance aggravante.
Non ? On s’en fout ? On a arrangé ça comme d’habitude, comme de coutume ?…
S’il y a eu plainte, interpellation et condamnation à l’époque, peu ancienne et pas du tout couverte par la prescription, j’aimerais le savoir. Autorités ? Police ? Gendarmerie ? Justice ? Procès ? Si on n’a rien fait, si on ne fait rien puisqu’il n’est pas trop tard, si on continue à ne rien dans ce cas-là comme dans pas mal d’autres cas de violences et de viols en famille, j’aimerais le savoir aussi.
Une telle indifférence face à l’horreur serait en l’occurrence, et est hélas souvent, la première complice et coupable de la transformation d’un être humain en bête meurtrière et de la reconduction tragique mais logique du phénomène.

Je ne me demande par contre rien sur le gouvernement, absolument rien, je m’en fous complètement à vrai dire. Les amateurs de Calcio et de mises sportives pourraient juste organiser des paris sur l’issue de ce match. Même si en Italie on parie sur des bons joueurs et des bons clubs de foot alors que, comme le disait à midi sur NC radio Etienne Dutailly, du Chien Bleu, ce gouvernement n’est constitué de de « seconds couteaux », de « loosers », de fantômes, pourquoi pas ?
Pari 1 : Un ministre FLNKS baisse le pantalon et vote pour Germain.
Pari 2 : la plateforme baisse le pantalon et propose Deladrière à la place de Germain.
Pari 3 : Backes demande à Gyges de baisser le pantalon et de voter pour Germain.
Pari 4 : Martin est condamné dans 15 jours et déclaré inéligible et les Républicains Calédoniens perdent leur groupe, leur ministre et leurs pantalonnades.
Mais moi de toute façons je n’aime pas les jeux de hasard ni les paris, ni les tombolas ni les bingos.

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DIMANCHE 3 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Les tags et les graphes, le rap et le slam, sont à la peinture et à la musique ce que les poubelles d’un restaurant sont au restaurant.

C’est le temps des floraisons pastel, orangé pâle des fleurs de manguiers, humble parme de l’épanouissement des patchoulis.
Un dimanche gris à corriger des copies, un dimanche froid à rester chez soi, un dimanche morose à ne pas faire grand chose.
Patchwork céleste et mouvant de coins bleus et de nuages noirs. Qui aura la majorité au ciel, qui va gagner ? Temps inconstant, mais sans changement il n’y aurait pas de temps, et l’éternité serait triste.

 propos de majorité et de temps, au « jour d’aujourd’hui », comme on dit à la radio ou à la télé quand on commence à parler d’autorité et à vouloir donner des leçons, en septembre 2017, l’incertitude sur le « jour d’après », le jour d’après le référendum d’indépendance selon la célèbre formule du célèbre Gomès, est inversement proportionnelle aux agitations et bavardages politiciens. Plus ils grenouillent dans les assemblées moins on sait où on va. Il ne semble pas qu’on aille à la catastrophe immédiate puisque les politiciens et leurs amis, tous plus ou moins nantis, ont tous quelque chose à perdre dans une catastrophe, le député sa maison, le sénateur son agence, le travailleur syndiqué exploité sa pension etc…
Les « jours d’avant », que j’ai appelés les « Independence Days » puisqu’on ne va y parler que d’indépendance pendant environ 420 journées, en souhaitant qu’elles ne ressemblent pas aux 120 journées de Sodome de Sade et Pasolini, ne sont pas beaucoup plus claires que le jour d’après. Brillant serait le voyant, Mage Abdu ou Professeur Amin, qui nous dirait si dans quinze jours le gouvernement aura son président et lequel, si le Sénat coutumier aura son président et lequel, si la DITTT aura son directeur et lequel, si la CAFAT aura son directeur et lequel et pour nous imposer quel redressement et quels prélèvements, si les chauffeurs de bus auront leurs milliards et combien et en nous augmentant de combien nos impôts.

La flèche du temps n’est pas si irréversible que nous le disent les physiciens puisque la Calédonie revit à nouveau l’instant T du blocage de gouvernement, redit l’éternelle saga des inscriptions et radiations, recommence le jour sans fin des haines goméso-backésiennes,
Quoique… Un peu de nouveauté quand même. Il semblerait que Bobby Fisher Gomès n’ait pas vu venir le coup du fou Gyges dans la partie qu’il mène depuis des années avec Sonia Backes Kasparov. Maladresse de l’arrogance anti Mapou, cécité politique face à la possibilité du groupe des Républicains émanation du MEDEF, mépris des débauchés yannistes exclus du gouvernement.
L’énervement du député et de ses communicants exprimés dans les médias et à grands renfort d’insultes et de clips vidéo injurieux attestent une certaine fragilité et une inquiétude certaine.
Ceci dit l’espace abandonné et le boulevard ouvert au groupe Backes, auto proclamé « Républicains », par l’auto dissolution du RUMP et par ses idées vaseuses sur la sécurité, sur les « états généraux » et sur une troisième solution de fédération ou d’association suffiront-ils à faire oublier la soumission des Républicains Calédoniens au gras MEDEF-NC et leur allégeance opportuniste mais indigne aux Le Pen et au Front National lors des dernières élections et à leur permettre l’indulgence et la bienveillance populaires et une réelle percée aux prochaines provinciales.

500 bouteilles pillées en deux minutes par 30 voleurs dans une cave à vin : voilà de quoi proposer pleins de petits problèmes d’arithmétique aux enfants ou aux jeunes détenus du Camp Est préparant un examen et porteurs d’un projet de réinsertion.
Les caves à vin, qui ont fleuri et se sont multipliées exponentiellement depuis la prohibition en Calédonie, proposant au prix fort une échappatoire à la loi et aux interdits aux plus riches, se risquant même à s’installer dans les cités et quartiers sociaux pour exploiter les plus pauvres quitte à les provoquer s’ils n’ont pas le sou, sont-ils moralement justifiables ?
Voilà un sujet de dissertation de philosophie à offrir aussi à notre jeunesse après les exercices de mathématiques. Non ?

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LUNDI 4 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Les jours rallongent ! Le matin à six heures on dépasse le soleil, comme à vélo dans Paris. Ça sent l’été, les grandes vacances, les billets trois fois plus cher à Aircalin…

La sécheresse continue. La temps aurait déclaré qu’il ne voterait pas la pluie tant que Germain serait soutenu et maintenu par CE.

Il était en forme Tony Lecren hier, surtout dans la première partie du blabla de Valérie Jauneau aussi insipide que dominical sur NC1ère. Moins bon dans la seconde partie où Martine-fait-du-journalisme lui a demandé de parler d’économie. Lancer Tonio sur l’économie c’est comme si Pujadas lançait Sarkozy sur la littérature ou Ribéry sur la philosophie !
Lecren nous a rappelé que Goa avait joué à forcer D’anglebermes à voter pour Germain la dernière fois et à forcer la commission d’investiture à le virer lui Tony l’étoile montante de l’UC, « une incohérence de plus ».
Il nous a appris que que les querelles du sénat coutumier sont des histoires « d’obédiences ». Tiens tiens… une histoires de « frères » encore ! Dommage que les sœurs soient persona non grata dans la coutume.
Il a appelé notre député « le soldat Zorro Gomès », contractant étrangement les expressions « il faut sauver le soldat Germain » et « Zorro Gomès est arrivé ».
Rendant hommage aux profils consensuels de Thémerau et Liegeard à la présidence du gouvernement, il a affirmé que « ça n’a pas été le cas de Philippe Germain. Boum !
Sur son propre cas sur lequel Jauneau et les images de RFO se sont attardés avec gourmandise il a signalé assez justement que les médias en ont fait des tonnes sur ses histoires, avant même tout jugement, alors que sur de nombreux autres cas l’Omerta et le blackout sont la règle imposée. Et Anthony de citer quelques affaires délicates et d’ajouter « Pourquoi moi ?! ».
C’est vrai ça, c’est pertinent, pourquoi lui ?!

En cette fin août, sur les pages de Philippe Gomès et de ses communicants c’est le journal des bonnes nouvelles et la Ballade des gens heureux :
– « ÉTAPE MAJEURE POUR L’INTÉGRATION RÉGIONALE DU PAYS DÉCIDÉE A L’UNANIMITÉ DU CONGRÈS : LA NOUVELLE CALÉDONIE MEMBRE A PART ENTIÈRE DU FORUM DES ÎLES DU PACIFIQUE ( FIP ) ( 29 AOÛT 2017 ) » OUAIS !!!
– « La tribu de St Louis a ouvert ses portes au public, le samedi 26 août, à l’occasion du Mois du patrimoine en province Sud. Les très nombreux visiteurs ont découvert une tribu verdoyante, en bordure de la Thy, et surtout accueillante. » OUAIS !!!
– « INSCRIPTION DES RÉCIFS AU PATRIMOINE MONDIAL DE L’HUMANITÉ : LE PREMIER PROJET IDENTITAIRE CALÉDONIEN ? ( 29 AOÛT 2017 ) » OUAIS !!!
– « Moment d’émotion vendredi soir lors de la rencontre organisée à La Foa à l’occasion de mon départ du SIVM…
Après 22 années de présidence, c’est par une haie d’honneur des pompiers du Centre de secours de Fonwhary que j’ai été accueilli au Centre socio-culturel. » OUAIS !!!
– « La Nouvelle-Calédonie redresse et assainit ses comptes. Fruit d’une gestion rigoureuse des deniers publics appliquée depuis mi-2014 à travers une réduction, sans précédent, de 9 milliards des dépenses de fonctionnement, le budget propre de la Nouvelle-Calédonie redevient positif. » OUAIS !!!

Michel Onfray nous annonce 12 000 abonnés payants à 4 euros sur son site où il nous met une petite vidéo de 10 ou 15 minutes tous les jours sur les questions qu’on lui pose, un peu bizarrement sélectionnées, souvent un peu café du commerce quand même, plutôt style « Que pensez-vous des végétariens » que genre « Peut-on envisager une réversibilité du temps ? ». Mais bon, 12000 fois 4 ça fait quand même 48 000 euros par mois…

Poisson des Nouvelles et Jauneau la pas nouvelle ont « analysé » l’absence de président au gouvernement hier au journal télévisé. Très puissant ! Il n’y a pas de président parce qu’il y a 5 FLN, 5 plateformistes et 1 Républicain pas d’accord. Mais ça devrait pas durer, à moins que… Rien d’autre.
On dit Noyer le Poisson, Noyer le jaunet, ou Noyer la Jauneau ?

Jean-Sébastien FERJOU, d’Atlantico, un journaliste d’une autre trempe, qui discutait ce week-end avec Soazig Quemener de Marianne dans l’émission Le Débat d’Adrien Gidre sur LCI a prononcé une tirade remarquable sur l’état de la société, les valeurs, la dérive des jeunes, l’extrémisme et le sens donné aujourd’hui à la vie, dont voici un extrait que j’aime beaucoup : « On ne peut pas ne pas regarder en face le fait qu’on ait renoncé à un certain nombre de principes, ou qu’on ait voulu détruire la famille parce que ça paraissait le lieu d’incarnation du patriarcat ou de je ne sais quel archaïsme social. Et bien oui, une fois que vous avez dissous toutes les structures traditionnelles et qu’en plus vous avez renoncé à la religion, parce que c’est ça aussi qui se joue, qu’est-ce qui donne du sens à la vie ? Et bien qu’est-ce qu’on propose dans nos société pour donner du sens à la vie ? Acheter un maillot du Paris-Saint-Germain, enfin si on est parisien, ou bien acheter un maillot de l’OM ! »

Bruno Retailleau, LR pas constructif, ancien adorateur de Fillon, veut donner des leçons de bon Républicain à Sonia Backes et aux Républicains Calédoniens. C’est bon s’il se rappelle un coup qu’il s’est fait retailler une veste aux élections Retailleau, lui, son parti et son Fillon, pourtant très fort en veste le François, de luxe et pourtant pas chères !

Bon alors comme ça Gérard Poadja, le copain de Gomès, va piquer la place d’Hilarion Vendegou au sénat avec la bénédiction et le soutien de Pierre Frogier. Ils vont pouvoir faire un club au RUMP/RPCR, le cub des ex sénateurs mélanésiens saqués comme des kleenex par un décret du prince du parti : Dick Ukeiwé, Simon Loueckhote, Hilarion Vendegou !

Les massacres, blessures, incendies et destruction de Maré de 2011 se soldent par un quasi non lieu : un petit huit mois avec sursis si on a été gentil et qu’on regrette, qu’on demande pardon et bonjour à la dame. Ben oui quoi, on n’a pas trouvé les coupables ! Pas trop cherché non plus peut-être. Et puis personne n’a rien dit aussi ! Faut comprendre la gendarmerie et la justice !
Les guerres tribales à bon compte ont encore de beaux jours devant elles…

Les rapports entre les politiques et les gens en Calédonie c’est un peu la chanson « Sweet dreams » d’Eurythmics : Some of them want to abuse you / Some of them want to be abused ». Non ?

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MARDI 5 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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C’est en septembre… que Macron, Philippe, Blanquer et Pénicaud font une bonne rentrée et du très bon boulot.
Et dire qu’il y en a tant en Calédonie qui ont préféré voter Hamon, Mélenchon, Fillon et même Le Pen ! Quel gâchis !
Sans les indépendantistes qui ont fait passer Macron un peu devant le FN ils nous auraient mis la honte au second tour et collé une image d’archipel d’indécrottables fachos. Wallis, avec ses 79% pour Macron contre seulement 21% de frontistes s’est montrée bien plus digne…

Le groupe des six de Sonia Backes aurait mieux fait de ne pas se la jouer lepéniste aux élections et de ne pas hurler avec les loups fascistes locaux contre Macron. Ils auraient LREM et les constructifs avec eux au moins aujourd’hui, au lieu d’être illisible, au lieu de se faire cracher dessus par Retailleau et les Républicains nationaux. Ça serait plus cohérent. À moins qu’ils ne rejoignent Bianca Hénin, ça serait farce !
Comme il aurait été plus cohérent qu’ils ne votent pas pour leur ennemi plateformiste Santa au Congrès alors qu’ils veulent bloquer l’autre ennemi plateformiste au Gouvrernement. Y’a ennemi et ennemi ?

Le père criminel qui a massacré ses deux enfants avait prévenu par SMS sa femme, un mois avant le crime, qu’il allait « brûler son camion, tuer les enfants et se suicider ». Il avait ajouté « c’est trop tard, je ne peux plus reculer. Adieu. » L’épouse menacée avait alerté police, gendarmerie, justice, peut-être même avec une plainte à la clé. Résultats : rien ! On lui fait un rappel à la loi au fou furieux, c’est tout, et on lui laisse les enfants !
Incroyable ! Les termes étaient clairs et radicaux, la détermination évidente, le passage à l’acte était calculé et imminent. Les nombreux exemple de violences, de blessures et de mise à mort par des maris qui ne supportent pas le départ d’une épouse dans le cadre des mariages traditionnels sont hélas très nombreux.
Mais non, on ne touche pas à ce domaine-là davantage qu’on a touché à la montée de la guerre civile à Maré…

Il semble qu’à l’origine les licences de transport des chauffeurs de bus ont été données gratuitement aux entrepreneurs par la mairie. Par la suite ce précieux césame permettant l’accès au club fermé des chauffeurs de car et à la rente de situation en cours dans cette profession contingentée et protégée par les acteurs eux-mêmes a pris des valeurs astronomiques et s’est revendu à prix d’or passant de zéro francs à vingt ou vingt cinq millions.
Comment une institution, avec nos impôts, peut-elle racheter 25 millions une chose qu’elle a donné gratuitement ?
On ne demande pas à une mairie de rembourser à un commerçant le prix de son fonds quand il l’a laissé périclité, n’a pas évolué, ne s’est pas diversifié ! Pas plus qu’on ne lui demande de partager avec la municipalité ses bénéfices quand les affaires marchaient bien. Et les chauffeurs-pleureurs ont connu de nombreuses années sans pleurs, florissantes et très grasses…
Même chose pour les licences de chauffeurs de taxis et les fonds-patentes des pharmaciens, infirmiers, pompistes… Autant de métiers protégés que les responsables ont blindés et fait fructifier avec le numerus clausus et la raréfaction des profiteurs du système.
Je me souviens de quelques vaines tentatives pour trouver un taxi les jours de voiture en panne et de ces voitures vert et blanc prises d’assaut par les clients sur la place des taxis tant ceux-ci arrivaient au copte-gouttes ou refusaient, dédaigneux, telle ou telle destination.
Moins dur de trouver un transport dans n’importe quelle ville d’Asie. Un peu d’ubérisation et de vrai libéralisme ne ferait pas de mal en Calédonie…
Un peu comme la pénurie organisée par la production agricole locale ou les auto-protections de la FINC…
Si on file 25 millions à un chauffeur pour sa licence moins rentable en raison de la concurrence, combien filera-t-on au chocolatier local pour sa licence de marché protégé si la concurrence le menace aussi un jour ?!

Un pouvoir calédonien en guerre contre les monopoles et qui défend bec (verseur de milliards) et ongles (dorés de profiteurs) le monopole d’Aircalin : la Calédonie a aussi le monopole du grotesque ubuesque.

Pas vraiment Terre de paroles, terre de partage la Calédonie pour le pépère du Mont-Dore originaire de Tanna au Vanuatu qui se fait systématiquement détruire ses deux hectares de champs, bananiers, choux, tuyaux à Lembi, guerre de harcèlement accompagnés de « mots en langue vernaculaire inscrits au sabre sur les troncs d’arbre et dans la terre rouge' » nous dit le quotidien Les Nouvelles de ce jour.
Une autre façon d’entretenir la pénurie agricole ?

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MERCREDI 6 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Tweet : Après avoir chanté « Fais-moi une place / Dans ton Avenir », Harold chante-t-il désormais à Gomès « Souffrir par toi n’est pas souffrir » ?

La connerie ça peut rapporter gros en Calédonie, dans les un milliard et demi de francs CFP, au minimum, au bas mot, mais pas aux cons, juste à ceux qui savent l’exploiter la connerie !
Abus de faiblesse ? Traite de la connerie plutôt !
Sécheresse pour nos champs certes, mais pas trop de sécheresse d’argent pour nos nantis locaux apparemment
L’affaire Christophe Urben, l’escroc multicarte, multipass et multi tours de passe-passe est formidable. Comme d’habitude les médias en font des tonnes sur « le plus grand escroc de Calédonie », sur « le diable », mais rien ou presque rien sur tous ceux qui lui ont filé des millions, des dizaines de millions, sous toutes sortes de formes, en lui filant des versements, même du liquide, leurs cartes de crédit aussi !
Des privés, des politiciens, des sociétés. Assez cons pour accepter des reversements d’autres clients tiers escroqués aussi, histoire de patienter en attendant les œufs d’or de la poule et les rendements des placements miraculeux.
Assez cons pour croire aux achats immobiliers de rêve… et de fantasmes.
Assez cons pour accepter l’amitié du voleur, ses discours, ses cadeaux, des voyages en Australie.
Des couillons se croyant sans doute moins cons que nous qui passons par des banques et des notaires connus et qui plaçons nos petites économies à 1, 2 ou 3% sur un compte-épargne ou sur des livrets pour les enfants, honnêtement.
Parce-que, franchement, ces cons qui balancent des dizaines de millions au black ou en liquide au premier bandit venu, est-ce que c’est très très honnête ça ? Est-ce que c’est de l’argent déclaré, imposé ? Est-ce que ça serait pas un peu du blanchiment des fois ? La conscience des couillonnés semblait peu tranquille puisque ils avaient besoin de l’évocation de l’amitié d’un procureur pour être rassuré, sans se poser davantage de questions. La bêtise et la malhonnêteté font très bon ménage, et cette union est même fréquente, que ce soit chez un particulier, chez un élu ou chez un gérant de société.
Mais de tout ça, les médias n’en parlent pas, jamais.
Tant qu’il y aura des cons il y aura des escrocs.

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VENDREDI 8 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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La nature tiédit, bruisse, bourdonne, bouillonne, germine, fleurit, embaume. L’été est déjà presque là.

L’idée qui a germé aussi dans la grosse tête des Républicains Calédoniens, le boys band politique du MEDEF, c’est d’envoyer la fille Lafleur contre le soldat Frogier au tournoi des sénatoriales calédoniennes. C’est pas con. Le choc de l’écuyère Isabelle contre le vieux chevalier Pierrot dans sa trop grande armure rouillée promet d’être intéressant. Les grands électeurs RUMP, bien souvent aussi vieux grognards du RPCR, potentiellement troublés par l’absence et l’obsolescence de leur président-sénateur (on va dire ça comme ça), perturbés par son remariage étrange avec l’ennemi héréditaire Gomès et probablement séduits par le retour de la dynastie de Ouaco et de la légende de Jacquot-le-Grand peuvent fort bien avoir envie de casser du Frogier et de promouvoir la belle Isa en douce, ni vu ni connu dans le secret de l’isoloir au Haussariat. Ce serait une insoumission méritoire, un sursaut de dignité. Dans ce cas-là il faudra qu’ils gardent bonne contenance pendant la journée du vote puisque la garde et les cerbères du RUMP vont les garder prisonniers à la Permanence entre le tour du matin et celui de l’après-midi, repas fourni, histoire de pas les perdre dans la nature et leur voix avec. Ils devront avoir l’air fidèles, enjoués, triomphants, genre « T’inquiète pas Pierre, c’est dans la poche, t’as déjà gagné, t’es le meilleur, tu vas les enfoncer ces enfoirés de… (insultes ordurières obligées), tout en pensant avec une jubilation intérieure et impérative secrète à leur vote anti-Frogier imminent. Ça sent le vécu ? Oui !

Les journalistes du club de la presse de RFO de ce midi toujours aussi nuls. Sur la proposition d’un référendum fixé au 7 octobre 2018 lancée par Sonia Backes, il y en a une, de Caledonia, qui n’a trouvé à dire que « Ça, c’est pour exister » et l’autre, de NC1, « Ça changera rien ». Seul Poisson le rédac-chef des Nouvelles a un peu relevé le niveau en signalant que cette démarche correspondrait à une initiative du pays, du congrès, et non à une attente passive des élus locaux jusqu’à ce que l’État leur impose sa date. C’est vrai.

Quelle mouche a piqué Le Chien bleu ?! Il attaque le pouvoir local sur les moustiques, sur la CAFAT, sur l’APICAN et sur sa lâche démission face à la tyrannie de Vale et au sacrifice imposé de Martine Cornaille livrée au géant vorace. Pas tendre le toutou avec son Gomès pour une fois ! Même dans la dernière page consacrée aux traditionnels montages photos, les têtes de turc ne sont pratiquement que des élus de CE !… Mais porque , why, warum, pourquoi ???!!! Le remariage du député ensemble avec le sénateur de ce RUMP-RPCR qui avait fait tant de misères au Chien Blue naguère n’y serait pas pour quelque chose ? On se souvient des déceptions et des revirements de Squillario…
En tout cas le Dutailly il a dutaillé un sacré costard au monde agricole local dans sa page 3 ! Combines, subventions, indemnisations, gouvernances solitaires, décisions arbitraires, incohérences et insuffisances en tous genres, clientélisme, petit ministre à la botte, chambre des comptes horrifiée… C’est bien le seul journaliste à oser faire ça, tant ce monde tabou est épargné et protégé comme… une vache sacrée !

Tweets :

@LOSSERVATORECAL
La #Calédonie aura au moins gagné une chemise à fleurs dans cette histoire de forum des îles, mais ira-t-elle encore au prochain président du gouv ?

@LOSSERVATORECAL
L’Apican, la Cama, l’Erpa et les taxes remplissent le tonneau des Danaïdes de l’agriculture calédonienne.

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SAMEDI 9 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Le Club politique de RRB, la radio qui sent le vieux linoléum et la carpette, rassemble chaque semaine ce qui se fait de mieux en Nouvelle-Calédonie en matière, grise, de cerveaux, de clairvoyance sincère, d’audace intellectuelle : Ismet Kurtovitch, Bernard Deladrière, Luc Steinmetz, Patrice Jean, Jean Paul Caillard, Frédéric Angleviel, Annie Beustes. De la pure matière bien grise traitée anti-reflets, anti-lumières, anti-rayons éblouissants, pénombre apaisante et clair-obscur assoupissant garantis en fin d’après-midi le vendredi.
Mais pourquoi la mythique radio ReuReuBœufs s’entête-t-elle à vouloir mêler le vilain petit canard Louis-José Barbançon à ce superbe aréopage de génies sans bouillir ?!
Alors que tous s’étranglent devant l’insolence des minoritaires Républicains Calédoniens au gouvernement, Barbançon ose nous parler de « torts partagés », d’un « intérêt supérieur du pays » qui ne correspond pas à un Germain président, de la collégialité d’un gouvernement qui pourrait discuter avec les représentants de 15 000 électeurs sans les rejeter pour crime de minorité, de la version officielle et médiatique d’une Sonia Backes rejetant Germain mais qui tait celle d’un Gomes rejetant Backes et toute discussion avec elle, d’une « communauté de vue » récente entre les Rumpies de la plateforme et Backes, d’un « déversement de flatteries » de la plateforme vers les cinq indépendantistes pour en débaucher au moins un, de la logique qu’il y aurait pour le groupe Backes de faire voter pour un président indépendantiste plutôt que pour « l’homme le plus néfaste pour la Nouvelle-Calédonie », de la nullité des LR de Wauquiez et de l’exclusivité des Insoumis comme uniques opposants, de l’habileté du gouvernement central, de l’incohérence des roquets aboyant contre Macron.
Comble de l’impudence, Barbançon parle de « simplisme » à propos des analyses de ses camarades du vendredi !
Ce ne sont pas des simplets quand même !!!
Quoique…

Si notre référendum se passe le dimanche 7 octobre 2018, à la saint Auguste, il nous reste combien de jours à commenter avant avant de D-Day dans notre Independence Days Diary, avec notre sauvage esprit d’indépendance et notre farouche indépendance par rapport aux partis et aux politicards ? 394 jours, si mes calculs astronomiques sont bons, et si on inclut ce samedi 9 septembre 2017 et le dimanche 7 octobre de l’an de grâce 2018.
Trois cent quatre vingt quatorze days devant nous ! On peut en faire des choses encore !
c’est sympa de la part des Républicains Calédoniens de nous donner de la lisibilité et l’occasion de nous organiser.

Parce-que si on attend les autres c’est moins clair, beaucoup moins clair. Des États Généraux par ci, de l’état associé ou fédéré par là, du forum des états insulaires par ci, du forum des états du Fer de lance par là. Un état caldokanaky proche de l’Ohio en résumé, mais sans trop de référendum.
Ceci dit faut pas trop s’en faire parce qu’apparemment notre avenir se discute davantage dans les loges, discrètement entre frères, et dans les « Tenues blanches fermées » que dans les assemblées élues, que dans des meetings populaires ou que sur des plateaux de télé.
Où est-ce que je pourrais m’acheter une « tenue blanche fermée » moi aussi ? À Carrefour ? En ville chez les Chinois ?
Quoiqu’avec l’été qui arrive je risque d’avoir chaud, je préfère les trucs ouverts finalement…
Bizarre quand même ces tenues blanches, c’est salissant, surtout quand on fait des trucs pas propres ! Non ?

TATTOO POUR (PAS) PLAIRE… Le billet de Patrick Besson c’est ce que je lis en premier dans Le Point le jeudi, le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy est ce que je lis en dernier, ou plutôt pas du tout, juste un coup d’œil au titre une fois arrivé à la fin du journal.
Cette semaine c’est Besson tatouage. Féroce ! Et toujours en douceur.
Un esprit libre le Besson, et caustique, ça va de pair, sans être petit ou méchant, puisqu’il faut bien un peu d’acide et d’humour pour libérer et dissoudre les liens de la bêtise.
Pour ce qui est de la bêtise il semble bien que chez les adultes la prolongation largement collective du stade infantile des vignettes à tatouer Malabar, que j’ai vécu vers les neuf dix ans, soit de plus en plus contagieuse, répandue et partagée et connaisse même une croissance exponentielle, particulièrement en Calédonie…
Montre-moi ta peau, je te dirai ton niveau.

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DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Je m’attendais à commencer ma nuit beaucoup plus tôt en écoutant Gérard Poadja en ce dimanche soir tant j’avais des souvenirs de la puissance soporifique de Gégé, et bah non, j’ai été agréablement surpris. Une bonne prestation. Un type carré, simple et sincère. Un type solide avec de la personnalité et de l’aisance aussi, pas l’élu de service, pas à la botte et pas vraiment politicard. Juste kanak, coutumier, non indépendantistes et du Nord, c’est tout, mais c’est pas si facile, qu’il a dit. Pas mal un parlementaire comme ça à Paris.
Il a dit qu’il voulait que la Calédonie reste dans la République et c’est tout, et à la bêtise des délires sur l’état associé ou fédéré partagés par les débiles du RUMP et du MPC et même par certains de son parti, il a dit simplement qu’on se gouvernait déjà nous-mêmes et qu’il fallait rester dans cette situation, et c’est tout.
Bien !
Juste un conseil Gérard : dis bien à tous tes plateformistes de pas toucher à la question du référendum, car ça les démange ces galeux-là, et puis laisse tomber le cinéma des états généraux à Frogier, c’est juste… du cinéma.
Sinon, un couple Poadja-Isabelle Lafleur au Sénat ça serait plus joli que celui que le deal électotal de Gomès et de la plateforme t’impose en te collant Frogier dans les pattes, celui qui t’a pourri la vie en 2008 et 2009 en te volant ta victoire aux primaires internes du Rassemblement pour désigner la tête de liste dans le Nord aux élections provinciales du 10 mai 2009. Tu t’en souviens ?
Grands électeurs à vos stylos…

Wallis a eu droit toute la semaine à la visite officielle d’un secrétaire d’État, un jeune macronistre surdoué attaché au ministère de Hulot. Une reconnaissance forte, une très joli visite, une très belle île. Normal aussi, à Wallis on a voté Macron plutôt que Le Pen…

À propos du FN, la blonde valkyrie essaie de revenir sous les projecteurs et devant les micros : nul ! Ça marche plus, ça embraye pas, ça mouline, elle parle dans le vide, elle rabâche ses haines, les immigrés, l’Europe, la mondialisation, le capital, Macron… On n’écoute plus, c’est bidon, c’est usé, périmé. Depuis qu’elle a révélé son vide intérieur et son insuffisance intellectuelle lors du grand débat et l’insondable incompétence de tout son parti en matière d’économie, c’est fini.

Pasco et nos rois de l’agriculture ont trouvé un truc pour écouler leur daube si expensive et ils l’on affiché sur une bâche de 50m2 sur la façade de leur Chambre, peut-être même au-dessus de leur lit : 95% des produits locaux sont clean et sans pesticides ou presque et seulement 63% des produits importés sont propres eux. Ce qui veut dire que 37% des importations agricole et bah c’est du poison.
Violent comme pub ! Sinon, pour leur bâche de 50m2, ils ont eu aussi, et encore, une subvention ?…

Francophonie et francofolies à fond pendant trois jours. Pas mal pour un pays qui ne voudrait plus de la France selon certains. De la Bourdonnaye a pourtant bêtement rapporté et dénoncé Youssoufa au journal de ce soir, comme un surveillant général aigri, pour son retard en ce dimanche dû à une balade en mer. Petit et mesquin.
Comme tous les Machins Première de l’ex RFO, NC 1ère va devoir changer de nom à la suite du procès perdu contre la chaîne Paris Première à qui France Télévisions avait piqué le nom sans vergogne.
On leur donne des idées ? Air et faux, NC Dernière, NCTNul, TéléCacal ?

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SI LE PARADIS C’EST IMPECCABLE ET CLEAN COMME UNE CUISINE MOBALPA…
(Caledonia Stories)

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Si le paradis c’est impeccable et clean comme une cuisine Mobalpa, je n’en veux pas.

S’il n’y a pas d’odeurs de friture, de miettes, de livres entassés et de taches de vin, très peu pour moi.

Si vraiment on veut me filer un au-delà, je veux y retrouver les choses que j’aime, avec leur usure et leurs brèches, et ceux que j’aimais, avec leur chair, leurs défauts et leurs rides.

Là-bas je veux aussi des gens que je n’aime pas et qui ne m’aiment pas, avoir mal, et puis guérir, faire des bêtises et puis regretter, avoir peur et puis rire, rêver et puis jouer, sinon je ne prends pas.

Là-haut, je veux encore des matins et des soirs, des printemps et des automnes, de la jeunesse et de la vieillesse, des débuts et des fins, de la vie et de la mort, sinon je n’en veux pas de l’éternité.

Si tout est parfait pour toujours au ciel, sans espoirs et sans déceptions, sans pleurs et sans consolations, sans mystère et sans quête, sans échec et sans conquête, je n’en veux pas du ciel.

Si le paradis c’est impeccable et clean comme une cuisine Mobalpa, c’est pire que l’enfer le paradis.

Si le paradis c’est impeccable et clean comme une cuisine Mobalpa, j’aime autant rien, et vivre une seule fois c’est bien.

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DANS UNE MAISON
(Caledonia Stories)

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Dans une maison, une vraie maison, genre grande, genre ancienne, genre une histoire, avec des gens, des animaux, un terrain, des arbres, des plantes, un jardin, un chemin, des bâtiments, des recoins, dans une maison on passe sa vie, on passe son temps à lutter contre le temps, à lutter contre la vie, la vie virulente et violente, qui fait pousser la vie dans tous les sens, qui inonde, qui se dresse, qui s’impose, qui se multiplie, qui grouille, qui envahit, qui recouvre, qui déborde, qui est fière, qui exagère.

Dans une maison, genre grande, genre ancienne, avec des gens, des animaux, un terrain, on passe sa vie et son temps à lutter contre le temps, à lutter contre la mort, la mort trop pressée, qui fait tout vieillir, tout partir, tout mourir, qui écaille, qui rouille, qui use, qui décolore, qui grise, qui blanchit, qui noircit, qui déforme, qui tord, qui décompose, qui pourrit, qui casse, qui casse tout, les branches, les planches, les bêtes, les gens.

Dans une maison, on passe sa vie à lutter contre la vie, contre d’autres vies, à tailler, à tondre, à lisser, à dresser, à redresser, à régler, à soutenir, à tutorer, à endiguer, à raisonner les assauts virulents des herbes et de la jeunesse, des étés et des folies, de la verdure et des racines, des feuillages et des mousses, des petits et des portées, des fleurs qui explosent et des fruits qui pèsent et qui tombent.

Dans une maison, on passe son temps à lutter contre le temps, contre l’automne et les feuilles mortes, contre la déchéance et l’agonie, contre l’usure et les pluies froides, à réparer, à colmater, à peindre, à repeindre, à rajeunir, à ranger, à arranger, à remettre, à remplacer, à protéger des murs, à rafraichir des peintures, à soigner des plaies, à masquer des trous, à boucher des absences.

Et puis doucement, dans une maison, genre grande, genre ancienne, genre une histoire, une histoire ancienne, on laisse, on lâche, on renonce, et petit à petit on laisse la part du temps, la part au temps, le temps au temps, on laisse du champ au temps, du temps aux champs, un coin où l’on ne va plus, qu’on avait tellement soigné, où les herbes folles ont gagné, où c’est mouillé et boueux, où les troncs penchent et s’affaissent, tant pis on laisse, une cabane qu’on ne répare plus, qu’on avait tellement arrangée, montrée, dont le toit se perce et s’écroule, où les choses trempent et moisissent, où les souvenirs sèchent et tombent au sol dans la poussière et la terre, c’est comme ça, un grenier où l’on ne monte plus, où l’on a oublié les objets, et ceux qui les y avaient mis, c’est la vie, un portail rouillé et moussu qu’on a condamné à jamais, une armoire qu’on a peu à peu cessé de ranger, qu’on ne range plus, qu’on ne peut plus ouvrir tant tout ce qu’on y a entassé sans rien oser jeter en déforme et coince les portes, qu’on ne veut plus ouvrir, tant tout ce qu’on y a entassé ne parle plus, n’intéresse plus, tant on ne veut pas souffrir en rouvrant ces instants disparus, ce passé entassé et enfoui, c’est fini.

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AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ
(Caledonia Stories)

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« Être un homme, c’est bien. Mais il y a encore mieux : être humain. »
Jules Romains

Ce qui est désolant dans cette « Terre-de-Paroles-Terre-de-Partage » qu’on veut nous imposer c’est qu’entre ses deux cent cinquante mille habitants il y a vraiment du partage libre et de la parole spontanée mais que quelques dizaines, à peine quelques centaines d’ahuris et de tordus font tout pour dénaturer, dévoyer et exploiter cette parole libre et ce partage naturel, pour les enfermer dans des carcans collectifs et communautaires artificiels, hypocrites et faux, pour leur profit privé et pour leur maintien au pouvoir.

Qui n’a jamais été enchanté au moins une fois par une rencontre impromptue et par un échange ouvert et confiant, au détour d’une situation imprévue, d’une invitation, d’une fête, d’un travail, avec un « autre », si lointain par l’Histoire, si proche par l’humanité. Là est la sincérité, là est l’émerveillement, là est le bonheur. Pas dans ces cérémonies préfabriquées, pas dans ces foires commerciales, pas dans ces équipes décérébrées, pas dans ces palabres convenus et obligés, pas dans ces gestes insignifiants, pas dans ces levers de drapeaux opportunistes et dictés.

Les hommes parlent aux hommes dans cette terre, les hommes partagent avec les hommes, quotidiennement, pas les groupes, pas les communautés, pas les clans. Mais les groupes et les clans sont tellement plus faciles à manœuvrer que les hommes. Alors les ahuris et les tordus s’acharnent à les enfermer dans des clans, dans des partis, dans des cultures, dans des coutumes, dans des histoires, dans des identités.

L’homme a toujours été plus dur à gérer que les masses par les manipulateurs et les despotes.

Foin des discours victimaires des descendants de déportés et de colonisés, foin des postures collectives d’assiégés des uns et des autres, des uns par les autres ! Les filles et les garçons se mêlent et se sont toujours mêlés sur cette terre. Des hommes arrivent, des hommes partent, et sont toujours arrivés et sont toujours partis. Le pays inspire et respire comme tous les pays et mourra s’il cesse de le faire.

Ce qui est désolant dans cette « Terre-de-Paroles-Terre-de-Partage » c’est qu’entre ses deux cent cinquante mille habitants il y a vraiment du partage entre les individus et de la parole entre les personnes mais que les despotes et les manipulateurs, les partis et les partisans, les meneurs de bandes et les bandes de meneurs veulent l’encadrer, le conditionner, le formater, l’assécher, le scléroser et le capturer pour un cloisonnement des gens et pour davantage d’aisance à les manipuler ainsi communautarisés.

Qui a pratiqué cet odieux électoralisme communautaire depuis des décennies ? Tous ! Tous les partis. Tous sans exception, au mépris des valeurs les plus élémentaires de l’humanisme. Tous ! Y compris ceux qui ont accepté ou imposé cet indigne recensement racial rabaissant notre peuple en cheptel à compter et en bovidés divers à distinguer. Tous les leaders, tous les chefs, pour assurer leur leadership et leur chefferie, manipulant les hommes comme des ingrédients, comme des tubes de peinture, pour faire leur cuisine électorale, pour doser les coloris de leurs listes hypocrites.

Et pourtant les hommes, les individus et les personnes, en cachette de leurs caïds, se parlent et partagent sur cette terre, depuis toujours, et ils pourraient le faire pour longtemps encore, pour plus d’un million d’années, comme a dit Nino, et toujours en été, si seulement…

Aux gens de cette terre, aux femmes et aux hommes de bonne volonté, aux individus et aux personnes, à leurs libres paroles et à leurs libres partages, loin des catéchismes et des faux pasteurs, bonne Calédonie ! Et bonne résistance en hommes libres aux mauvais bergers qui veulent toujours les transformer en troupeaux et en obligés pour mieux les tondre et les consommer.

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MERCREDI 13 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Vivre cette année comme si c’était la dernière. Faire ce qu’on a envie. Réaliser ce qu’on rêve. En attendant nos amis politiciens rêvent et réalisent peu. Les politiciens non indépendantistes se chamaillent éternellement selon des cycles comparables aux éternels retours cosmiques des phénomènes et des comètes. On se traite de félon, de monarque, de monseigneur, de dictateur, la classe ! Les sénateurs coutumiers se querellent à leur train de sénateur, comme la tortue.
Le rythme de leurs travaux et la vitesse de la résolution de leurs problèmes spécifiques est comparable à l’aventure de la « Mission Titan » dans laquelle de très patients scientifiques se sont lancés dès 1984 pour envoyer un module sur Titan, satellite de Saturne, la sonde Cassini-Huygens. L’ultime plongeon, la grande finale de la sonde Cassini qui a fourni des milliers de photos et d’observations du système de Saturne, après une élaboration, un voyage et une existence et 33 ans ! va être une désintégration programmée entre les anneaux de Saturne sous l’effet de la vitesse et des forces de frictions, comme un météorite qui entre dans l’atmosphère. Un événement historique qui sera retransmis en direct le 15 septembre 2017 de 11h00 à 14h30 de la Cité des sciences et de l’industrie. Le documentaire  » À LA CONQUÊTE DE TITAN » sera diffusé le Mardi 12 septembre à 20h50 sur France 5.
La vie de la sonde Cassini aura donc été contemporaine du grand voyage indépendantiste calédonien entre 1984 et aujourd’hui. Il faut laisser du temps au temps dans la coutume comme au Congrès. Dans quelle atmosphère finira la longue trajectoire de notre vaisseau caldokanaky ?

Très belle journée de septembre, de l’aube jusqu’à ce soir. Réglage parfait de la température, Zéphir idéal, transparence cristalline de l’air. Sur le route du retour entre mer et mangrove, vers seize dix-sept heures, l’image est incroyablement nette, mise au point impeccable sur les collines de Yahoué et de la Conception, c’est clair, c’est vert, c’est doré, c’est taillé, c’est précis, c’est piqué comme du Nikon.

Île bénie des dieux que la nôtre, dirait-on parfois, davantage en tout cas que Saint Barth et Saint Martin. Grande pitié et grande empathie pour ces victimes des vents fous que nous connaissons aussi quelquefois. Mais malaise en même temps, malaise devant ces gens en rage accusant et accablant de leurs misères un président bouc émissaire qui ne commande pourtant ni les ouragans ni les flots déchainés. Même les journalistes et les politiciens, justement qualifiés de charognards par notre quotidien local, se mêlent à cette exploitation des souffrances et à cette curée vindicative contre le pouvoir en place. Comme les perdants des dernières élections, la CGT, Mélenchon, Le Pen, Vauqiez se réjouiraient comme des charognards d’une tourmente économique, politique et sociale qui balaierait les efforts de redressement de la France entrepris par le gouvernement actuel. Malaise aussi devant ces hordes de voleurs et d’agresseurs exploitant et amplifiant le malheur des sinistrés. Que se passe-t-il donc d’ordinaire dans ces îles-là, pourtant prospères et privillégiées, pour qu’un tel désastre engendre cette immoralité, cette haine, ce cynisme et ces pillages sauvages et non les gestes de solidarité et les actes d’entraide que nous connaissons habituellement en Nouvelle-Calédonie après les cyclones ?

« Le président Emmanuel Macron a estimé ce mardi 12 septembre qu’il n’était « pas normal » qu’il y ait « autant d’armes en circulation » sur Saint-Martin, souhaitant « désarmer » l’île antillaise ravagée par l’ouragan Irma. « Il y a un problème endémique dans l’île, qui préexiste à la crise, ce sont les armes », a affirmé le chef de l’Etat lors d’un point presse à Marigot. « Je souhaite qu’au bénéfice de cette crise, on puisse désarmer l’île. Il n’est pas normal que dans une île comme celle-ci, il y ait autant d’armes en circulation », a-t-il ajouté. »
Et les armes qui pullulent en Calédonie, autant que d’habitants, jusqu’à plus d’une dizaine par famille, c’est « pas un problème endémique dans l’île » aussi ???!!!
Peut-être pas puisque, pour notre député reconduit, cet arsenal délirant c’est juste notre culture, autrement dit notre identité , il paraît, comme il a osé l’affirmé à l’Assemblée pour empêcher que la limitation des armes ne s’applique en Nouvelle-Calédonie.

Donc, selon notre chambre d’agriculture, 95% des produits agricoles calédoniens sont à peu près clean au niveau des pesticides et des engrais. Alors y’a 5% des carottes, tomates, salades, oranges etc… qui sont poison si je comprends bien.
Et bien maintenant quand je vais acheter un kg de fruits et légumes locaux au marché de Ducos (un seul kg parce ce que davantage on peut pas, tellement c’est cher), je vais demander à la marchande qu’elle m’en retire 5%, soit 50 gr. Avec un peu de chance ce sera la partie empoisonnée, non ?

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JEUDI 14 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Qu’on occupe les gamins à courir après une balle ou un ballon, à faire la course, à sauter en l’air, admettons. Que ça continue à l’adolescence et à l’âge où on devient intelligent, c’est déjà un peu limite. Qu’on demeure demeuré même une fois adulte là c’est désolant et même inquiétant, surtout quand cette stagnation infantile est entretenue par des milliards d’argent public.
Les JO Paris 2024 ne m’auront pas tiré la moindre larme de bonheur attendri. C’est dommage en cette période de grande sécheresse.

Le FLNKS fait la tournée des popotes avec ses élus, son programme, son drapeau, son nom de pays et sa propagande pour voter clairement et exclusivement pour l’indépendance à un référendum sans concessions.
Et les autres, ils font quoi les autres ? Euh… ils se traitent mutuellement de félons et de dictateurs

La plateforme à travers les discours de Frogier et Gomes, de leurs porte-paroles et de leur organe médiatique Calédosphère exprime une grande mansuétude et un grand intérêt pour les « solutions Urvoas » d’état associé et d’état fédéré. Et bien voilà, voilà ce qui se discute et ce qui se prépare dans les loges de nos frères politiques.

La plateforme, ou groupe des quatre, a quand même un peu piqué l’idée et l’initiative d’une permanence d’aide aux électeurs sinistrés qu’avaient lancées Virginie Ruffenach et Sonia Backes à l’époque où elles étaient copines.

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VENDREDI 15 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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https://www.youtube.com/watch?v=Z61u0PVrvAY Ce reportage de Tristan Waleckx et Matthieu Renier sur Vincent Bolloré, le beau-frère de notre grand pharmacien local, a été diffusé en 2016 dans l’émission « Complément d’enquête » sur France 2, et a été récompensé par le prix Albert-Londres dans la catégorie télévision, mardi 4 juillet 2017.
Inutile de dire la haine déclenchée alors contre France 2 chez Vincent, celui que le milieu a surnommé le « petit prince du cash flow ».
Cette rage contre France 2 a resurgi hier dans la bouche de Hanouna qui a insulté pendant 10 minutes France Télévisions et sa directrice Delphine Ernotte à TPMP, sur D8, du groupe Canal, propriété de Bolloré…
Il n’y a que la télé publique qui puisse commander et diffuser de telles révélations, puisque pratiquement tous les autres médias de France sont aux mains de Bouygues et Bolloré.
Un reportage à écouter ou réécouter en entier. Pathétique de voir la servilité et la complicité de gens de qualité comme Philippe Labro et de vieux ex rebelles comme les gens de Canal Plus.
On achète tout !…
Bien sûr la trajectoire et la sulfureuse saga de Vincent Bolloré c’est la Bretagne, la France et l’Afrique, l’Afrique surtout, et c’est loin, mais ce n’est peut-être pas si loin des pratiques économiques et financière de la Nouvelle-Calédonie. Exploitation, corruption, pression, concentration, despotisme, cynisme, mélange de la politique, de la police, de la justice et du business, récupération de magistrats et de hauts fonctionnaires… Comme un écho…
En 2004, la main basse par les trois bêtes politico-affairistes Leroux-Martin-Martin sur une Calédonie jusqu’ici tenue par un autre rapace politico-affairiste n’est pas sans rappeler l’intelligence intrépide et sans scrupules de Bolloré.
Ce n’est pas vraiment Kanaky qui m’inquiète, c’est plutôt la perspective d’une Calédonie indépendante à l’africaine dans les crocs féroces de trois ou quatre Bolloré…

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SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017 

(Independence Days Diary)

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LA TECTONIQUE POLITIQUE DE LA DROITE CALÉDONIENNE

C’est en septembre… qu’on s’insulte entre politiciens en Calédonie. Non, pas seulement en septembre en fait, et pas seulement en 2017. Mais cette saison d’injures est assez corsée cette année il faut dire : félons, dictateur, petite crapule…

Les observateurs assistent depuis longtemps à ces pugilats, à ces quasi guerres partisanes, sans trop chercher à les analyser et à les comprendre. Essayons !

Ce qui surprend au premier examen objectif du phénomène c’est que tous les hommes et toutes les femmes politiques de la droite calédonienne ne sont pas plus gentils ni plus méchants les uns que les autres, pas plus pourris, voleurs, menteurs et cyniques, les uns que les autres. Ils sont souvent même aussi sympas les uns que les autres, malgré tout. Tous pareils en fait, clonés, frères et sœurs, génétiquement compatibles, interchangeables. Ils baignent tous dans la même soupe politique depuis des décennies, même addiction au pouvoir, à la gloriole et aux avantages, même absence de convictions, de lucidité et d’anticipation, même clientélisme et même démagogie, mêmes lobbies, même mélange des genres entre politique, administration et affaires, même libertés prises avec la morale politique, la déontologie et la probité, même tourisme politique continuel et même perpétuel adultère électoral de parti en parti.

Un spectacle globalement désolant et révulsant, sauf pour ceux qui sont les obligés et les protégés de ces politiciens, ces débiteurs et redevables constituant le gros des partis, mais qui ne doit pourtant pas nous interdire l’analyse.

Depuis la nuit des temps politiques calédoniens, la droite du pays s’y divise et s’y subdivise, depuis les années soixante au moins, qui virent la première faille tectonique entre l’UC, de centre droit à l’époque, et un grand marécage droitier appelé Union Démocratique. Entre parenthèses, il est amusant de se rappeler que le Rassemblement Calédonien de Henri Lafleur, l’essentiel de l’UD, représentant les milieux d’affaires, les propriétaires indépendants de mines et les gros éleveurs de brousse, ancêtre du RPC et du RUMP, s’était baptisé « Rascal » ! Ça ne s’invente pas…

Après, de 1962 à aujourd’hui, septembre 2017, le listing des cassures, unions, subductions, séismes, volcans de la droite locale ferait mal à la tête même à une poupée de celluloïd, RPCR, FNSC, UNCT, AE, CE, MRC, MPC, UCF… sonnant comme autant de noms de batailles gagnées ou perdues sur les champs de batailles politiques réactionnaires du Caillou.
Mais ces migraines sont inutiles. Trois questions méritent essentiellement d’être posées : Quelle est l’utilité de cette activité, de ces dynamismes et de ces mouvements de la lithosphère politique calédonienne ? Quelle sont les grandes plaques sous-jacentes qui supportent et animent la surface politique visible du pays ? De quoi est constitué le manteau interne dont l’énergie pousse et agit sur ces plaques tectoniques ?

L’énergie interne qui mobilise le tout, c’st simple, c’est évidement l’argent, très alléchant et très abondemment présent depuis longtemps en Nouvelle-Calédonie, le nickel et l’État en étant les principales mines. Ça c’est facile à voir.

Plus délicat est l’identification des grandes plaques socio-économiques qui « supportent » les partis droitiers. Au jour d’aujourd’hui, comme on dit à la radio, la surface politique de la droite locale présente encore deux partis en friction, comme d’habitude : la plateforme et les Républicains Calédoniens. Comme d’habitude, quasiment aucune différence entre eux. Comme d’habitude, ils ont fréquenté et fréquentent tous la même maison de rendez-vous de la droite. Comme d’habitude, ils y font tous la même chose. Mais comme d’habitude, ils y font leur affaire et leurs affaires chacun d’un côté et de l’autre d’une faille qui coupe leur hôtel en deux. Une faille facile à sauter si on veut aller faire des choses avec les autres, comme d’habitude. Une faille qui s’écarte entre deux plaques profondes et invisibles que des histoires de plaques, de bâtons, de flouze, de money, d’argent séparent, comme d’habitude.

Quelques carottes et prélèvements dans la plaque des Républicains Calédoniens nous révèlent un sous-sol aurifère riche, une origine coloniale très ancienne et une texture d’extrême droite dense et dure. Donc, sans métaphore, du très lourd avec Lafleur, Leroux et le MEDEF et du très pionnier certifié, garanti, tamponné avec Blaise et Martin.

La plaque de la plateforme montre beaucoup plus de souplesse et d’adaptabilité, plus neuve, plus élastique, truffée de pépites plus petites mais plus nombreuses. Le monde des petites et moyennes entreprises, avec leurs satellites associatifs et leurs lunes syndicales, monnayant leur soutien contre quotas et protections, CPME, FINC et classes moyennes.
Deux plaques continentales en mouvement et en rivalité depuis plus de soixante ans donc, l’actualité nous le démontre encore. La guerre de cent ans de l’or dur contre l’or mou, dont la guéguerre actuelle Backes-Gomes n’est que que le dernier avatar.

Quel est alors l’utilité d’un tel sempiternel affrontement apparemment absurde quand une union sacrée pour le profit semblerait plus logique ? C’est l’énergie interne générée pour la classe politique par cette polarité , comme c’est le cas en physique pour toute polarisation dans un système, et c’est la motivation électrique du peuple ainsi magnétisé, aimanté et mis au service des politiciens et de leurs bases économiques. Sans cette légende politique, sans le récit mythique des « bons » et des « méchants » politiciens, des « félons » et des « dictateurs », les gens n’iraient plus dans les meetings et ne voteraient même plus. Qui sait, ils se révolteraient même peut-être ?…

Tant que cette tectonique et ce jeu de rôles entre clones politiques et économiques se passe dans le cadre de la République, pourtant désormais bien lâche, les chocs et les cassures sont limités, les dominations et les subductions alternent et sont temporaires. Si la France s’efface et qu’un Bolloré local s’approprie l’indépendance et le pouvoir comme Bolloré l’a fait très brillamment en Afrique, ce jeu sera alors beaucoup moins drôle…

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LUNDI 18 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Avec nos prestidigitateurs locaux et nos magiciennes territoriales, le festival international de magie de Guy Raguin peut aller se rhabiller !

Cueillir quelques fleurs du pied de pamplemousse et les mettre dans la maison c’est céleste. Ceux qui ne sont pas en odeur de sainteté auprès de l’opinion ou de la justice devraient s’en mettre chaque jour à l’oreille.

C’est l’ouverture officielle de la deux mille dix septième édition de l’été.

À propos de justice, poser une question du genre « Les élus utilisent-ils leur mandat pour s’enrichir ? » c’est comme poser une question du genre « Trouve-t-on de la viande dans une boucherie ? ».

Étrange reportage que celui de NC1ère hier soir sur le « référendum Pons » du 13 septembre 1987. Copieuse propagande contre le référendum, contre l’expression populaire et contre la démocratie. Alors que ce médias ne fait jamais d’analyse ni d’Histoire, on a eu droit là à une copieuse propagande avec force archives émouvantes contre le référendum, tous les référendums amenant la guerre bien sûr, selon l’évangile du Mont-Coffyn. C’est Frogier qui a dû être content ! « Allo RFO ? Trop bien ! Vous m’en remettrez une couche comme ça tous les dimanches ! Essayez aussi de caser « troisième solution » et « états généraux » dedans la prochaine fois. Merci. »

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MARDI 19 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)
Petite contribution au puissant concept identitaire et au magnifique projet culturel de Edouard Leoni !

https://www.facebook.com/dailydiarist/videos/1507775952644548/

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JEUDI 21 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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 » Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux / Regardez-les s’envoler c’est beau / Les enfants si vous voyez / Des p’tits oiseaux prisonniers / Ouvrez-leur la porte vers la liberté  »
Envie d’écouter Pierre Perret des fois, souvent… Quand je vois des gens dans les avions d’Aircalin, dans un stade de foot, dans des télés réalité, dans une élection de miss dinde, dans un meeting politique…Mais après tout, les p’tits oiseaux, ils sont peut-être heureux comme ça, en arnaqués, en hooligans, en crétins, en dindes, en Cage Ensemble…

Les boites qui viennent à Nouméa pour vendre de l’immobilier en Thaïlande ou en Nouvelle-Zélande, après « l’escroc à un milliard », et pendant notre économie et notre immobilier au point mort, ça prouve deux choses : que les pigeons pigeonnés adorent se faire encore pigeonner, que le pigeon préfère soutenir l’étranger que de construire son propre pays.

#LePigeonEstUneSaleBête

Si j’étais complètement cron j’écrirais aussi des trucs contre Macon, comme les crons de « Les Français contre Macon » sur FB.

Je ne comprends pas pourquoi les électeurs calédoniens de Marine Le Pen n’adhèrent pas aussi à 100% au FLNKS : c’est le même repli nombriliste et c’est surtout la même nullité crasse en économie.

Les mutins de la Bounty municipale de Bourail, qui veulent mettre une nouvelle califette à la place de la califette, devraient être moins dur avec Brigitte El Arbi. Parmi tous les projets-phares annoncés, elle en a au moins réalisé deux : l’élagage et le débroussaillage ! Sans oublier la montée du drapeau Kanaky sur la mairie…

Le Foire de Koumac s’entête encore à faire une élection de « missettes » pour amuser les grands et grandes imbéciles et pour flatter la stupide vanité de certaines « mères ». Alors que ces concours de mini-miss sont strictement interdit en métropole ! Organiser un concours de beauté pour des enfants de moins de 13 ans est désormais condamnable en France. L’Assemblée nationale et le Sénat ont voté en 2014 l’interdiction des concours de «mini-miss» aux moins de 13 ans. L’article 17 ter, qui prévoit aussi une obligation d’autorisation préalable pour des concours de beauté avec des enfants de 13 à 16 ans, stipule que les contrevenants s’exposeront à une amende de 1 500 euros et, en cas de récidive, de 3 000 euros.
Que les grandes dindes se présentent et s’exhibent sur scène comme des charolaises ou des brahmanes c’est leur affaire, elles sont majeures et sont censées avoir un cerveau et être responsables. Mais pas les petites filles !!!
À Koumac la limite entre bétail et humanité est un peu floue pour certains je trouve…

Sarko pensait à devenir président chaque matin en se rasant et en se mirant dans la glace. Les hommes consacrent souvent ce moment dépilatoire à l’introspection en se regardant dans les yeux dans le miroir, en se parlant, en se félicitant, en se critiquant, en se projetant. Pour les femmes c’est plus difficile et plus compliqué…

En septembre 2017, les vieux dinosaures, tyrannosaures et autres vélociraptors manifestent dans les rues contre le jeune Macron. Même les vieux routiers du pouvoir de nuisance veulent bloquer la France avec leurs trente tonnes d’inertie féodale. Décidément l’opposition à Macron c’est Jurassik Park !

Le patron calédonien de la Fédération des Fonctionnaires défend les vigiles qui refusent leur formation et leur agrément. À la Fédé on défend déjà le prochain recrutement lokal des policiers, gendarmes et militaires sur piston, cousinage ou bonne mine ?

Frogier, Santa et leurs amis de la plateforme doivent admirer et envier Mariano Rajoy et le gouvernement central de Madrid qui mettent en taule tous les Catalans qui parlent d’un référendum en Catalogne. Un référendum ?! No mais et puis quoi encore ???!!!

#En2018JeCrotte

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VENDREDI 22 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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Ça ne doit pas être la journée de la justice aujourd’hui, apparemment, peut-être celle du grand pardon plutôt.
Affaire « carte jeunes » : le tribunal annule la procédure ce matin. Après avoir délibéré, le tribunal correctionnel vient de prononcer la nullité de la procédure.

C’est un bonheur de voir désormais la justice, la politique, le business et les finances publiques s’entendre aussi bien et fonctionner dans une si touchante harmonie en Nouvelle-Calédonie.
Enfin… « désormais » c’est une façon de parler.
Avant on s’envoyait des piques, des pépiques, des tuyaux sales, du gros tracfin et des spots de lumière violente à la tête. On se coulait à tour de rôle, c’était l’alternance.
Maintenant c’est une grande plateforme d’entente perpétuelle qui vogue vers l’amour, la paix, la solidarité.

Non, ce n’est pas le radeau / De la Méduse, ce bateau, / Qu’on se le dis’ au fond des ports, / Dis’ au fond des ports, / Il navigue en pèr’ peinard / Sur la grand-mare des canards, / Et s’appelle les Copains d’abord / Les Copains d’abord.

Et dire que Fillon s’est fait lyncher pour deux costards et une Pénélope un peu paresseuse !
Et dire que des esprits chagrins nous promettent l’enfer pour demain avec une Kanaky-République bananière sans foi ni loi !
Demain ?!

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PARTIR UN SOIR DE NOËL
ou LA GRANDE NATION DES OCÉANIENS DE FRANCE
(Caledonia Stories)

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Les océaniens français de France, ils sont des centaines, des milliers, wallisiens, mélanésiens, tahitiens, ils sont militaires, employés, retraités, artisans, fonctionnaires, ils sont en Bretagne, à Paris, dans le Sud, dans les Alpes, depuis dix ans, vingt ans, quarante ans, cinquante ans, ils s’y sont mariés et y ont bâti leur maison et fait leurs enfants, qui ont toutes les couleurs et tous les accents de la grande nation française, qui les a accueillis et les accueille, les aide et les protège comme elle accueille, aide et protège tous ses enfants, d’Océanie ou de Bretagne, sans distinctions, sans restrictions.

Chez les océaniens français de France, quand l’un d’eux s’en va, un soir de Noël quelquefois, un militaire autrefois, à l’heure où l’on attend plutôt l’arrivée d’un enfant dans une crèche et de cadeaux sous un sapin, après toute une vie d’océanien français de France, c’est par la grande nation française qu’il est entouré, sous les drapeaux de ses anciens frères d’armes, avec les prières chrétiennes universelles, dans les chants polynésiens enflammant une fraîche église de granit, parmi des amis bretons émus et emplis aussi de ferveur océanienne et c’est en terre de France, de Bretagne ou d’Aquitaine qu’il descend et choisit de reposer, loin de son île natale mais pour toujours au cœur d’une patrie qu’il sentait et savait sienne, sous toutes les latitudes, et au sein d’une nation qu’il reconnaissait comme sa maison, aussi étendues soient ses fondations et ses racines.

La grande nation des océaniens français de France et de tous les Français, de métropole et du monde entier, elle est une et indivisible et il n’y existe pas plus de petites nations qu’il ne doit exister de divisions au sein d’une famille, de distinctions entre les enfants d’une fratrie, de fractions ou de factions dans une armée. La grande nation des océaniens de France c’est la grande nation de tous les Français, simplement, le destin commun, vraiment, s’exprimant fort par une messe océanienne à Locminé un dimanche, dans la foule d’un enterrement à Saint Avé un matin, c’est la vraie devise partagée, la liberté de partir, revenir, étudier, travailler, s’exprimer partout dans la patrie, l’égalité de tous les Français, de toutes couleurs, d’Océanie et d’ailleurs, devant tous les droits et tous les devoirs de tous les Français, la fraternité entre tous les frères de notre grande nation, qu’ils arrivent, partent ou reviennent, qu’ils naissent, grandissent, vieillissent ou meurent.

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LUNDI 25 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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MERCI PILOTE MERCI PILOTE MERCI !
…sur l’air de « merci chauffeur »

On avait déjà la chance folle en Nouvelle-Calédonie d’avoir la compagnie aérienne à la fois la plus chère et la plus indigente de la Terre.
En prime on a aussi le bonheur d’avoir avec nos pilotes et nos contrôleurs la crème et les privilégiés de l’aviation les plus égoïstes du monde.
Les aiguilleurs et les commandants de AirCanin nous traitent comme des chiens aussi, laissant régulièrement les voyageurs calédoniens en rade, alors qu’ils sont très loin eux de l’indigence, du surbooking et du surmenage.
Les sommets du surréalisme et du grotesque sont atteints quand on apprend que notre « chère » compagnie inscrit exprès un pilote syndiqué, à coup sûr gréviste, sur le planning de vol pour coincer et mécontenter les voyageurs et s’en servir comme arme contre les pilotes, et quand on découvre que nos « chers » pilotes reprochent à leur compagnie de trop embaucher d’administratifs et de trop les payer ! Bonjour l’ambiance…

LA LOINTAINE LUMIÈRE SÉNATORIALE DES ASTRES MORTS DE LA GAUCHE ET DE LA DROITE

Le sénat de ce dimanche 24 septembre c’est comme le ciel. Quand on le regarde on regarde le passé et la lumière d’étoiles déjà mortes.
Quand on observe ce sénat on observe les élections municipales et les grands électeurs d’il y a trois années-lumière, en 2014, quand LREM n’était pas encore née, quand le PS et l’UMP existaient encore.
Ces sénateurs sont la lumière de ces événements lointains et des astres désormais morts de la gauche et de la droite. qui parvient tardivement jusqu’à nous du fond de l’Univers, du fond d’un passé politique obscur et révolu.

Et cette observation astronomique est encore plus cruellement vraie en Nouvelle-Calédonie avec les sénateurs locaux de ce week-end dont le rayonnement provient de galaxies disparues et d’un néant politique distant de plusieurs dizaines d’années-lumière.

CONCOURS DE CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

Hier soir sur RFO les historiens auto-proclamés Luc Steinmetz et Paul Fizin devisaient aimablement sur le 24 septembre en compagnie de Gwen Quéméner et échangeait courtoisement à propos de la Calédonie, de la colonisation, de la décolonisation, de l’Océanie, de la France et des autres.

Le très conservateur rumpies-compatible Steinmetz se lance alors dans un éloge dithyrambique de la colonisation à la française, tellement meilleure et plus belle que les colonisations à la sauce allemande, anglo-saxonne etc…
Jusqu’à ce que le très progressiste consultant culturel et néanmoins malin Fizin lui renvoie dans les gencives qu’en terme de barbarie et de crimes contre l’humanité il ne voyait pas trop l’utilité de faire des comparaisons et des concours et de distribuer des bons points.
Très bien joué Paulo !

Assez ébranlé par ce direct du gauche, le Steinmetz titube et bafouille un instant puis se lance dans une vaseuse dénonciation très faux-Luc de la phrase de Macron sur les colons, ces pieux dispensateurs d’ombres et de lumières… qui ont surtout refoulé les indigènes dans la nuit des fonds de vallées inhabitables !

LES INDIGNÉS D’OFFICE À MI-TEMPS

Dans une Calédonie où tous les habitants ont les mêmes droits et les mêmes devoirs, où le statut civil coutumier peut être librement conservé où quitté sans que cela ne crée la moindre différence en terme de droits et de devoirs civiques par rapport aux habitants de statut civil de droit commun, où la culture, l’Histoire, souvent douloureuse, et la religion sont communes et partagées, toute distinction et toute inégalité de droits entre les uns et les autres ne peuvent s’appuyer que sur des distinctions ethniques, ne peuvent qu’être raciales et racistes et sont donc grotesques et odieuses.

En Algérie par contre, jusqu’à l’indépendance, sous la pression de la caste pied-noir et du lobby algérois, le système colonial et l’apartheid civique furent rageusement conservés. L’inégalité entre européens d’Algérie et Algériens était institutionnalisée en matière d’impôts, de justice pénale, de service militaire, d’accès à la fonction publique, de rémunération dans la fonction publique, en matière d’accès à l’enseignement. Il y avait les « Français musulmans », citoyens de statut local, par opposition aux « Français non-musulmans », citoyens de statut civil.
Le statut de 1947, celui dont on pouvait espérer qu’il ouvrait la voie à une Algérie nouvelle, établissait l’inégalité en matière de droits civiques, puisqu’il instituait deux collèges électoraux, le premier collège( 900 000 européens ) élisait 60 représentants à l’Assemblée algérienne, le second collège ( 9 millions d’indigènes) élisait également 60 représentants à cette même assemblée. La voix d’un électeur du premier collège valait huit voix d’électeurs du deuxième collège. Le lobby colonial et la caste des grands propriétaires terriens, des notables et des détenteurs de grandes fortunes, maîtres des collectivités et des institutions, se sont toujours opposés à toute évolution de cet apartheid jusqu’à la panique finale de la guerre civile.

Rien de tout ça en Nouvelle-Calédonie. Dans une collectivité d’Outre-Mer qui n’est plus depuis longtemps coloniale et où les libertés sont égales, parler de « décolonisation » et traiter les citoyens de façon inégale est un délire, une ruse permanente, une stratégie perverse , un mensonge grossier, un bluff énorme. Un apartheid scandaleux comme tous les apartheids, que ce soit entre Français natifs de Calédonie ou entre Français natifs et Français non natifs de Calédonie, tous aussi français et égaux les uns que les autres.

Les Républicains Calédoniens, eux, sont scandalisés une fois sur deux par l’apartheid. Aujourd’hui ils hurlent comme souvent à l’iniquité et à la forfaiture à propos du récent avis du Conseil d’État sur le corps électoral calédonien, avec traitement différencié des natifs pour l’inscription sur les listes, avec le pathos qu’on leur connait, c’est leur fonds de commerce. Mais hier, en 2015, ces tragédiens professionnels n’ont pas vu, ou voulu voir, qu’il était déjà tout aussi scélérat de larguer les non natifs au profit des natifs, contraints d’apporter des brouettes surréalistes de papiers justificatifs après 30 ans, 40 ans de présence dans le territoire, avec maison, études, boulot, impôts…
On les a moins entendus ce jour-là, les Calédoniens « Républicains » sur ce double apartheid pour ces anciens métros, exclus par les statut coutumier, exclus pas les natifs calédo-calédoniens, vendus par milliers pour que les natifs sauvent leur inscription d’office.
Indignation sélective, à géométrie variable…

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MARDI 26 SEPTEMBRE 2017
(Independence days Diary)

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UNE CERTAINE IDÉE DE LA SÉCURITÉ…

Les arguments des syndicats pour défendre l’accès à n’importe qui n’importe comment au boulot de vigile, ou agent de sécurité, laissent rêveur.

D’abord l’examen est très dur, trop « fait pour la métropole ». Ça ne doit pas être une agrégation de mathématiques quand même ! Si une personne n’a pas assez de jugeote pour un truc qui doit être du niveau du code de la route c’est inquiétant pour la réflexion dont il doit faire preuve en cas de crise dans son travail. Et pour le code de la route !

Ensuite la formation de 20 jours et 100 000 balles est trop chère. À ce compte-là personne ne ferait d’étude en Calédonie et les parents n’enverraient même pas leurs enfants à l’école.

Enfin et plus grave, le casier judiciaire vierge obligatoire est outrancier. Et la Fédération Syndicale des Travailleurs Calédoniens Exploités d’ajouter : « Refuser la carte à quelqu’un parce qu’il a giflé sa femme il y a 6 ans, ce n’est pas normal. »
Même pas peur la FSTCE !!! Il y a des travailleuses calédoniennes exploitées (et giflées) chez eux ?!
Donc pour nos braves syndicats un cogneur de femmes fera très bien l’affaire pour faire régner l’ordre et la paix avec ses 150 kg de muscles et sa force de frappe sous différentes formes…

UNE CERTAINE IDÉE DE LA COLÈRE

Formidable aussi cette avocate qui demande la relaxe pure et simple pour ces 20 caillasseurs et tabasseurs de gendarmes sans remords ni excuses à Yaté parce que 4 ans entre aujourd’hui et les faits c’est trop vieux ! Bonne nouvelle pour les voleurs, violeurs et tueurs ayant fauté il y a 5 ans…

Formidable aussi cette usine qui ne porte même pas plainte pour ses trois milliards de dégâts causés par les 20 énervés précédents. Ça fait combien de millions par casseurs d’engins ça ? En voilà un bon problème à poser dans les écoles aux petits incendiaires, en leur disant bien sûr que leurs dégradations à eux les gamins c’est rien et qu’ils ont encore une marge de progression par rapport à Yaté.

UNE CERTAINE IDÉE DU PATRONAT

Le MEDEF il était fin colère aussi à la télé ce soir, parce qu’il n’y a pas de gouvernement et que toutes les commandes sont bloquées, Sonia pourquoi tu tousses ? Parce que le vrai patronat c’est eux et pas les autres de la CPME à qui le gouvernement passe tout et donne tout, Chérifa pourquoi tu tousses ? Parce qu’on les prend pour des cons dans des réunions et ils iront plus. Parce qu’on a embauché un type ou un truc à 3 ou 4 millions avec notre argent public alors qu’on pouvait avoir la même chose pour 1 ou 2 millions, mais là j’ai pas tout compris et c’est moi qui tousse.

UNE CERTAINE IDÉE DU CORPS ÉLECTORAL

Ce cher Gérard Régnier avait l’air satisfait de la manip de CE et du Conseil constitutionnel sur l’inscription automatique des natifs. Quand un Régnier est content d’un truc dans ce genre je me dis qu’il doit tisser sa toile là Régnier, et qu’on va sûrement se prendre dedans, et qu’avec ça l’UC est appelée à régner !

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MERCREDI 27 SEPTEMBRE 2017
(independence Days Diary)

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DES MILLIONS ET DES MILLIONS POUR TROIS MINUTES À L’ONU…

Mardi prochain, nos très « chers » Wamytan et Yanno vont aller à New-York et vont se faire payer avions en première, hôtels, bouffe, indemnités et plus si affinités pour parler à l’ONU pendant… TROIS MINUTES !!!

En dehors du fait d’aller se déshonorer et de déshonorer la France et la Calédonie, libres et démocratiques, en s’abaissant à rendre des comptes à un « Machin » incapable de faire respecter les droits de l’homme et de la femme dans les trois quarts des pays du monde, dont la Corée du Nord, la Turquie, la Chine etc…

En dehors du fait d’aller se déshonorer et de déshonorer la France et la Calédonie en se faisant juger par les 24 pays d’un comité de décolonisation qui réunit les plus pourris, corrompus et despotiques états de la planète, dont la Chine, le Congo, la Côte d’Ivoire, Cuba, l’Éthiopie, la Russie, Fidji, l’Iraq, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Syrie, l’Iran, le Venezuela etc…

En dehors de tout ça, une question grave se pose sur le quotient que l’on va obtenir en divisant l’ensemble des frais engendrés par la petite escapade de Rocky et Gaël et de leurs copains accompagnateurs à Big Apple, quelques millions au bas mot, par les 3 minutes de leur intervention. Dix millions de CFP, par exemple, divisés par 180 secondes, ça va quand même faire cher la seconde de blabla à la con !

Maintenant, trois minutes de speed dating pour que Rock et Gaël se persuadent qu’ils sont faits pour s’aimer, ça n’a pas de prix !

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VENDREDI 29 SEPTEMBRE 2016
(Independence Days Diary)

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UNE ÉMISSION MORTELLE, DU BLABLA QUI TUE

Y’a pas que la route qui tue en Nouvelle-Calédonie, les éternelles émissions sur la mortalité routière sont encore plus assassines.
Franchement Alexandre Rosada, vous pourriez nous dire le numéro de votre débat d’hier soir ? Le dixième ? Le centième ? Le millième ? Et vous pourriez nous dire l’utilité et les bénéfices de telles émissions ? Zéro ? Zéro plus ? Zéro moins ?

Je pense qu’on est dans les valeurs négatives avec de tels marronniers des médias. Ils ne servent qu’à permettre aux responsables de faire semblant et donc à justifier leur inaction.
Un général abonné aux généralités et apparemment terrifié à l’idée de dire une maladresse qui vexerait les Calédoniens, une ministre qui n’était là que pour dire qu’elle existait, qu’elle s’occupait de tout et qu’il fallait que les gens prennent conscience, un coutumier dont on n’a rien compris sauf que le mépris des règles était de coutume dans son monde mais que ce n’était pas son affaire, une femme témoin qu’on a pris au hasard dans l’annuaire de Boulouparis et qui va mettre des vidéos de méchants sur FaceBook, un FaceBook où Rosada avait promis qu’il irait chercher des questions dérangeantes… bof, bof : flop !

Par contre une experte a brillé par son absence, à moins que Rosada ait perdu son numéro, à moins qu’elle soit déjà portée disparue dans son institution. Oui, en dehors de Monsieur de La Pérouse, a-t-on des nouvelles de Madame de la sécurité routière bombardée l’an dernier en tant que telle au gouv, la chargée de mission des accidents au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, présentée à grand renfort de publicité et d’interventions dans des médias complaisants. Un nom de dessin animé, Heidi, ou Candy, ou Juliette, ou Boucle d’or, ou quelque chose comme ça.
Un petit retour sur son activité eut été le bienvenu Alexandre Rosada. Doit-on envoyer Fortunes de Mer à sa recherche ?
Bah, à sa place, on avait notre ministre, notre petite fille de dessin animé aussi, notre petite sirène, la ministre du cimetière routier qui pianotait dans l’air avec ses mignons petits doigts, qui minaudait avec sa petite voix mignonne, qui souriait en plissant ses petits yeux mignons, sauf quand ils redevenaient globuleux et furax sous le coup d’une question dérangeante de Rosada !

Seul le gars de la prévention routière tenait la route.

Limitation générale à 90km/h partout, 30 et 50 dès qu’il y a risque, radars et caméras partout, amendes lourdes à la hauteur de la métropole, destruction des permis et des véhicules des délinquants routiers (véhicules empruntés ou non), déjà ça…

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SAMEDI 30 SEPTEMBRE 2017
(Independence Days Diary)

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MISS YOU…

Ça (la photo), en France, pour les mini miss de moins de 13 ans dans tous les cas, et sans autorisation préalable pour les 13 à 16 ans, c’est 1500 € d’amende et 3000 € en cas de récidive. Mais bon… est-on encore en France ?
France du respect de la dignité des enfants maltraités dans les stupides concours de foires, France du respect des animaux maltraités dans les foires à cow-boys, France du respect du bon goût contre le mauvais goût américain stupidement copiés dans nos foires à rodéos, fer rouge et missettes, we miss you !

VACHES SACRÉES MÉDIATIQUES ET CULTURELLES

Quand les gens, en privé, font assaut de mauvais goût dans leur maison et sur leur personne, avec leurs sous, pensent de travers et disent n’importe quoi, avec leur entourage, c’est leur affaire, ils ont tout à fait le droit d’être nul, moche et faux.
Quand les médias, les publicitaires, les politiciens, les institutions, les associations nous publient, à nous tous, du nul, du moche et du faux, souvent avec de l’argent public, et même nous bombardent avec dans les émissions, les journaux, les foires, les festivals etc… c’est notre affaire, si on n’est pas des moutons, de dénoncer ces vagues envahissantes de nullité, de mocheté et de fausseté.

LES FANTÔMES DE LA RÉPUBLIQUE

« Elus dès le premier tour de scrutin, Pierre FROGIER et Gérard POADJA porteront ensemble la voix des Calédoniens à la Haute assemblée pendant les six prochaines années »,
nous promet le communiqué du Rassemblement-Les Républicains de Nelle Calédonie…
Si le record d’absentéisme des six dernières années n’est pas égalé ou dépassé. Non ? Sinon le « portage ensemble » de la voix des Calédoniens se fera en pointillés, en pointillés très très très espacés…

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